01.11.2009
Une autre Djerba, celle d'Isabelle Planchon
Isabelle est une amoureuse de Djerba. Comme de nombreuses femmes européennes elle a su percer le mystère de Djerba; elle a su trouver dans cette île un refuge et un écrin pour sa féminité, une maison pour abriter son bonheur, un lieu pour savourer le temps qui passe tout en laissant libre cours à sa créativité
.
Avec son compagnon également belge, Isabelle a démarré il y a deux ans une aventure fantastique celle de la restauration et la transformation d'un Houch (habitation traditionnelle) en maison d'hôte pour touristes de distinction, amoureux du patrimoine tunisien et djerbien... Plus encore Isabelle, férue de Design, a su créer une âme particulière à ce Dar qui mêle le raffiné et le rustique, la modernité et la tradition dans une maison de village à deux pas de la Ghriba, au coeur d'un environnement protégé sous le soleil d'un site enchanteur.
Isabelle, ex-avocate à Bruxelles, a tout laissé dans les frimas du Nord pour s'occuper exclusiment de son nouveau royaume: DAR BIBINE. L'idée de développer ce tourisme haut de gamme et à la fois
convivial, un tourime qui sort des sempiternels hébergements en hôtels, sans âme et surtout sans originalité, clonés à travers la planète pour les foules déferlantes...devient de plus en plus un must. DAR BIBINE est dans l'air du temps de ces projets recherchés par les voyageurs individuels. DAR BIBINE fait partie de ces produits précurseurs qui donnent le goût d'une Tunisie de charme à l'accueil personnalisé.
Isabelle ne s'est pas trompée en ouvrant sa maison avec ses quatre chambres exquises...elle mise sur l'expérience des visiteurs dans son univers tout de blanc et bleu, avec ses arômes naturels, son art de vivre et sa douceur. En maitresse des lieux, Isabelle partage son énergie et son boheur avec ses convives reçus comme des amis dans une intimité sans gêne puisque les propriétaires ne vivent pas sur le même niveau et que la vie est facilité en tous points pour le voyageur de passage.
J'ai eu la grande chance d'aller goûter la vie de Dar Bibine et ce fut Toute une Expérience! Un bonheur absolu, la première fois où depuis des années j'ai eu l'impression de faire une vraie rupture avec la réalité quotidienne et son lot de stress. Cela tient bien sûr aux lieux, mais également à la présence inoubliable de cette chère Isabelle qui accueille ses invités en longue Djellaba qu'elle a créée elle même dans un patio le soir éclairé avec une touche très romantique. L'autre secret d'Isabelle; c'est sa cuisine, inventive, originale, pleine de fraicheur, subtile et expérimentale, cette cuisine d'une esthète qui redécuvre les fondamentaux de la cuisine traditionnelle et les adapte à sa palette nordique...je me souviens encore du Couscous au chocolat!
Architecte, le compagnon d'Isabelle, partage ses passions et vient la rejoindre régulièrement pour peaufiner les aménagements réservés aux hôtes de passage. Ainsi la dernière création est la transformation d'une pièce en salon d'esthétique et de relaxation...un endroit divin où une masseuse djerbienne experte en soins naturels du corps prodigue son art à partir des produits locaux et écologiques. Cette nouveauté est un plus qu'offre Dar Bibine. Je suis persuadée de son succès!
Isabelle sillonne Djerba sur une vespa ou à vélo en tandem à la recherche de toutes les créations, de toutes les idées de lieux à dénicher, de personnes à découvrir. La plupart des peintures accrochées aux murs de Dar Bibine sont de de Kristian un peintre français résidant de Djerba. Cet artiste vit en pleine campagne et crée, lui aussi inspiré par la quiétude des lieux, des oeuvres d'une grande audace et d'une force inoubliable. En visitant Dar Bibine Isabelle fait découvrir également à ses visiteurs les personnes qu'elle apprécie et une cmmunauté se forme natuerellement ainsi...
Isabelle est pleine de projets et remarquant les très beaux bijoux qu'elle porte, nous avons abordé le sujet de la création car ici à djerba comme partout dans la Tunisie il existe des artisans an particuliers des créatrices qui sont magnifiques...Autant Isabelle n'a pas hésité à faire venir les meubles design et le linge de maison d'Europe (Armani)llorsqu'ils n'étaient pas disponibles sur place: chaque pièce de la maison est un original de Panton, Starck, Citterio, ou des frères Bouroullec ! Autant Isabelle projette d'ouvrir une boutique pour exposer et vendre ses créations uniques et celles des artisanes créatrices de bijoux dont elle apprécie grandement le talent! Au prochain voyage ce projet sera une réalisation j'en suis persuadée. En attendant je vous convie à admirer ce montage photo que j'ai réalisé après mon passage à Dar Bibine...
Merci Isabelle tu es une Femme épatante!
14:39 Publié dans Activités, Architecture, artistes, Bien être, Business, Circuits tunisiens, FEMMES, gastronomie, Loisirs, Magazine, Nature, patrimoine, Shopping, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : maison, hôtes, djerba; tunisie, el may, ghriba, dar bibine, design
09.02.2009
Visite au Chateau Saint-Augustin
C’est dans un grand domaine que je veux vous emmener pour cette 100ème note, la première de l’année 2009. Mesdames les Distinctive Women, si vous vous passionnez pour la culture tunisienne, sachez que la vigne et le vin sont un des fleurons de cette identité tunisienne. La famille Aouni a repris le flambeau depuis 2000 en mettant en valeur ce domaine de plus de 1000 hectares non loin de Grombalia.
