13.02.2008
La source de Zaghouan: écotourisme pionnier
"L’aqueduc d’Hadrien, long de 132 km, érigé entre 120 et 130 après J.C. pour alimenter Carthage, était flanqué d’un imposant temple dédié aux dieux des eaux et dont les vestiges sont encore visibles, au pied de la montagne de Zaghouan, à la source"Mohammed Labi Bouguerra
Ce dessin est issu de la Géographie Universelle d'Elysée Reclus, ce géographe immense qui fut aussi le rédacteur des guides Joanne et qui visita à la fin du XIXe siècle une grande partie du monde dont la Tunisie. Cette reproduction du Temple de Zaghouan dessinée par un accompagnateur de Reclus, je l'ai redécouverte grâce au Net et elle vient des Etats-Unis, je l'ai achetée sur Ebay. Je l'ai encadrée et elle trône dans mon entrée au côté d'une vue de la Médina de Tunis que je me suis procurée de la même façon. En novembre, alors que je rencontrais mon amie Raoudha
du Kef, elle me présenta un monsieur originaire de Zaghouan et qui ne connaissait pas cette gravure. Comme avec sa femme il entreprend de valoriser la région en développant le tourisme culturel, je lui ai fait parvenir par fax cette reproduction scannée. Sa femme gère une ferme à Zaghouan: Dar Zaghouan.
Le nom même de leur entreprise écotouristique ne peut que m'interpeller : Les Chalets des Aqueducs de Zaghouan. Positionnés idéalement au pied des Acqueducs, ces chalets concourrent avec bonheur au développement d'une carte de circuits écologiques, dans le contexte d'un tourisme culturel durable.
La Tunisie commence à croire timidement au potentiel du tourisme culturel que j'appelle de mes voeux depuis des années depuis le Canada et maintenant depuis la France en essayant de dynamiser une association Le Cercle Nature et Culture en Tunisie, en lien avec le Cercle Nature et Culture des Hautes-Terres fondé par Ch. Michael Vinson au travers des Cercles
Dans un article paru surAudineton pouvait lire ceci: "La sauvegarde du patrimoine et sa mise en valeur culturellement au service du tourisme constitue un pari à relever pour la Tunisie en vue de promouvoir le tourisme culturel, particulièrement ce qui concerne la protection des sites archéologiques, au service du tourisme culturel et écologique. Parmi les sites ciblés par cet effort figurent les parcs archéologiques de Carthage, Oudhna, les aqueducs de Zaghouan, Dougga et Sbeitla (...)"
Le journal La Presse de Tunisie en mars 2007 , sous la plume de Tahar Ayachi décrivait ainsi le lieu "Dans un périmètre de poche, vous avez la ville et son décor d’arrière-fond montagneux ; vous avez les monuments antiques ou de style andalou intra muros et dans le voisinage immédiat, les jardins de rêve et bien d’autres choses encore, plus séduisantes les unes que les autres. "
L'idée de développer une forme de tourisme à la ferme commence à séduire des pionniers et leur rêve est devenu réalité:" disposant d’une belle ferme située au pied du mont Zaghouan, juste à l’entrée du chef-lieu, (ils)ont perçu les ressources inexploitées de leur patrimoine : un site d’une exceptionnelle beauté avec la montagne pour toile de fond, des possibilités d’aménagement de circuits de parcours de santé et de randonnées à pied, en VTT ou à dos de bête, des installations fermières pour abriter toutes sortes d’animation. Il ne restait plus que l’accueil et l’hébergement. Qu’à cela ne tienne. On aménagera, à l’entrée de l’exploitation, deux «suites» dans un style campagnard colonial avec tout le confort d’un intérieur de standing, un ameublement et une décoration d’une grande originalité avec des éléments de récupération revisités pour une esthétique et un usage contemporains, et sur la terrasse implantée face au Zaghouan : une piscine alimentée en eau de source naturelle amenée en mini-aqueduc et tombant en cascade dans un bassin équipé pour la nage à contre-courant d’hydro-masseurs et de jacuzzi." extrait de la Presse
Sihem Mlika, la propriétaire des lieux a ouvert ce gîte rural avec têble d'hôtes. Vous avez peut-être aperçu sa maison, puisqu'elle est passée sur la télévision française A2 vers 8 heures du matin dans larubrique Partir en décembre. De deux chambres cet été, elle a en mars 4 nouvelles chambres à offrir : la chambre d’hôte du BEY, la chambre d’hôte du KAIED, la chambre d’hôte L’OLIVIER et la chambre d’hôte L’AMANDIER. Merci de me contacter pour plus de renseignements.
