30.07.2010
La route du Jasmin débute aujourd'hui
La Route du Jasmin 2010
Nous voulons souligner ici le travail passsionné d'une association qui a perduré depuis 20 ans et qui réalise une traversée solidaire où l'esprit d'entraide compose avec celui de compétition
Sur le site de l'organisation on peut lire
" La vingtième édition quittera le port de La Seyne pour les rivages hospitaliers de la Tunisie. Vingt ans de traversées, d’escales amicales et de rencontres dans les ports d’accueil, ça fait des souvenirs et ça crée des devoirs. La vingtième Route du Jasmin innove, rallonge le chemin pour le plaisir et veut faire de anniversaire un événement."
La Maddalena et Djerba en cadeau pour le 20ème anniversaire.
programme
"La première : Porto Palma un mouillage enchanteur dans le parc national de l’Archipel de la Maddalena. L’abri est parfaitement sûr, et la mer d’une beauté sans égale dans tout le bassin méditerranéen.

La deuxième : Porto Corallo est déjà connue des fidèles de La Route du Jasmin. Ce port situé dans le Sud Est de la Sardaigne est une excellente escale technique.

La troisième : Hammamet et sa marina accueilleront la flotte qui y fera un premier arrêt avant de poursuivre vers le grand Sud tunisien.
La quatrième : Djerba, La Route du Jasmin s’y arrêtera trois jours, le temps du repos, de la détente bien mérités et d’inaugurer sa nouvelle ravissante petite marina. Les ruelles d’Houmt Souk, les plages de l’île auront pour tous des allures de paradis avant de remettre le cap au Nord.

La cinquième escale de ce périple hors du commun. Madhia : moins fréquentée que ses deux grandes sœurs, cette station a su conserver le charme de la Tunisie profonde. Ici point de Marina moderne, simplement un port de pêche accueillant où les participants auront le loisir de remplir leurs frigos de poissons fraîchement pêchés. Ceux qui le souhaitent pourront également faire une excursion à El Jem, petite ville voisine qui possède un colisée quasi identique à celui de Rome.

Enfin, la sixième et dernière étape rassemblera à nouveau toute la flotte à Port Yasmine Hammamet pour le dîner final et la remise des prix. "