Alors que je vivais en France, tout droit arrivée de Montréal, les yeux rivés vers mon pays de naissance, je mettais mise à écrire ce blog sur les femmes tunisiennes et les paysages de la Tunisie. Bien entendu, connaissant l’histoire de ce pays je voulais savoir si de grands domaines viticoles subsistaient encore et quel type de vin se créait dans ce pays extrêmement chaud et qui permet aux raisins de développer sans chaptalisation un degré d’alcool appréciable.
Comme dans ma licence de géographie en France j’avais suivi une spécialité géographie du vin je suis toujours restée attachée au terroir viticole et avec le rêve bien ancré de posséder un jour une vigne. Partout où je vais, je souhaite toujours visiter les caves et les vignes si elles existent, bien entendu. Alors lorsque Mehdi Aouni m’a écrit pour me parler de son domaine et m’inviter à lui rendre visite, j’ai eu envie de m’y aller. J’ai attendu la fin du mois d’aout et j’ai entraîné mon ami Monique dans cette balade.¸
Par une très belle matinée en partance d’Hammamet, nous avons sillonné les routes jusqu’au domaine. A mi coteau, nous avons découvert un lieu aux couleurs jaunes orangées, de grands murs, une enseigne en fer forgé et un portail ouvert que nous avons franchi et qui ouvrait sur une cour avec des bâtiments couverts de tuiles aux portes blanches, agrémentées de quelques beaux rosiers grimpants.
Une grande allée menait à une grande maison à l’allure française en pierres de taille et au toit de tuiles…Un perron fait de quelques marches donnent accès à l’intérieur d’une maison vigneronne traditionnelle.
C’est là que nous avons retrouvé le Maitre de céans, un jeune entrepreneur dynamique et qui met la main à la pate si l’on peut s’exprimer ainsi. D’allure simple et sportive, Mehdi Aouni nous a accueillies avec gentillesse et générosité dans sa propriété, nous donnant tous les détails de la fabrication du vin, nous montrant les cuves en inox achetées en Italie et nous faisant déguster un grand nombre de ses cuvées. Accompagné de son grand dogue argentin, nous avons fait le tour de la propriété entourant la bâtisse. Nous n’avons évidemment pas fait le tour des vignes.
Sur les photos, vous pouvez voir une partie des 58 cuves thermo-régulées. Cette propriété est très moderne, la cave a été construite en 2000 sur une propriété qui existerait depuis 1918. Et elle est équipée de 14 vinificateurs et d’une ligne d’embouteillage. Le vin est élevé avec les conseils d’un œnologue, scientifique chevroné, Pierre, qui travaille à la propriété et bonifie chaque année les vins vendus sous l’appellation Domaine Saint-Augustin.
Les vins sont assemblés à partir des cépages de Grenache, du Tinsault ou du Sangiovese. Je ne puis vous dire tous les vins que nous avons testés mais j’ai le souvenir d’un plaisir en bouche après avoir bu La réserve du Château, un cru classé à boire tr`s frais et dont le cépage dominant est un de mes préférés, le Syrah. Il n’est pas anodin de préciser que ce vin a été primé en 2008 au concours mondial des vins de Bruxelles. Un très bon rosé à la robe rose pâle est aussi un excellent souvenir, le Princesse Elissa est aussi un fleuron du domaine, plusieurs fois primé en Tunisie comme en France. Je vous le conseille vivement en été bien frais à l’apéritif. C’est souverain
Enfin le César Auguste est un excellent vin blanc à base de Chardonnay et d’aromes vanille teintés de citron doux et de pêche…un vin très équilibré.
Je ne vais pas vous parler de tous les vins, je vous les laisse découvrir sur le site Internet du Château : www.lesdomainessaintaugustin.com
Et surtout je vous convie à aller sur place à la propriété déguster un de ces vins qui enchanteront vos dîners et repas de fêtes.
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10:46 Publié dans Activités, Business, Circuits tunisiens, gastronomie, Loisirs, Nature, Photographie, Shopping, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : saint-augustin, vigne, terroir, crus, vignoble, tunisie
18.08.2008
Intime et inspirante Hammamet
Dans la belle cité d'Hammamet à l'intérieur de la Medina, mon amie Monique, une femme d'affaire française, une femme exceptionnelle, m'a fait connaître la Galerie Dar Biba, une boutique, galerie et musée, avec une terrasse qui donne sur les cimetières au bord de la mer qui jouxte la Medina. Cette maison ancestrale possède une porte fabuleuse que l'on retrouve souvent sur les sites des voyageurs ayant fréquenté la Medina. Dans cette galerie sont exposées des toiles orientalistes et aussi des costumes féminins magnifiques rebrodés de fils d'or.
Hier soir, nous avions la grande chance de voir un de ses costumes porté par Amel qui se rendait à la soirée réservée aux femmes lors du mariage traditionnel tunisien. Maquillée comme il se doit, elle avait revêtu le caftan porté ceinturé sur une jupe, elle même porté au dessus de pantalons courts en broderies blanches délicates et magnifiques.
Deux heures auparavant nous avions assisté aux préparatifs d'une mariée qui se faisait maquiller peu de temps avant la cérémonie et elle nous laissa la prendre en photo dans ses beaux atours. Un moment magique et intime que peu de touristes ont l'occasion de réaliser. Il faut habiter à Hammamet pour avoir l'opportunité de saisir la vraie vie tunisienne et sans Monique, installée ici depuis plus de trois ans, vous ne verriez certainement pas cette photo prise sur le vif!
