06.08.2009
Sourour Hadiji, la coiffeuse des Stars
Dans le quartier vibrant d'Ennasr, tout près du Salon de Thé incontournable La Phalène, j'ai rencontré une femme d'affaires talentueuse qui possède un salon de coiffure et d'esthétique très couru par les Tunisiennes distinguées. Cette Business Woman est aussi une Distinctive Woman au parcours pas banal. En effet, Sourour a débuté sa vie professionnelle comme enseignante, mais très vite elle a compris que sa route conformiste n'était pas la meilleure et sa passion de la Beauté l'a entraînée vers ce qui depuis quinze ans l'anime: la coiffure et l'esthétique.
Sourour pratique avec succès depuis quinze ans son métier...Elle est installée à Ennasr depuis dix ans et son salon ne désemplit pas...Combien de fois, j'ai pu admirer les futures mariées venir se faire dorloter dans ce salon où on les prend en charge de la tête au pied...J'en ai même photographié certaines en particulier les coiffures sophistiquées élaborées par Sourour. L'Art de mettre en valeur les femmes, Sourour l'exerce à merveille, c'est d'ailleurs une de ses spécialités, le Relooking-Visagiste...sans compter la pause d'extensions de chevelure ou la pose de faux ongles.
Sourour a réussi parce qu'elle possède une personnalité rayonnante, mais également parce qu'elle est à l'affût de la nouveauté, curieuse et voyageuse infatiguable, elle participe à tous les congrès et séminaires d'esthétique. Les soins des cheveux la passionnent et elle n'a pas hésité à aller à Paris tout spécialement pour faire un stage en 2005 chez Jean-François Lazartigue, le spécialiste international en soins capillaires.
Sourour a su se créér une réputation grâce aussi à sa stratégie intelligente, celle de faire venir des coiffeurs étrangers talentueux qui amènent leur savoir faire, leurs coups de peigne magiques, en particulier les Coiffeurs libananais, dont raffolent les Tunisiennes. Il faut dire qu'ils apportent toujours une classe et un style, sans parler de leur beauté personnelle. Sourour renouvelle la présence de coiffeurs étrangers, ils sont Egyptiens, Turcs ou dernièrement italiens. En cela Sourour Hadiji est unique. Car si les clientes bénéficient de cet apport de professionnels étrangers, le personnel du salon suit ainsi des stages de formation permanente, ce qui est assez rare pour le signaler!
Mais l'originalité de Sourour ne s'arrête pas là car, amoureuse des voyages Sourour rayonne au travers du monde arabe en représentant des produits de soins capillaires comme Vitality's. Elle a été la première à introduire en Tunisie les traitements protéinés de Keratine pour le lissage des cheveux, une merveille. De son ancien métier, Sourour a gardé l'envie d'enseigner la coiffure...elle donne depuis des années des cours de coiffure en Lybie.
La célébrité, Sourour l'a gagnée en devenant la coiffeuse et l'amie des Stars comme la libanaise Sabouha (sur la Photo) ou comme la star égyptienne Khaled Selim ou la chanteuse Folla, sans oublier les nombreux artistes tunisiens.
Elle a réussi à être reconnue elle même en faisant des interviews et des émissions de télévision comme sofiane Show ou Ahna Aka sur TV7. D'ailleurs Sourour avoue que les meilleurs moments de sa carrière, elle les doit à ses émissions, et d'ajouter elle les doit "à la satisfaction de mes clients", qui sont fidèles à son salon. Une clientèle selecte et classe composée exclusivement désormais des femmes, de très nombreuses Distinctive Women de Tunisie.
Sourour, quand on l'interroge sur son avenir professionnel, son visage s'illumine car c'est une battante, toujours pleine de projets; son ambition c'est de développer les soins capillaires et de lancer des produits dans tout le Maghreb et notamment sur le marché algérien. La Tunisie reste la plateforme de développement de son business. Vous allez-me dire mais en dehors de sa profession, Sourour a-t-elle des loisirs? Bien sûr, hormis les voyages, elle adore la musique, le chant et adore rencontrer les gens pour découvrir les autres cultures.
Sourour Hadiji, une Distinctive Woman ouverte aux autres mondes....