| La Route du Jasmin - Association Loi 1901 |
| Tél. - Fax : 04 94 30 17 87 |
| Mobile : 06 12 44 11 31 |
Que vive encore 20 ans La Route du Jasmin!
10:57 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Bien être, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, Film voyage, Nature, networking, patrimoine, Photographie, Sport, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la seyne, tunisie, hammamet, jerba, djerba, mahdia, kerkhouane, el jem
26.02.2008
Les Églises de Tunisie
« L’ancienne église de Notre Dame de la Garde abrite depuis 2003 le Musée de Zarzis. Elle fut construite vers 1920 par deux prêtres missionnaires : les Pères Deshay et Deschanels. On y distingue nettement la nef centrale flanquée des bas-côtés, le transept avec ses deux bras qui s’étirent de part et d’autre du chœur donnant à la basilique la forme d’une croix. Destiné aux paroissiens de la ville de Zarzis, cet édifice religieux a été fermé en 1954, après le départ du dernier prêtre connu, Père Immhof. L’église a été restaurée et aménagée en Musée après avoir abrité le Comité culturel. » source Saisons tunisiennes
En lisant ces mots sur le site de mon ami Raja Skandrani, Saisons Tunisiennes, je me suis posée la question des vestiges catholiques de Tunisie. J’avais parlé du sort des cloches de l’Église de Mégrine qui avaient été récupérées par un amoureux avisé du patrimoine tunisien, de cette identité plurielle aux accents multi-confessionnels. Ces cloches ont une importance plus intime, depuis que j’ai appris que j’avais reçu le baptême dans cette même église. Je ne veux pas dire que c’est pour leur valeur religieuse qu’elles m’importent, mais qu’elles sont un fragment de mon existence et de celles des habitants de ce quartier, du temps où se côtoyait une mixité culturelle dans une petite ville comme Mégrine.
Plus grandiose qu’une simple église, l’ex-cathédrale catholique de Saint-Louis est un édifice de style éclectique « néo-roman-mauresque » construit en 1890 sur le lieu même où le roi français saint Louis mourut à la huitième et ultime croisade (1270). Situé sur la Colline de Byrsa, à Carthage, elle laisse son empreinte sur le paysage.
À Tunis, la Cathédrale Saint-Vincent-de-Paul a été bâtie dans un style éclectique de forme néo-byzantine, en 1897 sur l’emplacement de l’ancien cimetière chrétien de Saint-Antoine. (source wikipedia)
L’enseignante chercheure Chiraz Mosbah, de l’Université de Sousse nous explique :
« Oscillant entre continuité avec un héritage ancien et rupture, entre tradition et modernité, la production constructive en Tunisie de l’époque coloniale témoigne d’un grand renouvellement artistique et de la présence d’influences croisées. En effet, les projets constructifs du Protectorat se partagent une architecture qui s’inspire d’un répertoire occidental (particulièrement français et italien) et une architecture qui fait référence à la tradition locale. Certaines réalisations permettent ainsi d’instituer un prolongement de l’art indigène en se réappropriant ses différents éléments, alors que d’autres reflètent des répliques classiques ou modernes qui reproduisent un nouveau langage affichant une grande adhésion aux différentes formes de l’art occidental.
Cette production constructive, fruit d’une confrontation d’anciens et de nouveaux modèles architecturaux et décoratifs, suit plusieurs courants -tantôt dissociés, tantôt combinés- que nous pouvons regrouper en 5 tendances artistiques selon différentes périodes : le style éclectique (1881-1900), qui se ramifie par la suite en style art nouveau (1900-1920) et art déco (1925-1940) inaugurant les temps de la modernisation sur le territoire de la Régence tunisienne. Parallèlement et dans le même esprit, le style néo-mauresque (1900-1930) et enfin le style moderniste (1943-1947). »
La paroisse de Mégrine date de 1931, il existait 80 paroisses en Tunisie au moment de l’Indépendance en 1956, les Catholiques formaient une communauté d’environ 280 000 personnes en 1949, ils sont dix fois moins nombreux de nos jours, d’après le Diocèse de Tunis.
Près de mon hôtel sur la rue de Palestine, ancienne rue Courbet, se trouve l’Eglise Jeanne D’Arc qui est restée propriété du Vatican comme la Cathédrale de Tunis après les accords de 1964, suite à la Nationalisation. Les autres biens conservés sont une église à La Goulette, un presbytère à Hammam-Lif, de même à Grombalia avec l’Eglise et la Salle paroissiale, l’Eglise Saint Félix de Sousse et le Presbytère de Djerba.
Ont été cédées immédiatement à Tunis, l’Eglise Notre Dame du Bon Conseil et sa salle
paroissiale de la Rue Courbe, l’Eglise Notre Dame du Rosaire de la rue de l’École, l’Eglise Sacré Cœur son Presbytère et sa salle paroissiale de la rue des Protestants, la chapelle de Bab Saadoun, enfin l’Eglise, le Presbytère et la Salle paroissiale de la rue Jammâa Zitouna (ancienne rue de l’Église). Il faut savoir que cette dernière est la première église de Tunis, dédiée à la Sainte-Croix, édifiée en 1662 est aujourd'hui transformée en arrondissement municipal, si mes renseignements sont bons. (source , Tunis raconte ses rues durant le Festival de la Medina)
J’ai pourtant eu l’information qu’en 2000-2002 avait été prévue la restauration dans la Médina de l’église Sainte-Croix et son couvent et leur reconversion en Centre méditerranéen des arts appliqués.
« Le projet de reconversion de l’ensemble architectural de l’église sainte croix en un Centre Méditerranéen des Arts Appliqués vise la création d’un noyau culturel susceptible de renforcer les liens entre les peuples du bassin méditerranéen, ce qui permettra de contribuer à la promotion d’un tourisme culturel de haute facture qui constitue l’une des composantes économiques du pays.
En effet, l’intérêt pour la culture et le tourisme culturel dans la Médina s’est accru ces dernières années. La Médina redevient, peu à peu, le centre le plus recherché dans l’agglomération tunisoise, pour les activités culturelles d’envergure qui s’y développent.
Le projet «Centre Méditerranéen des Arts Appliqués» cadre donc bien avec les objectifs de développement culturel de la ville de Tunis et les objectifs patrimoniaux de sauvegarde et de mise en valeur des monuments représentatifs de la mémoire de la cité historique.
La proposition de réaffectation de l’Eglise Ste-croix, actuellement siège de l’arrondissement municipal de la Médina, ainsi que le presbytère y attenant en un Centre Méditerranéen des Arts Appliqués est de nature à renforcer le principe et les valeurs de tolérance qui ont caractérisé l’histoire de la Médina et d’affirmer l’identité méditerranéenne de la ville de Tunis. »
Je ne crois pas que cet ensemble ait été réalisé. Je vais m'en informer à mon prochain passage à la Médina.
Les projets de restauration de la Médina
18:37 Publié dans Architecture, Circuits tunisiens, Histoire, patrimoine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Eglises, restauration, tunisie, Tunis, histoire, Djerba, Grombalia
12.09.2007
Des départs à prévoir dèsormais
Programme en Tunisie Distinctive Women (2007-2008)
1-
LES SECRETS DES TUNISIENNES, VOYAGE AU CŒUR DE LA FÉMINITÉLes Temps Forts de ce voyage s’articuleront autour :
De l’immersion dans l’univers féminin tunisois
Du rituel du hammam, la « oula », le cérémonial du henné, l’épilation à la cire traditionnelle…
De la préparation de mets traditionnels
2-
LUMIÈRES DE SIDI BOU SAÏD, UN PÉRIPLE ARTISTIQUELes Temps Forts de ce voyage s’articuleront autour :
De la rencontre avec le monde des artistes
De la pratique de l’art (Aquarelles, photos)
De la célébration de la Lumière
3-
CULTURE ET CONFIDENCES, RITES, MYTHES ET CONTES
Les Temps Forts de ce voyage s’articuleront autour :
De la Vigne en Tunisie et du mythe grec de Dionysos
De la Mosaïque romaine et musulmane (El Jem –Sousse-Bardo)
Des légendes carthaginoises (Didon et Énée) aux contes orientaux
4-
BEAUTÉ ENTRES COPINES, SÉJOUR BIEN-ÊTRE 8 JOURS À HAMMAMETLes Temps Forts de ce voyage s’articuleront autour :
De la cure minceur – stage beauté
De la thalasso pour l’anti-stress ou santé du dos
Des visites découvertes Hammamet- Nabeul -Sousse -Amphithéâtre El Jem
5-
ENVIRONNEMENT ET PATRIMOINE SUR LA ROUTE DU KEFLes Temps Forts de ce voyage s’articuleront autour :
De la visite archéologique de Dougga et de Bulla Regia
Des randonnées dans la forêt de chênes lièges de Ain Drahem
Des visites du Kef et de la ville sainte de Kairouan
6- EXTRÊME FÉMININ : RALLYE DANS LE DÉSERT SUD TUNISIEN
Les Temps Forts de ce voyage s’articuleront autour :
De la passion du sport
D’une action humanitaire sur le terrain
De l’aventure au féminin dans le désert
7- TENTATIONS TUNISIENNES- WEEK END EN AMOUREUX

