07.08.2010

Une recette tunisienne de Tyna: Poulet au miel du Cap Serrat

 

IMG_8614.JPGLe Cap Serrat est un lieu extraordinaire caché dans la zone nord-ouest de la Tunisie. Il se situe à mi-chemin entre Bizerte à l'est, et Tabarka à l'ouest, dernière ville  qui jouxte l'Algérie.  Ce cap est à 90 kilomètres de Bizerte, non loin du village de Sejnane, où les potières berbères continuent à pratiquer un art ancestral de grande qualité. Sur les potières lire la note

Comme les abeilles abondent dans la région, le miel que l'on peut acheter aux enfants le long de la route menant au Cap est d'une pureté et d'un goût incomparable. Hormis les crêpes au miel du Cap Serrat à recommander le matin. Voici une recette Santé et gustative à réaliser au plus vite. Bien sûr un bon miel liquide fermier de votre région pourra être utilisé. Quand aux épices vous ne pourrez vous passer du Curcuma, de la coriandre moulue, de l'ail en poudre.

Ici en Tunisie, la recette a été réalisée avec les légumes du Cap Bon, r, le jardin de la Tunisie, terre des citrons et des légumes charnus. Le vinaigre de cidre à l'ail est aussi une production Phytodiet de Tunis. Cette recette a le sublime avantage d'être tout à fait indiquée pour vous mesdames les Distinctive Women, sans pain ni autre féculent, elle est délicieuse et diététique

Poulet au miel du Cap Serrat

A-Préparation du Poulet

· Curcuma 1 cuillère à soupe

· Ail en poudre 1 cuillère à café

· Miel 2 cuillères à soupe

· Poulet en 4 morceaux sans peau

1. Saupoudrer le poulet avec l’ail le rouler pour faire pénétrer

2. Saupoudrer le curcuma généreusement

3. faire sauter le poulet à froid dans le wok pour que toutes les parties soient bien enduites. Retirer du Wok et placer le poulet dans un plat creux

4. Après 5mn enduire au pinceau de miel toute le poulet et laisser reposer dans ce plat


wok.jpgB-Dans le Wok qui a des résidus de curcuma

1. verser 2 cuillères à soupe d’huile d’olive vierge Première pression à froid sur feu moyen

2. peler un gros oignon ou 2 petits et hachez les grossièrement, les jeter dans l’huile chaude, baisser le feu pour les faire dorer

3. épépiner 1 gros poivron vert et découper le en lamelles très fines

4. lorsque les oignons commencent à dorer remuez en actionnant le wok puis ajouter les lamelles de poivron…faites dorer

5. mettez les morceaux de poulet à dorer dans le Wok accompagnés de l’oignon et poivron déjà dorés

6. Préparer des tomates « romas » 5 -6, selon calibre , coupez-les en dés

7. Ajouter ces dés de tomates dans le plat ayant reçu le poulet et le miel….les mélanger avec quelques goutt

fin poulet.jpg

es de vinaigre de cidre à l’ail et dans ce jus n’oubliez pas le sel

8. En attendant prendre une courgette moyenne la découper en rondelles recoupées en 4…, saupoudrées de sel et Coriandre (une cuillère à café)

9. Ajouter les tomates ppréparer dans le Wok remuez…

10. Une fois les tomates ramollies rajouter les courgettes PUIS AJOUTER 2 VERRES D’eau et faire cuire à feu doux pendant 20mns

11. Pour les 5 dernières minutes à feu doux, rectifiez l’assaisonnement en y ajoutant un gros demi- citron coupé en dés et une poignée de persil fraichement haché sel poivre

La sauce doit être semi liquide en éteignant après ces 25 m.

Vous soulevez le couvercle et faites refroidir quelques minutes avant de servir, sur un riz blanc ou sur des graines de couscous.