Agrémentée d'une température idéale en ce 16 août... cette nuit aux parfums entêtants du jasmin hammamétois nous a porté des ruelles de la Medina vers le jardin de Chez Achour, un restaurant bien connu, où, Monique et moi, avons pris un sorbet au citron, et une coupelle de fruits aux belles couleurs typiques de la méditerranées avec ses melons et pastèques...tout en devisant avec les voisins de table... Sous les arbres touffus de la cour terrasse du restaurant le temps passe...sans nous en apercevoir. et nous avons fini la soirée à l'intérieur de la Forteresse d'Hammamet, au Café sidi Bouhid, lieu magique appelé du nom du Saint Patron de la ville. Nous avons clos notre voyage en buvant le thé vert au pignon, une spécialité appréciée par tous. C'est de ce lieu patrimonial, au moment de la fermeture vers une heure 30 du matin,
que nous sommes rentrées à la demeure de Monique à l'entrée d'Hammamet.
Cette ville, dont ne mom Hammamet (pluriel de Hammam) tire son origine des thermes présents dans la ville romaine initiale, baptisée alors Putput. C'est le géographe arabre IDRISSI qui mentionne ce toponyme Hammamet dans son livre de géographie de 1152 il crit : « Au cap d'El Hammamat se trouve un château édifié sur un promontoire qui
s'avance dans la mer à environ un mille. »
Cette ville d'Hammamet a fait sa réputation dans les années 20 grâce à la présence d'une communauté d'artiste qui lui donne son sôté cosmopolite et sa légèreté de mode de vie... C'est le peintre Paul Klee qui lui attribuera le premier en 1914 le qualificatif de prestigieuse! On attribue àce peintre et philosophe la célèbre phrase "L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible" qu'il aurait prononcé à Hammamet. et dans les années 20 et 30, deux couples de richissimes étrangers vont s'installer à Hammamet et y faire construire de somptueuses demeures dont le Dar Sabastian du nom de son propriétaire un roumain Georgiu Sebastion et sa femme américaine ainsi que les Henson (Jean et Violet). La réputation de la ville attirera les grands noms de la littérature à partir de ce moment, ainsi André Gide ou Montherlant en font partie, Giacometti et Cocteau furent aussi des habitués d'Hammamet. Les hommes politiques y sont venus comme winston churchill et certains s'y sont installés Betino Craxi, par exemple. Depuis les années 80 le tourisme de masse a touché la ville et une association de sauvagarde s'est constituée en 2000 pour contribuer à l'aide de projets concrets à réhabiliter la ville après les abus commis...Au café de la plage, Karim nous a appris que des Eucalyptus plusieurs fois centenaires auraient été arrachés il y a une quinzaine d'années dans la frénésie de modernité etde la pression touristique. actuellement les sensibbilités changent et il semblerait qu'un tel projet ne serait plus admissible et il faut s'en féliciter!

Pour finir un bouquet de lectures sur Hammamet :
09:20 Publié dans Architecture, artiste, ASSOCIATION, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, Nature, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : robes, tradition, caftan, peinture, artiste, sebastian, Hammamet
10.08.2008
Les Belles de Mahdia
Dans la belle ville historique de Mahdia, première capitale de la dynastie des califes fatimides, qui fut par la suite abandonnée au profit du Caire, se perpétue la tradition du tissage pour les costumes traditionnels dont l'un des plus grands usages dans la moderne Tunisie est la somptueuse robe de mariée.
C'est dans cette ancienne capitale que j'ai découvert en pleine Medina la boutique de Karim Arous qui tisse à la main la Soi
e naturelle dans des couleurs chatoyantes. je n'ai pu résister à l'envie de lui acheter une écharpe somptueuse dans ce corail et or si séduisant sur les Brunes et les peaux bronzées par le soleil tunisien.
Ces costumes rebrodés de fils d'or continuent d'être fabriqués par queques 250 artisans répartis en 30
ateliers épaulés par près de 900 atisanes brodeuses.
On pénètre dans la vieille ville par la Skifa El Kahla , « le porche obscur ». Cette gigantesque porte, que l'on appelle aussi Zouila, est une véritable pièce de fortification construite le départ des Espagnols, en 1554, avec des restes de l’ancienne porte érigée au Xe siècle par le Mahdi.
En déambulant dans les petites rues on aboutit à une place plantées d'arbres touffus et
abritant deux cafés. La place du Caire possède un charme irrésistible. Notre ami Tarek, lors de notre passage à l'ombre de la petite Mosquée était parti suivre la prière. Le Muezzin venait d'appele à la prière et toute la place résonnait de cette voix forte et lancinante. Je frissonnai Une émotion palpable en cette nuit me parcourait le corps, les sens aiguisés par la voix, la couceur humide et chaude de l'air et la beauté saisissante du lieu.