Deux possibilités: Mer ou Désert
Oasis de charme et Méharées. DAR TOZRIA QU CŒUR DE LA PALMERAIE
OU

HEUREUX QUI COMME ULYSSE. Les îles des Lotophages : Djerba et Kerkennah ; Maison de la mer ou DAR EL BHAR
19:13 Publié dans Activités, Architecture, artistes, Bien être, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, Loisirs, Musique, Nature, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Désert, Méharées, Ulyssse, Djerba, Kerkennah, Rallye, Kef
02.02.2007
Pèlerinages et tourisme religieux en Tunisie
Lorsque j’étais en Tunisie, j’ai pris conscience de la force des lieux saints pour la piété populaire et pour leurs valeurs identitaires.
Ainsi les circuits de tourisme religieux existent en Tunisie, notamment pour les Juifs qui font le pèlerinage à Djerba. En effet le Haut Lieu du culte judaïque se trouve dans cette île de Djerba. Après la destruction du temple de Jérusalem en 586 avt JC, une diaspora se fixe sur l’île-jardin et cette communauté juive y bâti une synagogue, appelée la Ghriba. Il semblerait que cette installation se soit faite à l’époque de la création de Carthage. Toutefois de nombreuses vagues de peuplement se multiplient au travers des déportations et différents exodes. Le plus important a lieu en 1492 avec l’arrivée des communautés juives espagnoles et les arrivées se poursuivent au XVII et XVIIIe siècles en provenance d’Italie, d’Espagne et du Portugal.
La Ghriba (la Merveilleuse) est la plus vieille synagogue du monde même si l’édifice actuel est une reconstruction faite sur une pierre du temple de Jérusalem apportée avec piété par les membres de la communauté en fuite. Des 110 000 juifs que comptaient la Tunisie en 1948, il en reste 3500 environ dont le plus grand nombre vit à Djerba principalement dans deux villages, Hara Kbira et Hara Seghira. Le reste de la communauté s’est installée en Israël et surtout en France. Il est à noter que les Juifs Djerbiens ont conservé la liturgie originelle sans grande modification.
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09:15 Publié dans Blog Tunisie, Circuits tunisiens, Livre, pélerinage, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Djerba, Juifs, histoire, nostalgie, pélerinage, la ghriba