20:10 Publié dans artistes, Business, cinéma, FEMMES, Photographie, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunis, tunisie, ennasr, beauté, femme, business, coiffeur
23.09.2008
PARLEZ-MOI DE LA PLUIE un film d'Agnes Jaoui
Pour une fois je ne vais vous parler d'une femme vivant en Tunisie, ni étant née en Tunisie mais c'est une grande dame que les Tunisiennes aiment bien en général et dont les parents sont des Juifs originaires de la Tunisie. C'est une
cinéaste que j'affectionne particulièrement et je ne rate jamais d'aller visionner ses films.
Je commencerai par une remarque sur le titre du film que je ne trouve vraiment pas accrocheur et pour tout dire un mauvais titre. J'ai pensé "Ennuyeux comme la pluie" et "parler de la pluie et du beau temps". Et je me suis dit qu'un spectateur peu averti risquait fort de ne pas aller voir ce film à cause de son titre; Et bien, il aurait eu tort!
Cette saga de la vie ordinaire nous propose un regard de femme sur la vie française contemporaine, celui d'Agnès Jaoui, qui n'est autre que la réalisatrice et l'actrice principale de son film. Elle joue ici le rôle d'une célèbre romancière parisienne féministe qui a décidé d'entrer en politique. Au cours d'un voyage dans sa province natale du côté d'Avignon, elle se remet en question entraînée par la succession des évènements mêlant sa vie privée et sa vie publique. Durant l'été, une année après la mort de leur mère. Agathe Villanova (Agnès Jaoui) retrouve sa petite soeur Florence pour le partage des effets appartenant à leur défunte mère. Présents sur les lieux de leur enfance, deux autres protagonistes tissent des liens très sensibles avec le passé: Minouna, la bonne de toujours et son fils Karim, interprété par l'excellent Jamel Debbouze. jean-Pierre Bacri (Michel), le compagnon d'Agnès Jaoui et co-scénariste du film, joue un cameraman et scénariste un peu looser et très amoureux de Florence, elle même mère de famille et mariée.
Le point fort du scénario réside dans l'utilisation d'un artifice courant au théâtre depuis Shakespeare, le théâtre dans le théâtre...ici un documentaire est tourné à l'intérieur du film, peignant une double réalité et rendant le spectacteur complice des comédiens. On y voit Agathe, qui accepte de répondre aux questions de Michel Ronsard alias Baccri assisté par Karim (Debbouze). Le tournage de ce documentaire est l'occasion d'assister à un brillant échange entre le trio (Baccri, Debouzze et Jaoui), les trois têtes d'affiche. Pascale Arbillot campe la soeur mal aimée et mère de famille un peu paumée. Le troisième rôle féminin est celui d'une serveuse qui travaille dans le même hôtel que Karim. Cette jeune femme moderne au caractère trempé donne la réplique avec beaucoup de talent à Jamel Debouze, un jeune Beur écorché, talentueux mais confiné dans un petit boulot dans un hêtel très ordinaire. La quatrième femme, la plus âgée et la plus humaine et criante de vérité est Mimouna, la mère de Karim, cette jeune fille ramenée en France par ses patrons au moment de l'indépendance et qui a servi la famille toute sa vie, comme bonne à tout faire.
Alors les figures masculines, hormis Baccri et Debbouze, sont en filigrane, des figurants sur l'écran comme dans la vie des deux soeurs: le concubin de la romancière est un homme gentil, mais terne, dominé par sa compagne féministe; le mari de la soeur est un gentil cocu qui semble vivre sur un nuage enfantin et qui mène une vie de père de famille tranquille. Ces nouveaux modèles d'hommes français soumis sont intéressants car ils montrent les réels changements dans la société française avec de nouveaux modèles féminins en contrepoint des masculins...des femmes qui mènent les couples qui leur donnent leur rythme, des tranches de vies ordinaires faits de moments d'illusion et de tendresse, de difficultés financières et d'idéaux de salons parisiens.
Une vie provinciale à des années lumières de celle de Paris, une vie authentiqu, simple comme la pluie inexorable.