Un peu d'histoire archéologique: Zaghouan au temps de l'empereur Hadrien:
"L'empereur Hadrien décide le captage des sources existant dans les massifs montagneux du Djebel Zaghouan et du Jouggar ainsi que la construction d'un immense aqueduc destiné à conduire les eaux vers les citernes de la Maâlga, réservoirs d'eau de 25 000 m³, situés sur une partie élevée de la colline de Carthage. Les sources ont un débit très variable, allant de 5000 m³/jour à plus de 25 000 m³/jour. Les citernes privées restent toutefois nécessaires pour les quartiers plus élevés que celui de la Maâlga.Les sources captées sont au nombre de quatre : Nympheum et Aïn Ayed (dans la région de Zaghouan) ainsi qu'Aïn Djour et Aïn Ziga (dans la région du Jouggar). L'aqueduc, conçu pour assurer un débit journalier de 32 000 m³, comporte deux branches, l'une venant de Zaghouan mesurant 6,01 kilomètres de longueur, l'autre, venant du Djouggar mesurant 33,63 kilomètres, se réunissant à Moghrane. La longueur totale de l'aqueduc jusqu'à Carthage, y compris les diverses ramifications, est de 132 kilomètres. ." SOURCE WIKIPEDIA
Le Temple ds Eaux d'Hadrien:
Construit sous Hadrien vers 130, le Temple des Eaux (Nymphée) est un bassin collecteur en forme d'hémicycle, point d,arrivée de plusieurs sources et lieu de départ du grand acqueduc de Catthage.Les Romains vénéraient les soources. Nous savons que cet acqueduc a été inauguré par l'Empereur hadrien lui-même en 138 peu avant sa mort.Douze niches abritaient douze divinités (Neptune et les néréides). Le site est absolument magnifique.
VOIR ENCYCLOPEDIE DES PIEDS NOIRS
UN TRÈS BEAU SITE A CONSULTER SUR ZAGHOUAN
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20.08.2007
El Kef et son patrimoine
«El Kef» est le titre du livre édité par le ministère et l’Office du Tourisme consacré à cette région du Nord-Ouest. Ce livre, signé Tahar Ayachi, comporte des photos de Samir Ghola.
La région d’El Kef est peu visitée et garde son intérêt exceptionnel pour les amoureuses et amoureux de la culture encore authentique.
En 1855, le scientifique français E. Pelissier de Raynaud a décrit El Kef, dans la Revue des Deux Mondes. Cette dernière est un périodique français bi-mensuel , fondé le 1er août 1829 par Prosper Mauroy, et P. de Ségur-Dupeyron. la Revue des Deux Mondes absorbe en 1830 Le Journal des Voyages. Les observations de Pelissier concernant la Tunisie datent d’un voyage ayant eu lieu de 1840-1842. Voilà ce qu’il écrivait du Kef :
"Description de la Régence de Tunis"
« Remontons vers le nord pour arriver à El-Kef, chef-lieu de toute cette partie de la régence. Cette ville est bâtie sur le penchant d'une montagne volcanique, des éruptions de laquelle la tradition du pays a conservé le souvenir; car, outre son nom de Kef, qui signifie "rocher", on l'appelle encore quelque fois Chekeb-en-Nahr, c'est-à-dire "la crevasse de feu".
Elle est entourée d'un mur peu fort, mais en assez bon état d'entretien, flanqué de quelques petits bastions avec batteries. Le périmètre en est un quadrilatère dont le plus grand côté peut avoir 400 mètres. Ce côté est au midi et dans la partie basse de la ville. Vers le milieu de celui du nord, qui est dans la partie la plus élevée, se trouve la kasbah et tout auprès un château plus petit; ces deux forts sont solidement construits en bonnes pierres et assez convenablement armés.
Vers l'ouest de la ville, au-dessous de la kasbah, l'enceinte fait une petite saillie pour couvrir un groupe de maisons, qui parait avoir été originairement un faubourg. C'est de ce côté que sont les jardins. Partout ailleurs on ne voit que roches et ravins, qui rendraient les approches de la ville difficiles. Mais au nord de la kasbah, la berge du ravin qui existe en cet endroit est couronnée par une petite esplanade où le terrain est meuble, et où l'on pourrait, par conséquent établir des batteries. En tournant les jardins, on arriverait sans difficulté sur cette esplanade, qui est le véritable point d'attaque, puisque de là on peut battre la kasbah, dont la prise entrainerait celle de la ville.
El-Kef, que les Tunisiens regardent comme une place fort importante, et qui en effet n'est pas sans valeur, serait du reste sans influence contre une armée d'invasion venant de l'Algérie. La marche de cette armée serait tout naturellement tracée par la vallée de la Medjerda, qui la conduirait jusqu'à Medjez-el-Bab. De cette localité à Tunis le trajet est court et facile.