Nous dirigeant vers le Bordj. grande forteresse surplombant la mer, nous
empruntons la route qui longe ensuite le rivage et nous découvrons le Bordj El Kébir qui est une kasba édifiée à la fin du XVIe siècle et réaménagée au XVIIIe. Lui fait face le cimetière marin que j'ai à peine discerné dans la nuit noire, mais que je me suis promis de visiter lors de ma seconde visite dans quelques mois, car il est certain que je vais y retourner avant que le tourisme de masse ne vienne tout abimer. Pour l'instant le tourisme est cantonné à la nouvelle zone touristique établie depuis à peine dix ans. La ville est relativement protégée de la horde touristique internationale. Toutefois les Russes ont envahi les hôtels de cette zone, ravis de la chaleur et de la magnifique plage de sable gris. Les belles de Mahdia ne sont pas les touristes fort dénudées et qui ont oublié qu'elles étaient dans un pays musulman, n'hésitant pas à porter des strings et à faire bronzer leurs seins nus. Non les Belles de Mahdia ce sont les filles de cette région réputées pour leur beauté, comme me le faisait remarquer ma copine Rahdia.
On ne peut quitter la vlle sans admirer le port qui fut creusé dans le rocher au Xe siècle: "la porte de la mer en est l'unique vestige visible depuis la route, mais en suivant la piste qui traverse le cimetière marin, on pourra examiner de plus près les vestiges de ce port d'un autre temps. Des femmes viennent ici laver les peaux et quelques barques de couleur apportent une touche de vie à ce paysage bien nostalgique". Il nefaut pas oublier que le port de Mahdia est un des premiers ports de pêche tunisiens; il a pour caractéristique d'être merveilleusement bien situé à l'extrémité du Cap Afrique, cette presqu'Île d'I,5 km de long sur 500 m de large.
Pour en savoir plus sur Mahdia Saisons Tunisiennes
23:10 Publié dans Architecture, artistes, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, Nature, patrimoine, Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Madhia, Tunisie, Sousse, Sahel, soie, Fatimides, Le Caire
15.07.2008
Abla Lassoued la navigatrice en Powerboat
Hier j'ai appris à connaître l'existence d'une autre femme tunisienne exceptionnelle, celle qui conduit les monstres des mers, ces powerboat, navires offshore: Abla Lassoued,
celle que les médias surnomment la Femme à la force tranquille vient de gagner la deuxième place au grand prix de Tunisie qui se déroulait du 11 au 13 juillet à Hammamet. Elle s'est hissée hier au rang d'héroïne selon certains médias.
Ce matin elle était interviewée à la télévision tunisienne et, bien qu'effectivement elle n'ait été que navigatrice, elle participe d'une belle performance comme membre de l’équipage du n°88 Kiton Outerlimits, a coté du pilote Joe Sgro et le « trottleman » et propriétaire du team Giancarlo Cangiano, sur le siège du navigateur. Elle deviendra ainsi la deuxième femme de l’histoire à courir dans la catégorie Evolution après la pilote Shelley Jory du n°77 Lucas Oil.
Je ne connais pas cette jeune femme, mais je l'admire beaucoup car ce sont des sports extrêmement dangereux et fatiguants pour l'organisme. J'ai assisté à une partie de la course et je peux vous certifier que les vitesses sont
faramineuses et la chaleur plus qu'intense sous le cockpit!
Depuis que j'écris sur les femmes tunisiennes, j'ai fait la constatation d'une certaine fascination de jeunes femmes pour les sports mécaniques. Ainsi le Rallye des Papillons orchestré de main de maître par Nadia Gammoudi a un franc succès auprès des Tunisiennes, la pilote moto Hamida Seklaoui est aussi connue pour ses performances, la pilote de Rallye Henda Chaouch en est une autre adepte.
Le sport en général reçoit une promotion notable dans un pays où la tradtion n'encourageait pas du tout le sport pour les filles. J'en suis un pur produit, ma mère refusait dans ma jeunesse que je fasse du sport sous prétexte que cela donnait des muscles!
Ainsi on peut lire sur le site Infotunisie:
"Parmi les multiples décisions en faveur du sport féminin, il importe de rappeler la décision présidentielle, le 3 juillet 2004, relative à la prise en charge par l'Etat des frais d'adhésion des associations sportives féminines aux fédérations nationales.
Le sport féminin bénéficie d'autre part à raison de 10 % des recettes du fonds national de promotion du sport, de la gratuité d'entraînement et de compétition dans les installations sportives.
Cette politique d'encouragement s'est traduite par l'accroissement du nombre des licenciées, porté à 27.449 en 2007 avec une hausse de 1514 licenciées par rapport à 2006.
Le nombre des sections de sport féminin est passé de 375 en 2006 à 394 l'année dernière. L'exercice écoulé a vu par ailleurs le lancement de deux associations sportives spécialisées, portant ainsi leur nombre total à 67 associations."
Une femme tunisienne sportive, c'est un nouveau modèle de femme qu'on promeut une femme moderne, dynamique, en mouvement qui bouge et donc qui est émancipée.
15:37 Publié dans Activités, Circuits tunisiens, FEMMES, Sport | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, sportive, sports, powerboat, Rallye, auto, moto
26.05.2008
Intimité et partage tuniso-français au Dar El Behi
J'ai découvert son lieu superbe, en plein coeur de la Medina, cette noble maison servant de salon de thé et qui pour le temps d'une après-midi, hors du temps, a été le lieu de notre bonheur. Nous avons redécouvert le plaisir de nous respecter et de nous détendre. Plus de stress ni de téléphone, une musique d'ambiance à l'unisson des lieux chatoyants et sophistiqués. Concentrées sur les conseils avisées de l'Artiste Cathy, nous avons revu et corrigé nos habitudes de maquillage et nous sommes sorties ravies de ce moment de partage intense et du résultat stupéfiant. Je vous prie d'admirer mes photos car le résultat est vraiment saisissant.