22:45 Publié dans artiste, cinéma, FEMMES, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : France, film, femme, Jaoui, Baccri, Debbouze
21.09.2008
Dora Bouchoucha une productrice à l'affiche
La Productrice de Nomadis Images est une femme tunisienne à connaître, car elle a un somptueux parcours de battante. Depuis 1992 elle s'est investie dans les projets cinématographiques en Tunisie. Ele dirige actuellement la 22ème session des Journées Cinématographiques de Carthage qui démareront le 25 octobre prochainMais Dora est aussi connue comme une militante qui cherche à imposer le cinéma du Sud sur la scène mondiale.
"Son credo : aider les jeunes réalisateurs de la région à améliorer leurs scénarios et à trouver des financements auprès des fonds d'aide européens, où elle dispose de précieux contacts, afin qu'ils puissent tourner dans les meilleures conditions. Elle leur fournit aussi des tuyaux pour qu'ils assurent la distribution de leurs films à travers les réseaux des festivals, des chaînes de télévision et des salles commerciales." extrait d'un article de Jeune afrique 2005
Elle fait actuellement parler d'elle dans le magazine Réalités où elle a donné une interview.
Ses objectifs sont clairs:
"Nous voulons que les JCC soient une vitrine de qualité pour la production africaine et arabe récente.
Nous avons également prévu des rencontres entre professionnels. Nous prévoyons un entretien entre deux grands réalisateurs du Sud et du Nord où chacun exposera son regard sur la réalité qui l’entoure, qu’elle soit culturelle, sociale, politique ou économique.
L’atelier de projets demeure également un élément phare des JCC. Une dizaine de projets sont en lice pour cinq bourses de développement de 10.000 Euros chacune. Elles sont offertes par des organismes comme le CNC français (Centre National de la Cinématographie), l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), Tv5 /Arte, l’IFC et d’autres. Nous avons aussi l’intention d‘organiser un « producers’ network » c’est-à-dire de mettre en contact des porteurs de projets de scénario avec des producteurs européens susceptibles de les co-produire."
Biographie professionnelle
Membre du Comité Pédagogique M.F.D.
Diplômée en Littérature anglaise, Dora Bouchoucha est productrice de cinéma depuis 1994.
Elle fonde Nomadis Images, sa société de production en 1995.
Elle a produit et coproduit de nombreux documentaires, courts et long-métrages de fiction tunisiens et étrangers.
Elle crée l’Atelier de Projets des Journées Cinématographiques de Carthage en 1992 qu’elle dirige depuis.
Elle a également mis sur pied les Ateliers SUD ECRITURE qu’elle dirige depuis 1997.
Dora Bouchoucha participe à de nombreux débats et à la réflexion sur le cinéma au sein de festivals internationaux où elle est régulièrement membre de jury et a publié de nombreux articles et communications liés au sujet.
Elle est membre permanent du Comité de conseillers du Cinemart de Rotterdam et membre de la Commission d’aide à la production de l’OIF. Elle est partenaire et responsable pédagogique du programme MFD (Meda Film Production).
Elle est consultante et membre du comité de sélection des films arabes et africains pour la Mostra de Venise 2008 et Présidente de la Commission d’Aide à la production, volet télévision et documentaire de L’OIF.
Elle dirigera la 22ème session des Journées Cinématographiques de Carthage en 2008
23:41 Publié dans artistes, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bouchoucha, cinéma tunisien, JCC, spectacle, film, festival, Carthage
17.09.2008
Une productrice Tuniso canadienne à l'honneur
Elle esst d'origine tunisienne, elle vit au Canada et vient de produire le film VICTORIA? Qui est elle? En avait vous entendue parler? Moi je ne la connaissais pas et il y a quelques jours j'ai reçu un mail la concernant et cela m'a donné le goût de vous en parler. Elle s'appelle Hejer Charf. sur wikipedia on peut y lire qu'elle vit à Montréal et qu'en 1996 elle Nadja Productions Inc., "une compagnie qui se consacre à la production de films d’auteur et de spectacles au carrefour du cinéma et de la chanson".
On y apprend qu'elle a été journaliste, critique de cinéma, organisatrice de festivals et auteure de films documentaires.
Elle a produit aussi les spectacles de chansons de l’actrice Anna Karina et de Philippe Katerine au Québec.