La population d'El-Kef est de six mille âmes. On y voit quelques ruines et un grand nombre d'inscriptions. C'est la Sicca Veneria des anciens. Cette ville est la résidence habituelle du kaïa d'El-Kef ou de la Rakba, nom générique que l'on donne quelquefois à toute cette contrée. Celui qui exerce en ce moment ces importantes fonctions est Salah-Ben-Mohamed, que son énergie et sa dextérité dans les affaires ont fait surnommer le Chitan-el-Gheilah "le démon de midi". C'est un fort et puissant homme de cinquante-cinq ans environ. Son extraction est commune; il ne s'est élevé que par sa bravoure et son habileté. Son pouvoir est très grand; son influence morale l'est encore plus peut-être. Un de ses fils est kaïd de Badja, un autre kaïd des Madjer; de sorte qu'il domine, par lui-même ou par les siens, tout l'ouest d'abord, plus une partie du nord et une partie du midi de la régence.
Plus loin il déclame
« Mon village, salut! Nom sec et rocailleux,
Toi qui te nommais Kef, autrement dit : Rocher,
Jadis tu te nommas d'un nom évocateur,
Mariant le numide et le parler de Rome,
Rappelant le soleil qui assèche et assomme
Ainsi que la Déesse aux baisers capiteux ;
Indélébilement par le ciseau gravé
Sur le cippe, la stèle ou le marbre glorieux,
Ô nom, toi qui fus doux sur des lèvres inhumaines
Lesquelles, trop meurtries d'avoir dans des buccins
Soufflé, te susurraient : Sicca Veneria
Tu chantes à mon oreille, ô nom que modula
Jadis l'hiérodule au fond du soir serein,
Quand bruissait le temple jusqu'aux architraves,
Les jets d'eau hoquetaient en sanglots graves... »
Dans le journal La Presse d’aujourd’hui à Tunis, on parle justement de cette région et du rôle des femmes locales, le titre de l’article est Toutes ces femmes qui donnent l’exemple dans la rubrique Reportage Le Kef — Economie rurale
La région du Kef, située à environ 170 km au sud-ouest de Tunisie, est un ensemble de hauts plateaux à vocation agricole, notamment en production céréalière. Elle qui fut jadis un grenier à blé pour Rome, a connu au fil du temps de graves problèmes écologiques à cause de la sécheresse et de la dégradation de l’environnement, ce qui amène la région à se désertifier. Depuis 1998, un plan de lutte contre la désertification a été mis en place en Tunisie. Depuis 2004 la conscience environnementale mondiale
injecte des aides au développement grâce aux fonds du PNUD. Ainsi le Governorat d.El Kef en bénéficie, en partenariat avec le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable tunisien.
El Kef a également pris conscience de la valeur patrimoniale de sa Medina et a fondé en 1991 une ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DE LA MEDINA et depuis 2006 une association de promotion du tourisme. C'est une des régions les plus intéressantes pour concevoir des voyages culturels et de rencontres amicales que je vais vous proposer très prochainement.
Pour tout apprendre sur le Kef un bon site
19:35 Publié dans Activités, Architecture, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, FEMMES, Nature, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Patrimoine, Medina, ElKef, Le Kef, Tourisme, culture, réccits
22.05.2007
Saisons tunisiennes
La connaissance de la culture tunisienne passe par la reconnaissance de lieu mythique approprié par les Tunisiens eux-mêmes.
Ainsi en va-t-il du célèbre Café SAF SAF de la Marsa, présenté par le magazine sur Internet Saisons Tunisiennes.
Ce magazine sur la nature, la culture et le patrimoine en Tunisie a été lancé en décembre 2006 et mérite le détour!
Il participe d'un même esprit la défense de l'identité tunisienne au travers de son patrimoine matériel et humain. J'ai apprécié aujourd'hui la facture de son article illustré par de délicates aquarelles de l'artiste japonais Shigeo Kawakami
Cette entreprise est celle d'un homme inspiré qui rend grâce à ce tourisme patrimonial que je défends depuis 1994 en Amérique du Nord. Maintenant nos chemins se croisent et se complètent. La Tunisie a besoin de changer l'image de lieux de vacances bas de gamme
et axés sur le sable et l'eau. Oui cela existe mais le voyageur
et en particulier la voyageuse d'aujourd'hui ne veulent plus de la formule unique
des 3S (Sea,Sex and Sun). Leurs exigences seront comblées dans cette Tunisie patrimoniale.