16:30 Publié dans Architecture, artiste, Bien être, Circuits tunisiens, FEMMES, Loisirs, patrimoine, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunis, Tunisie, Medina, Dar, El Behi, Maquillage, Hammam Ensa
21.04.2008
Tozeur, l'Alchimie Afro-orientale
Ce week end, mon amie Raja, une Tunisienne à la fois moderne et traditionnelle, rencontrée à mon précédent voyage est allée à Tozeur au Premier Festival des Musiques du Monde, intitulé : Tozeur, l'Orientale Africaine.Selon Abderrazek Cherait, le Maire de Tozeur et le président du comité d’organisation du festival, l’Orientale Africaine, est un échange, une spiritualité ou un passé retrouvé. « Tozeur est une cité à l’identité plurielle, africaine par ses racines, orientale par sa culture, elle a rayonné bien au-delà de ses frontières »
C'est intéressant cette définition car je me l'a fait mienne bien souvent car je me dis plurielle quand on me demande quelle est mon identité et je rajoute citoyenne du Monde.
Il n'y a pas longtemps mon copain Nejib, le créateur du portail sur le Cinéma tunisien m'avait parlé du Mezoued; il m'avait expliqué que c'était une musique tunisienne qu'il appréciait alors je suis allée écouter, mais je ne suis pas forcément la meilleure juge : Chadia Chaabane-law ken lik nwalli.
Dans la programmation du festival, le Mezoued tunisien était évidemment de la partie, le samedi soir et lors du concert de clôture Iran/Tunisie à la Maison De La Culture, l'Ensemble Shanbehzadeh d'Iran interprétait du Mezoued Tunisien.
J'ai voulu en savoir plus sur le Mezoued :"Le mezoued ou mezwed est un instrument à vent traditionnel de Tunisie qui correspond à une forme musicale propre. Cette cornemuse, d'une longueur de soixante-quatre centimètres, répandue en Tunisie est également utilisée en Algérie et en Libye. D'origine bédouine, cet instrument se serait diffusé des campements nomades vers les campagnes puis les villes. Il se joue généralement accompagné du bendir, du tbal et de la darbouka. Cette forme musicale, où l'instrumental domine, est accompagnée des paroles d'un chanteur exprimées en tunisien (et non en arabe comme dans les formes classiques de musique) et souvent accompagné d'un chœur masculin ou féminin.
Le mezoued se diffuse dans la culture urbaine des populations plutôt défavorisées et déracinées par l'exode rural. Il peut être vu comme l'expression d'un mal-vivre et d'une défiance vis-à-vis de la culture dominante, car il s'inscrit volontiers contre les codes de la bienséance en adoptant un langage argotique et en traitant de thèmes provocateurs. Ses plus sévères critiques associent le mezoued au zendali (réputé comme le chant des taulards).Cela étant, le mezoued est de plus en plus incorporé au répertoire de grands chanteurs tel Hédi Jouini, regagnant ainsi une vraie place dans la cité.
source Jetsetmagazine.net
Tozeur la perle plurielle:
Située au nord-ouest du Chott el-Jérid, Tozeur est la capitale du Djérid, au coeur de l'une des oasis les plus célèbres au monde, qui a connu un peuplement ancien dont l'origine principale est berbère. Centre actif du commerce caravanier transsaharien fréquenté par les Puniques, elle voit les Romains s'y installer en 33 av. J.-C.; ils rebaptisent la ville et la nomment Thusuros. Peu de vestiges attestent de cette époque pendant laquelle la ville devient un poste sur le limes (frontière) saharien. Spécialisée dans le commerce de dattes, elle est une plaque tournante du commerce des esclaves (sur la voie romaine allant de Gabès à Biskra). De l'influence chrétienne, il subsiste une église devenue ensuite la mosquée al-Kasr (à Bled al-Haddar).
C'est au XIIIe siècle que la ville se convertit à l'Islam avec l'arrivée des Hafsides. Elle se développe ensuite en dehors de sa palmeraie et connaît un grand essor économique jusqu'à son apogée au XIVe siècle.

De nos jours, Tozeur et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. La commune est créée le 23 juillet 1888. Elle compte selon les sources de 42 000 à 70 000 habitants (?). La ville est construite en briques typiques du Jerid, faites d'un mélange de sable et d'argile. Le plus vieux quartier est constitué de petites ruelles datant du XIVe siècle (Ouled-el-Hadef) à l'architecture plein de charme.