Hejer Charf a écrit, produit et réalisé le long métrage Les Passeurs. Ce film a reçu le « Sceau de la Paix de la Ville de Florence ». Il a été sélectionné dans plusieurs festivals et est étudié dans plusieurs
universités dans le monde.
- « C’est dans Le Passage que je suis entière. Le passage d’une culture à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une ville à l’autre, d’une religion à l’autre, du réel au fictif. Je voudrais situer mes films entre deux frontières toujours dans un élan de passage et d’ouverture. Mes premiers cinéastes de référence et d’émotion sont toujours et pour toujours Godard et Pasolini. Leurs cinémas mêlent la fiction et la réalité, la littérature, la poésie et le cinéma. Leurs films échappent à la frontière des genres. Et je n’aime pas les frontières. Le cinéma est un art « encyclopédique » qui passe de la musique, à la peinture, aux livres... à la pensée. Mon prénom Hejer se prononce "Et j’erre" » (Hejer Charf).
Hejer Charf fait revenir sur les écrans la muse de la Nouvelle Vague Anna Karina, la fidèle interprète du cinéaste
Jean-Luc Godard. VICTORIA sera projeté en avant-première au Festival de Pusan en Corée du Sud (2-10 octobre) où toute l'oeuvre d'Anna Karina sera mise à l'honneur lors de la prestigieuse cérémonie Hand Printing. VICTORIA sera projeté ensuite dans plusieurs festivals à travers le monde.
Biographie transmise par son attachée de presse:
Elle est auteure des courts métrages: la mélomane (2008),la main de fatma (2008) et sur la trace de ma malédiction (2008). Elle est auteure de films documentaires dont Anna Karina (2004), Libans, quels avenirs? (2007), Femmes arabes au Québec (2007).
Elle a produit le film Victoria réalisé, écrit et joué par Anna Karina. Philippe Katerine y compose la musique (2008).
Le film documentaire Femmes arabes au Québec est un sujet que je connais bien puisque moi-même canadienne née en Tunisie et vivant à Montréal j'étais considérée comme tunisienne dans les statistiques québécoises et je me souviens qu'on m'ait dit, lors dela cérémonie où l'on devient nouveau citoyen canadien: bonjour la Tunisie...la vraie révélation de mon appartenance à une communauté que ne connaissais pas vraiment, ayant tant de temps vécu en France et en Amérique.
Ces Femmes arabes du québec ont leur magazine et ont organisé en mars dernier une soirée gala pour honorer plusieurs de ces femmes: une de mes amies y a été honorée elle est algéroise et s'appelle Farida Osmani, je la salue ici même car je connais son courage, son
intelligence et son mérite.
Bien entendu plusieurs tunisiennes ont été les muses de la soirée en commençant par la journaliste et traductrice Aziza Blili, la femme d'Affaires Lamia Ben Saleh, l'artiste peintre Neila Ben Ayed
et si Hejar Charf n'a pas été reconnue lors de cette soirée, elle n,en reste pas moins un des grands noms de le Tunisie au Canada
le mot de la fin lui revient:
"Je voudrais situer mes films entre deux frontières toujours dans un élan de passage et d'ouverture. Cet entre-deux m'est indispensable et c'est dans le passage que je suis entière. Au Canada, la cohabitation des cultures, des races, des religions, des langues est parfois ou souvent difficile mais toujours inspirante. La différence est à chaque coin de rue et j'ai décidé de la voir, de la montrer et de la défendre. Mes premiers cinéastes de référence et d'émotion sont Godard et Pasolini. Leurs films mêlent la fiction et la réalité, la littérature, la musique et le cinéma. Ils échappent à la frontière des genres. Et je n'aime pas les frontières. Le cinéma puise son imagination et sa poésie dans la diversité humaine et la pluralité des regards."
Bravo à toutes ses Distinctive Women de l'autre côté de l'Atlantique!