19:13 Publié dans artistes, Blog Tunisie, FEMMES, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Skandrani, Tunisie, tourisme, culture, patrimoine, écologie
19.03.2007
Un petit tour de Médina
De retour en France, la tête remplie du souvenir des rencontres faites dans ce pays attachant et si loin encore de notre monde lisse et anesthésié, je vous convie à lire ces quelques lignes pour mieux apprécier votre prochain séjour en Tunisie.
La Tunisie est un réservoir d'énergies, de jeunesse, de situations cocasses ou déstabilisantes, de bruits et de clameurs, de klaxons et de cris de rues dans ses medinas mais aussi de silences dans son désert méridional.
Selon votre humeur, votre personnalité et vos souhaits, vous pouvez bénéficier de l'ambiance désirée. Si vous êtes amateur ou amatrice de bains de foule, allez fréquenter, comme je l'ai fait, les souks le samedi dans la Médina de Tunis ( voir Album). Cela peut-être exaltant, il faut aimer marchander et être vigilant car la promiscuité peut suggérer, à certains, un gain facile. Il faut veiller à ne pas porter de bijoux et être bien chaussées pour ne pas se tordre les chevilles dans les rigoles et sur les pavés. En passant dans les différents souks vous pourrez admirer l'architecture des ruelles, remarquer les belles portes peintes en bleu ou jaune et vous laissez séduire par les épices et produits locaux comme la pierre d'alun, le rassoul, le henné et le khôl. Ici tout est à portée de la main et vous pouvez saisir un instant l'ambiance surannée d'un Orient foulé par les écrivains du XIXe siècle.
Il ne faut pas hésiter à s'arrêter et boire un thé aux pignons ou à la menthe fraîche, mon préféré, le long d'une ruelle.
Si un creux se fait sentir vous pouvez acheter une brique aux oeufs ou au thon auprès d'un marchand ambulant. Vous pouvez également vous reposer sous les voûtes d'un café maure à l'intérieur de la Médina. Je sais que les plus aventurières voudront s'hasarder seules dans la Médina. Je le déconseille vivement si c'est la première fois en Afrique du Nord ou au Moyen Orient. La raison principale n'est absolument pas le risque de se faire ennuyer mais l'impossibilité de voir vraiment les richesses que révèle cette organisation vivante que sont les Médinas. Bien sûr vous retiendrez les ambiances colorées et animées de cris et des sons de la langue arabe, mais vous resterez au niveau de la visite superficielle du touriste de masse.
Il faut prendre son temps dans une Médina, il faut être accompagnés d'un connaisseur, d’un ou d’une Cicerone, ce guide qui pourra nous ouvrir l’esprit sur tel dar inaperçu à nos yeux de néophytes, remarquer tel trumeau romain ou bien nous montrer l’étoile de David au dessus d’une porte d’entrée, signature de l’architecte ayant construit la maison au XVIIIe siècle et qui demeure au-delà du temps…
Cette personne est assez savante pour nous traduire certains écrits en langue arabe littéraire et suffisamment investie dans la vie du quartier qu’elle peut nous faire rencontrer des responsables de l’association de sauvegarde de la Medina aussi bien que des jeunes du quartier dans un terrain de sport improvisé. Oui ces guides-là existent mais ils ne sont pas légion, vous vous en doutez. J’ai eu la chance d’en rencontrer deux qui sauront aussi être vos cicerons dans notre prochain voyage.
Quelques informations sur la Casbah de Tunis : lire la site....
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04.03.2007
La Maison, les Dars tunisiens
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Si on en croit Radhia BEN M‘BAREK, Architecte principale à l‘Institut National du Patrimoine de Tunisie, les richesses irremplaçables du bâti traditionnel méditerranéen sont en péril, menacées "par le vieillissement, le délabrement, voire même la disparition des éléments les plus significatifs de la richesse plastique et architecturale" Résultat les villes et les villages authentiques se détériorent de jour en jour.
Si nous aimons le patrimoine, la Tunisie est d'un intérêt extraordinaire car les mosquées, les cathédrales, les thermes, les bains maures, les palais et les « Dars » sont des témoins de rencontres et d‘influences méditerranéennes.
La Dar est l'elément fondateur principal de la ville et sa caractéristique principale est la discrétion. L'accès à la maison se fait par une ruelle qui se termine comme une impasse fermée par une porte. les façades des rues sont la plupart du temps aveugles. Les Façades de la maison complètement protégées se tournent vers un patio intérieur au sol pavé de marbre pour les plus riches. Un espace intime et propre constitue le coeur de l'habitation.
20:25 Publié dans Architecture, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, Film voyage, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunis, Tunisie, tunisia, Medina, patrimoine, tourisme, Fille