La ville est entourée d'une palmeraie d'environ 1000 hectares, abritant quelques 400 000 arbres, irrigués par 200 sources. Ces palmiers dattiers constituent la première source de richesse Mais la ville de Tozeur possède un autre atout, le tourisme.Grâce à son climat doux et sec en dehors du pic de l'été et grâce à ses oasis elle attire de plus en plus de visiteurs
Photo Palmeraie de tozeur - Les Trésors de la TUNISIE Septembre 2006
10:50 Publié dans artistes, Circuits tunisiens, Musique, Nature, patrimoine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tozeur, Tunisie, Musique, Mezoue, Cinéma, Tunisien, patrimoine
26.02.2008
Les Églises de Tunisie
« L’ancienne église de Notre Dame de la Garde abrite depuis 2003 le Musée de Zarzis. Elle fut construite vers 1920 par deux prêtres missionnaires : les Pères Deshay et Deschanels. On y distingue nettement la nef centrale flanquée des bas-côtés, le transept avec ses deux bras qui s’étirent de part et d’autre du chœur donnant à la basilique la forme d’une croix. Destiné aux paroissiens de la ville de Zarzis, cet édifice religieux a été fermé en 1954, après le départ du dernier prêtre connu, Père Immhof. L’église a été restaurée et aménagée en Musée après avoir abrité le Comité culturel. » source Saisons tunisiennes
En lisant ces mots sur le site de mon ami Raja Skandrani, Saisons Tunisiennes, je me suis posée la question des vestiges catholiques de Tunisie. J’avais parlé du sort des cloches de l’Église de Mégrine qui avaient été récupérées par un amoureux avisé du patrimoine tunisien, de cette identité plurielle aux accents multi-confessionnels. Ces cloches ont une importance plus intime, depuis que j’ai appris que j’avais reçu le baptême dans cette même église. Je ne veux pas dire que c’est pour leur valeur religieuse qu’elles m’importent, mais qu’elles sont un fragment de mon existence et de celles des habitants de ce quartier, du temps où se côtoyait une mixité culturelle dans une petite ville comme Mégrine.
Plus grandiose qu’une simple église, l’ex-cathédrale catholique de Saint-Louis est un édifice de style éclectique « néo-roman-mauresque » construit en 1890 sur le lieu même où le roi français saint Louis mourut à la huitième et ultime croisade (1270). Situé sur la Colline de Byrsa, à Carthage, elle laisse son empreinte sur le paysage.
À Tunis, la Cathédrale Saint-Vincent-de-Paul a été bâtie dans un style éclectique de forme néo-byzantine, en 1897 sur l’emplacement de l’ancien cimetière chrétien de Saint-Antoine. (source wikipedia)
L’enseignante chercheure Chiraz Mosbah, de l’Université de Sousse nous explique :
« Oscillant entre continuité avec un héritage ancien et rupture, entre tradition et modernité, la production constructive en Tunisie de l’époque coloniale témoigne d’un grand renouvellement artistique et de la présence d’influences croisées. En effet, les projets constructifs du Protectorat se partagent une architecture qui s’inspire d’un répertoire occidental (particulièrement français et italien) et une architecture qui fait référence à la tradition locale. Certaines réalisations permettent ainsi d’instituer un prolongement de l’art indigène en se réappropriant ses différents éléments, alors que d’autres reflètent des répliques classiques ou modernes qui reproduisent un nouveau langage affichant une grande adhésion aux différentes formes de l’art occidental.
Cette production constructive, fruit d’une confrontation d’anciens et de nouveaux modèles architecturaux et décoratifs, suit plusieurs courants -tantôt dissociés, tantôt combinés- que nous pouvons regrouper en 5 tendances artistiques selon différentes périodes : le style éclectique (1881-1900), qui se ramifie par la suite en style art nouveau (1900-1920) et art déco (1925-1940) inaugurant les temps de la modernisation sur le territoire de la Régence tunisienne. Parallèlement et dans le même esprit, le style néo-mauresque (1900-1930) et enfin le style moderniste (1943-1947). »
La paroisse de Mégrine date de 1931, il existait 80 paroisses en Tunisie au moment de l’Indépendance en 1956, les Catholiques formaient une communauté d’environ 280 000 personnes en 1949, ils sont dix fois moins nombreux de nos jours, d’après le Diocèse de Tunis.
Près de mon hôtel sur la rue de Palestine, ancienne rue Courbet, se trouve l’Eglise Jeanne D’Arc qui est restée propriété du Vatican comme la Cathédrale de Tunis après les accords de 1964, suite à la Nationalisation. Les autres biens conservés sont une église à La Goulette, un presbytère à Hammam-Lif, de même à Grombalia avec l’Eglise et la Salle paroissiale, l’Eglise Saint Félix de Sousse et le Presbytère de Djerba.
Ont été cédées immédiatement à Tunis, l’Eglise Notre Dame du Bon Conseil et sa salle
paroissiale de la Rue Courbe, l’Eglise Notre Dame du Rosaire de la rue de l’École, l’Eglise Sacré Cœur son Presbytère et sa salle paroissiale de la rue des Protestants, la chapelle de Bab Saadoun, enfin l’Eglise, le Presbytère et la Salle paroissiale de la rue Jammâa Zitouna (ancienne rue de l’Église). Il faut savoir que cette dernière est la première église de Tunis, dédiée à la Sainte-Croix, édifiée en 1662 est aujourd'hui transformée en arrondissement municipal, si mes renseignements sont bons. (source , Tunis raconte ses rues durant le Festival de la Medina)
J’ai pourtant eu l’information qu’en 2000-2002 avait été prévue la restauration dans la Médina de l’église Sainte-Croix et son couvent et leur reconversion en Centre méditerranéen des arts appliqués.
« Le projet de reconversion de l’ensemble architectural de l’église sainte croix en un Centre Méditerranéen des Arts Appliqués vise la création d’un noyau culturel susceptible de renforcer les liens entre les peuples du bassin méditerranéen, ce qui permettra de contribuer à la promotion d’un tourisme culturel de haute facture qui constitue l’une des composantes économiques du pays.
En effet, l’intérêt pour la culture et le tourisme culturel dans la Médina s’est accru ces dernières années. La Médina redevient, peu à peu, le centre le plus recherché dans l’agglomération tunisoise, pour les activités culturelles d’envergure qui s’y développent.