14.02.2009

Saint Valentin en Tunisie: pour vous

AMOUR TOUJOURS


AMOURS SANS RAISONS
AMOURS FRISSONS
AMOURS PASSIONS
AMOURS TENSIONS

AMOUR TU ME VEUX
AMOUR TU ME QUITTES
AMOUR TU REVIENS
AMOUR TU M'ENCHANTES

AMOUR, POÈME
AMOUR JE T'AIME

AMOUR D'UN INSTANT
AMOUR D'UNE VIE
AMOUR QUI GUÉRIT
AMOUR MAINTENANT

AMOUR TOTAL
AMOUR FATAL
AMOUR TABOU
AMOUR FOU

AMOURS NOMADES
AMOURS LIMPIDES
AMOURS COMPLAINTES
AMOURS MAGIQUES

AMOUR, POÈME
AMOUR JE T'AIME

Martine Geronimi
St-Valentin 2009

21.07.2008

Distinctive Women in Tunisia promu à la RTCI

Samedi dernier en après-midi, j’ai participé comme invitée de la première heure de Quiproquos, l’émission de Tarek Mrad sur RTCI, la radio multiculturelle de Tunis. L’animateur vedette venait de repérer le site Distinctive Women In Tunisia et m’a demandé de venir en parler sur les ondes.

21fa9a422ed26f1069b60667aa4bd304.jpgUn direct convivial dans une ambiance chaleureuse. Je me suis sentie très à l’aise pour parler des femmes plurielles, de mon goût pour les Femmes tunisiennes et de ma  volonté de promouvoir la Tunisie, ses paysages mais son autre richesse, ses femmes.

ab56fc6425975fcf929d04b0f04ac0d8.jpgTarek a voulu que je parle de mon parcours de mon retour ici, puisque je me réinstalle à Tunis, dans mon pays de naissance et que je deviens une Bent Bled…J’ai évidemment parlé de Mégrine, ma ville de naissance mais aussi de ma manière de lier les femmes à leur lieu, comme la rencontre avec Dar Chennoufi à la suite d’un article écrit sur Le Kef…j’ai évoqué aussi les rencontres littéraires comme celle de Hélé Béji… Évidemment je n’ai pu évoquée que très peu de coups de cœur, car une heure ponctuée de beaucoup de musique, cela passe vite et je me laissais guider par Tarek qui est un grand professionnel, cinéphile au choix musical excellent…j’ai apprécié tout particulièrement en début d’émission Etienne Daho, un chanteur français que j’apprécie depuis le début de sa carrière.

Tarek m’avait demandé par mail de lui parler d’un film vu récemment qui m’avait plu et qu’il avait vu…un entretien contradictoire fort intéressant car nous n’avions absolument pas la même lecture du Film. Moi j’en ai une affective et probablement très française et lui une vision plus intellectuelle, mettant en exergue les défauts de construction du film…du moins ce qu’il jugeait en être ainsi…

 
La critique cinématographique est toujours subjective et évidemment tout dépend de la grille de lecture…En cela ma vision est confirmée par plus d’un critique cinématographique professionnel français comme Aurélien Ferenczi
responsable de la rubrique cinéma de Télérama:

 « On ne nous demande pas d’être objectif, mais d’être subjectif »

Je vous laisse lire ce commentaire dans l’article –entretien en référence :

 

« La critique n’est pas un genre « en soi », elle dépend toujours de la ligne éditoriale de la publication dans laquelle elle est publiée. Or nous avons besoin d’une variété de type de critiques. Dans la constitution d’une rubrique consacrée au cinéma, il faut savoir alterner des textes plus réfléchis et d’autres plus vifs. Il existe toute une variété de tons et de traitements qu’il ne faut pas craindre d’employer, au contraire. La « critique d’humeur » en est un type d’expression. Elle me semble d’ailleurs être une forme assez peu utilisée dans la presse aujourd’hui. La tendance est plutôt à la critique moyenne, qui se contente de mélanger quelques informations sur le film et d’y ajouter un vague avis...comme on le voit par exemple dans certains articles publiés dans les mensuels de cinéma grand public. »

 

Je vous livre ici l’exercice auquel je me suis livrée pour parler de ce film d’hommes :

 

Robin des Bois des temps modernes

 

d85ea9e99ada968b28f11db53a8c9034.jpgLe Comédien et humoriste Jean-Paul Rouve, pour son premier film en tant que réalisateur, nous donne à savourer la personnalité hors du commun de celui qui fit le Casse du siècle en 1976 à Nice, le devenu célèbre Albert Spaggiari. Ce dernier, un petit photographe anonyme de l’arrière-pays niçois fera la une de l’actualité et reste encore dans les mémoires comme celui qui vole les riches, une forme de gentleman cambrioleur, un Robin des bois à la Française.