22:25 Publié dans cinéma, FEMMES, Film voyage, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunsie, Canada, Arabe, femmes, Productrice, Hejer Charf, Farida Osmani
21.07.2008
Distinctive Women in Tunisia promu à la RTCI
Samedi dernier en après-midi, j’ai participé comme invitée de la première heure de Quiproquos, l’émission de Tarek Mrad sur RTCI, la radio multiculturelle de Tunis. L’animateur vedette venait de repérer le site Distinctive Women In Tunisia et m’a demandé de venir en parler sur les ondes.
Un direct convivial dans une ambiance chaleureuse. Je me suis sentie très à l’aise pour parler des femmes plurielles, de mon goût pour les Femmes tunisiennes et de ma volonté de promouvoir la Tunisie, ses paysages mais son autre richesse, ses femmes.
Tarek a voulu que je parle de mon parcours de mon retour ici, puisque je me réinstalle à Tunis, dans mon pays de naissance et que je deviens une Bent Bled…J’ai évidemment parlé de Mégrine, ma ville de naissance mais aussi de ma manière de lier les femmes à leur lieu, comme la rencontre avec Dar Chennoufi à la suite d’un article écrit sur Le Kef…j’ai évoqué aussi les rencontres littéraires comme celle de Hélé Béji… Évidemment je n’ai pu évoquée que très peu de coups de cœur, car une heure ponctuée de beaucoup de musique, cela passe vite et je me laissais guider par Tarek qui est un grand professionnel, cinéphile au choix musical excellent…j’ai apprécié tout particulièrement en début d’émission Etienne Daho, un chanteur français que j’apprécie depuis le début de sa carrière.
Tarek m’avait demandé par mail de lui parler d’un film vu récemment qui m’avait plu et qu’il avait vu…un entretien contradictoire fort intéressant car nous n’avions absolument pas la même lecture du Film. Moi j’en ai une affective et probablement très française et lui une vision plus intellectuelle, mettant en exergue les défauts de construction du film…du moins ce qu’il jugeait en être ainsi…
La critique cinématographique est toujours subjective et évidemment tout dépend de la grille de lecture…En cela ma vision est confirmée par plus d’un critique cinématographique professionnel français comme Aurélien Ferenczi
responsable de la rubrique cinéma de Télérama:
« On ne nous demande pas d’être objectif, mais d’être subjectif »
Je vous laisse lire ce commentaire dans l’article –entretien en référence :
« La critique n’est pas un genre « en soi », elle dépend toujours de la ligne éditoriale de la publication dans laquelle elle est publiée. Or nous avons besoin d’une variété de type de critiques. Dans la constitution d’une rubrique consacrée au cinéma, il faut savoir alterner des textes plus réfléchis et d’autres plus vifs. Il existe toute une variété de tons et de traitements qu’il ne faut pas craindre d’employer, au contraire. La « critique d’humeur » en est un type d’expression. Elle me semble d’ailleurs être une forme assez peu utilisée dans la presse aujourd’hui. La tendance est plutôt à la critique moyenne, qui se contente de mélanger quelques informations sur le film et d’y ajouter un vague avis...comme on le voit par exemple dans certains articles publiés dans les mensuels de cinéma grand public. »
Je vous livre ici l’exercice auquel je me suis livrée pour parler de ce film d’hommes :
Robin des Bois des temps modernes
Le Comédien et humoriste Jean-Paul Rouve, pour son premier film en tant que réalisateur, nous donne à savourer la personnalité hors du commun de celui qui fit le Casse du siècle en 1976 à Nice, le devenu célèbre Albert Spaggiari. Ce dernier, un petit photographe anonyme de l’arrière-pays niçois fera la une de l’actualité et reste encore dans les mémoires comme celui qui vole les riches, une forme de gentleman cambrioleur, un Robin des bois à la Française.
Ce film, Sans Arme, ni haine ni violence, doit son titre au message inscrit sur le mur d’un coffre éventré de la SG par Spaggiari « ni armes, ni haines et sans violence ». Nous sommes en 1977 et le film démarre sur l’évasion spectaculaire de Spaggiari qui fait faux-bond au Juge d’instruction niçois en réussissant, grâce à un saut de 8 mètres, à s’enfuir à l’aide d’un complice à moto. Si le public n’entend plus directement parler de lui, il arrive à faire savoir aux médias qu’il est réfugié en Amérique du Sud. C’est là qu’un mystérieux reporter, Vincent, vient l’interviewer quelques années plus tard.