Le projet «Centre Méditerranéen des Arts Appliqués» cadre donc bien avec les objectifs de développement culturel de la ville de Tunis et les objectifs patrimoniaux de sauvegarde et de mise en valeur des monuments représentatifs de la mémoire de la cité historique.
La proposition de réaffectation de l’Eglise Ste-croix, actuellement siège de l’arrondissement municipal de la Médina, ainsi que le presbytère y attenant en un Centre Méditerranéen des Arts Appliqués est de nature à renforcer le principe et les valeurs de tolérance qui ont caractérisé l’histoire de la Médina et d’affirmer l’identité méditerranéenne de la ville de Tunis. »
Je ne crois pas que cet ensemble ait été réalisé. Je vais m'en informer à mon prochain passage à la Médina.
Les projets de restauration de la Médina
18:37 Publié dans Architecture, Circuits tunisiens, Histoire, patrimoine | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Eglises, restauration, tunisie, Tunis, histoire, Djerba, Grombalia
13.02.2008
La source de Zaghouan: écotourisme pionnier
"L’aqueduc d’Hadrien, long de 132 km, érigé entre 120 et 130 après J.C. pour alimenter Carthage, était flanqué d’un imposant temple dédié aux dieux des eaux et dont les vestiges sont encore visibles, au pied de la montagne de Zaghouan, à la source"Mohammed Labi Bouguerra
Ce dessin est issu de la Géographie Universelle d'Elysée Reclus, ce géographe immense qui fut aussi le rédacteur des guides Joanne et qui visita à la fin du XIXe siècle une grande partie du monde dont la Tunisie. Cette reproduction du Temple de Zaghouan dessinée par un accompagnateur de Reclus, je l'ai redécouverte grâce au Net et elle vient des Etats-Unis, je l'ai achetée sur Ebay. Je l'ai encadrée et elle trône dans mon entrée au côté d'une vue de la Médina de Tunis que je me suis procurée de la même façon. En novembre, alors que je rencontrais mon amie Raoudha
du Kef, elle me présenta un monsieur originaire de Zaghouan et qui ne connaissait pas cette gravure. Comme avec sa femme il entreprend de valoriser la région en développant le tourisme culturel, je lui ai fait parvenir par fax cette reproduction scannée. Sa femme gère une ferme à Zaghouan: Dar Zaghouan.
Le nom même de leur entreprise écotouristique ne peut que m'interpeller : Les Chalets des Aqueducs de Zaghouan. Positionnés idéalement au pied des Acqueducs, ces chalets concourrent avec bonheur au développement d'une carte de circuits écologiques, dans le contexte d'un tourisme culturel durable.
La Tunisie commence à croire timidement au potentiel du tourisme culturel que j'appelle de mes voeux depuis des années depuis le Canada et maintenant depuis la France en essayant de dynamiser une association Le Cercle Nature et Culture en Tunisie, en lien avec le Cercle Nature et Culture des Hautes-Terres fondé par Ch. Michael Vinson au travers des Cercles
Dans un article paru surAudineton pouvait lire ceci: "La sauvegarde du patrimoine et sa mise en valeur culturellement au service du tourisme constitue un pari à relever pour la Tunisie en vue de promouvoir le tourisme culturel, particulièrement ce qui concerne la protection des sites archéologiques, au service du tourisme culturel et écologique. Parmi les sites ciblés par cet effort figurent les parcs archéologiques de Carthage, Oudhna, les aqueducs de Zaghouan, Dougga et Sbeitla (...)"
Le journal La Presse de Tunisie en mars 2007 , sous la plume de Tahar Ayachi décrivait ainsi le lieu "Dans un périmètre de poche, vous avez la ville et son décor d’arrière-fond montagneux ; vous avez les monuments antiques ou de style andalou intra muros et dans le voisinage immédiat, les jardins de rêve et bien d’autres choses encore, plus séduisantes les unes que les autres. "
L'idée de développer une forme de tourisme à la ferme commence à séduire des pionniers et leur rêve est devenu réalité:" disposant d’une belle ferme située au pied du mont Zaghouan, juste à l’entrée du chef-lieu, (ils)ont perçu les ressources inexploitées de leur patrimoine : un site d’une exceptionnelle beauté avec la montagne pour toile de fond, des possibilités d’aménagement de circuits de parcours de santé et de randonnées à pied, en VTT ou à dos de bête, des installations fermières pour abriter toutes sortes d’animation. Il ne restait plus que l’accueil et l’hébergement. Qu’à cela ne tienne. On aménagera, à l’entrée de l’exploitation, deux «suites» dans un style campagnard colonial avec tout le confort d’un intérieur de standing, un ameublement et une décoration d’une grande originalité avec des éléments de récupération revisités pour une esthétique et un usage contemporains, et sur la terrasse implantée face au Zaghouan : une piscine alimentée en eau de source naturelle amenée en mini-aqueduc et tombant en cascade dans un bassin équipé pour la nage à contre-courant d’hydro-masseurs et de jacuzzi." extrait de la Presse
Sihem Mlika, la propriétaire des lieux a ouvert ce gîte rural avec têble d'hôtes. Vous avez peut-être aperçu sa maison, puisqu'elle est passée sur la télévision française A2 vers 8 heures du matin dans larubrique Partir en décembre. De deux chambres cet été, elle a en mars 4 nouvelles chambres à offrir : la chambre d’hôte du BEY, la chambre d’hôte du KAIED, la chambre d’hôte L’OLIVIER et la chambre d’hôte L’AMANDIER. Merci de me contacter pour plus de renseignements.