 

e4bf062a5cbc6ffc375afa74f5c2a8dd.jpgCe film, Sans Arme, ni haine ni violence, doit son titre au message inscrit sur le mur d’un coffre éventré de la SG par Spaggiari « ni armes, ni haines et sans violence ». Nous sommes en 1977 et le film démarre sur l’évasion spectaculaire de Spaggiari qui fait faux-bond au Juge d’instruction niçois en réussissant, grâce à un saut de 8 mètres, à s’enfuir à l’aide d’un complice à moto. Si le public n’entend plus directement parler de lui, il arrive à faire savoir aux médias qu’il est réfugié en Amérique du Sud. C’est là qu’un mystérieux reporter, Vincent, vient l’interviewer quelques années plus tard.

 Le rôle de Spaggiari est tenu par Jean-Paul Rouve lui-même à qui  Gilles Lellouche (Vincent) donne la réplique dans un duo brièvement interrompu par la superbe Alice Taglioni, campant Julia, la compagne de Spaggiari. Le personnage du Journaliste est une création de Jean-Paul Rouve qui a également écrit le scénario. En voyant jouer J.P Rouve, le spectateur n’a aucun doute que son personnage l’habite. La fascination que Spaggiari exerce sur le cinéaste transparait dans son interprétation et le mimétisme troublant de son apparence. Ce personnage mégalomane et cherchant la reconnaissance, plus que l’argent, accepte de rencontrer le journaliste, oubliant les risques qu’il prend pour avoir le droit une nouvelle fois de voir sa photo publiée dans Paris Match. Cette rencontre avec l’énigmatique reporter Vincent alias Gilles Lellouche permet au spectateur de suivre les détails du Casse de la Société Générale de Nice perpétré dans le Week End du 14 juillet 1976. Faisant appel à ses ex-copains de la Légion et au Milieu marseillais, le cerveau du Casse, Spaggiari, ne sera condamné que par contumace et mourra en 1989 sans jamais avoir été repris.

 Ce qui m’a particulièrement plu dans ce film, c’est la relation entre les 2 protagonistes principaux, une relation d’hommes tout en finesse. La manipulation et la séduction sont de la partie et le personnage du journaliste prend de l’épaisseur au fur et à mesure que l’intrigue se développe. On est surpris et enchanté par les rebondissements de l’histoire. Pas un temps mort, un rythme, un souffle, du bon cinéma français drôle et émouvant, un film réussi visible par tous publics et qui arrive à rendre le personnage du gangster fantasque fort sympathique, conforme à sa légende.

 

c9f5b03597c4c5ad90859baa8ba4e29a.jpgVous me direz pourquoi ne pas parler d’un film de femmes… en fait j’avais proposé le1de7ed4b9f4ab5e433d3bc0c56ea12a1.jpg film  « Notre univers  impitoyable » de la cinéaste suisse Léa Fazer. C’est un film que je vous conseille vivement mesdames les Distinctive Women. Bien qu’il n’ait pas retenu l’attention de Tarek parmi les 8 films que je lui ai soumis…c’est une vision féminine très juste et cruelle des rapports de couple, amoureux et professionnels entre deux avocats mariés ensemble qui, une fois entrés en concurrence s’auto-détruisent…Un film juste et implacable, pas sentimental et cruel, sans concession pour la gente masculine, mais aussi sans illusion sur le transactionnel au féminin dans notre monde  où tout se monnaye!

Si vous avez un cinéma maison ou un simple lecteur de vidéos allez le visionnez si vous ne l'avez pas vu.

Dans les deux films une femme est au générique: Alice Taglioni, une actrice montante. 

Dans les deux films c'est une première oeuvre, un premier long métrage. Des réalisateurs à suivre.