Le rôle de Spaggiari est tenu par Jean-Paul Rouve lui-même à qui Gilles Lellouche (Vincent) donne la réplique dans un duo brièvement interrompu par la superbe Alice Taglioni, campant Julia, la compagne de Spaggiari. Le personnage du Journaliste est une création de Jean-Paul Rouve qui a également écrit le scénario. En voyant jouer J.P Rouve, le spectateur n’a aucun doute que son personnage l’habite. La fascination que Spaggiari exerce sur le cinéaste transparait dans son interprétation et le mimétisme troublant de son apparence. Ce personnage mégalomane et cherchant la reconnaissance, plus que l’argent, accepte de rencontrer le journaliste, oubliant les risques qu’il prend pour avoir le droit une nouvelle fois de voir sa photo publiée dans Paris Match. Cette rencontre avec l’énigmatique reporter Vincent alias Gilles Lellouche permet au spectateur de suivre les détails du Casse de la Société Générale de Nice perpétré dans le Week End du 14 juillet 1976. Faisant appel à ses ex-copains de la Légion et au Milieu marseillais, le cerveau du Casse, Spaggiari, ne sera condamné que par contumace et mourra en 1989 sans jamais avoir été repris.
Ce qui m’a particulièrement plu dans ce film, c’est la relation entre les 2 protagonistes principaux, une relation d’hommes tout en finesse. La manipulation et la séduction sont de la partie et le personnage du journaliste prend de l’épaisseur au fur et à mesure que l’intrigue se développe. On est surpris et enchanté par les rebondissements de l’histoire. Pas un temps mort, un rythme, un souffle, du bon cinéma français drôle et émouvant, un film réussi visible par tous publics et qui arrive à rendre le personnage du gangster fantasque fort sympathique, conforme à sa légende.
Vous me direz pourquoi ne pas parler d’un film de femmes… en fait j’avais proposé le
film « Notre univers impitoyable » de la cinéaste suisse Léa Fazer. C’est un film que je vous conseille vivement mesdames les Distinctive Women. Bien qu’il n’ait pas retenu l’attention de Tarek parmi les 8 films que je lui ai soumis…c’est une vision féminine très juste et cruelle des rapports de couple, amoureux et professionnels entre deux avocats mariés ensemble qui, une fois entrés en concurrence s’auto-détruisent…Un film juste et implacable, pas sentimental et cruel, sans concession pour la gente masculine, mais aussi sans illusion sur le transactionnel au féminin dans notre monde où tout se monnaye!
Si vous avez un cinéma maison ou un simple lecteur de vidéos allez le visionnez si vous ne l'avez pas vu.
Dans les deux films une femme est au générique: Alice Taglioni, une actrice montante.
Dans les deux films c'est une première oeuvre, un premier long métrage. Des réalisateurs à suivre.
12:04 Publié dans Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Photographie, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RTCI, Tunis, Tunisie, Femmes, Tarek Mrad, quiproquo, Geronimi
27.06.2008
Sonia Shamkhi, une écrivaine et réalisatrice engagée
Cela fait un moment que je ne vous aie parlé d'une cinéaste tunisienne. Et là au travers du site sur le cinéma Tunisien de Nejib Riahi, je lis l'excellent article du magazine algérien L'expression, dans son édition en ligne du 23 juin dernier, sur une cinéaste tunisienne Sonia Shamkhi, interviewée par une autre femme Hind Oufriha.