Un peu d'histoire archéologique: Zaghouan au temps de l'empereur Hadrien:
"L'empereur Hadrien décide le captage des sources existant dans les massifs montagneux du Djebel Zaghouan et du Jouggar ainsi que la construction d'un immense aqueduc destiné à conduire les eaux vers les citernes de la Maâlga, réservoirs d'eau de 25 000 m³, situés sur une partie élevée de la colline de Carthage. Les sources ont un débit très variable, allant de 5000 m³/jour à plus de 25 000 m³/jour. Les citernes privées restent toutefois nécessaires pour les quartiers plus élevés que celui de la Maâlga.Les sources captées sont au nombre de quatre : Nympheum et Aïn Ayed (dans la région de Zaghouan) ainsi qu'Aïn Djour et Aïn Ziga (dans la région du Jouggar). L'aqueduc, conçu pour assurer un débit journalier de 32 000 m³, comporte deux branches, l'une venant de Zaghouan mesurant 6,01 kilomètres de longueur, l'autre, venant du Djouggar mesurant 33,63 kilomètres, se réunissant à Moghrane. La longueur totale de l'aqueduc jusqu'à Carthage, y compris les diverses ramifications, est de 132 kilomètres. ." SOURCE WIKIPEDIA
Le Temple ds Eaux d'Hadrien:
Construit sous Hadrien vers 130, le Temple des Eaux (Nymphée) est un bassin collecteur en forme d'hémicycle, point d,arrivée de plusieurs sources et lieu de départ du grand acqueduc de Catthage.Les Romains vénéraient les soources. Nous savons que cet acqueduc a été inauguré par l'Empereur hadrien lui-même en 138 peu avant sa mort.Douze niches abritaient douze divinités (Neptune et les néréides). Le site est absolument magnifique.
VOIR ENCYCLOPEDIE DES PIEDS NOIRS
UN TRÈS BEAU SITE A CONSULTER SUR ZAGHOUAN
Share on Facebook16:45 Publié dans Activités, Architecture, ASSOCIATION, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, patrimoine, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Zaghouan, Hadrien, Rome, Tourisme, Écologie, environnement
02.02.2008
Introduction au Sahara...Nadia, l'amoureuse du désert
«Je ne suis qu'une originale, une rêveuse qui veut vivre loin du monde, vivre de la vie libre et nomade, pour essayer ensuite de dire ce qu'elle a vu et peut-être de communiquer à quelques uns le frisson mélancolique et charmé qu'elle ressent en face des splendeurs tristes du Sahara.» Isabelle Eberhardt
Cette phrase écrite il y plus de cent ans, je l'offre à une Tunisienne d'exception que j'ai rencontrée à mon dernier passage en Tunisie. Chaque voyage s'enrichit d'une collection de Distinctive Women. Nadia, à la manière d'Isabelle Eberhardt, est une amoureuse du désert. Quand elle me parlait de sa passion, des émotions qu'elle ressentait chaque fois qu'elle s'y rendait, de cette paix intérieure, je pensais à cette aventutière, cette écrivaine voyageuse, cet être hors du commun qui s'est créée un Destin, une mystique qui aimait à la folie le Sahara.
Nadia Gammoudi est une belle jeune femme, sportive connue comme la première femme africaine pilote de rallye 4X4 automobile. Elle est également une femme de tête, l'organisatrice du Rallye des Papillons qui pour la 5ème année se tiendra du 6 au 12 mars 2008. Interrogée dernièrement par les média, Nadia déclarait:
«Après la réussite de la 4e édition, j'avais de bonnes raisons pour organiser le 5e rallye des Papillons qui est devenu une tradition. Mon but est de vulgariser le tourisme sportif et culturel avec le support automobile 4x4 réservé aux femmes... L'édition 2008 aura un cachet plus coloré et plus animé avec la présence des champions pilotes, tels que Slim Kamoun, Raouf Chekir, Slim Essaïem».
Début janvier lors de mon passage 17 pilotes féminins étaient déjà inscrites dont notre amie Tunisienne Hamida Seklaoui (1ère femme arabe maghrébine pilote de rallye moto), l'Italienne Ennirica Perrigo (propriétaire d'une écurie de pilotage) et des pilotes françaises et Canadienne. Je comprends que la passion de Nadia puisse l'aider à soulever des montagnes. Car c'est aussi une femme de coeur puisque elle a prévu une caravane humanitaire.
Nous avons évoqué son choix des épreuves et son repérage méthodique dans le désert. J'ai remarqué son exigence et sa philosophie de l'effort. Ce n'est pas un petit rallye qu,elle nous prépare mais un vrai parcours de pro avec le luxe des tentes à la Shéhérazade, pas de bivouac spartiate, luxe calme et volupté entre les épreuves.
J'ai noté la classe de cette jeune femme qui est aussi capable de parler de son goût pour le désert que de sa foi en un Islam bon et humaniste...une vraie citoyenne du Monde comme je les apprécie.
Au plaisir de se revoir Nadia
Site officiel du Rallye des Papillons
17:07 Publié dans Activités, Circuits tunisiens, FEMMES, Humanitaire, Nature, Sport, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rallye, Tunisie, femmes, féminin, Papillon, Désert, Gammoudi