En lisant cet article, je découvre une Tunisienne pleine de talents, universitaire et femme accomplie. Ce qui me passionne, c'est que Sonia Shamkhi est également une blogueuse! Je vous engage à découvrir les facettes de son talent sur son blog
Le 23 juin dernier sur ce blog, elle écrit ceci en marge de l'interview publiée dans le magazine algérien:
"Aussi bien mon roman Leïla ou la femme de l’aube (ED. elyzad/Clairefontaine, mai 2008 ) que mon dernier court métrage Wara El Blaïk (fiction, 25min, 35 mm, 2008 ) abordent cette question délicate de la condition de la femme tunisienne. Seulement dans l’un comme dans l’autre, il ne s’agit nullement d’un rapport d’opposition et d’exclusion mutuelle entre la femme et l’homme mais la recherche d’une réciprocité et d’un rapport nouveau qui reste à inventer."Ce court métrage Wara EL Blaik est bien présenté dans l'article de l'expression:
"C’est le récit des mois de bonheur arrachés à la misère et à la privation d’un homme et d’une femme, tout les deux issus de l’exode rural et que le destin réunit au carrefour de la grande ville. Saâdia travaille comme femme de ménage, Mokhtar est le surveillant d’un immeuble encore squelettique, tout en ferraille et en piliers de béton. Leur rencontre est pour l’un comme pour l’autre la découverte de l’amour, de la plénitude..."
Ce visage et ce regard volontaire s'expriment par le biais de l'écriture plurielle, à la fois le livre, le cinéma et la peinture. On sent à travers ses propos, ses choix un regard critique et sans concession sur la réalité sociale tunisienne. Ses écrits ne sont pas à l'eau de rose, on sent une conscience éclairée et un esprit qui se pose les bonnes questions, ne s'arrêtant pas à la superficialité des rapports humains mais osant même abordée des sujets tabous.
Je vous renvoie une fois de plus à la lecture de son blog et aussi à son premier roman Leïla ou la femme de l'Aube
Je tiens à souligner la conclusion de l'article de L'Expression : les dernières phrases de la cinéaste à cette autre journaliste m'interpellent, lorsqu,elle parle de la représentation de la femme tunisienne dans le cinéma tunisien:
" (..)quand je regarde la représentation de la femme dans le cinéma tunisien, je vois quand même une opposition très nette entre les femmes libérées et du coup très dévergondées, entre la fille de joie ou de cabaret et les femmes soumises, recluses, battues, violées, etc. Il me semble que l’enjeu réel est de proposer une femme qui n’est ni l’une ni l’autre. Cette femme qui incarne de nouvelles valeurs, qui peut être libre mais pas forcément dévergondée, des femmes qui nous ressemblent tout simplement. Proposer ce nouveau modèle d’identification est l’enjeu auquel j’adhère. Une femme indépendante mais digne, mais pas dans un rapport de colère vis à vis de l’homme."
J'attends avec impatience son long métrage en projet dont le titre en dit long : DIVORCE A L'AMIABLE
L'Expression Edition OnLine - «La place de la femme est très importante»
14:33 Publié dans artiste, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Cinéaste, Professeure, Universitaire, Shamkhri, Sonia, Féminisme
01.05.2008
Sihem Belkhodja, une incontournable de la scène tunisienne
Ma rencontre imprévue avec Syhem Belkhodja
En mars 2007, j'ai fait un voyage incognito en Tunisie. J'avais décidé de ne prévenir personne et de me laisser aller à la rencontre impromptue avec des contacts Internet. Parmi ceux-ci une femme française vivant en Tunisie depuis de nombreuses années, une Lyonnaise, Frédérique. Comme je lui exposais mon projet de voyage au féminin et que je lui parlais de ce blog débutant, elle m'a parlé de sa belle soeur Sihem Belkhodja. Et je me souviens avoir mis un lien sur son profil sur le Blog à mon retour. Mais je ne l'avais toujours pas rencontrée.
Et puis au début janvier, ce devait être le 8 ou 9 janvier, dans le hall de mon hôtel
habituel, l'hôtel Ariha sur la rue de Palestine, j'ai remarqué une jeune femme en jean, très dynamique et très contemporaine qui collait des affiches pour un spectacle dans la ville. J'ai eu envie de m'approcher de la jeune femme pour voir de plus près l'affiche et entamer la conversation. Je remarquais le nom Ness El Fen dans l'organisation de l'évènement sur l'affiche et je me rappelais qu'il s'agissait du groupe d'artistes présidé par Syhem Belkhodja. Spontanée, a mon habitude, je demande alors : "Mais c'est la troupe de danse de Syhem Belkhodja?" Et de m'entendre répondre : "Mais je suis Syhem!". Nous étions toutes les deux interloquées, elle de me voir m'esclaffer, "c'est vous mais justement je voulais vous connaître, je connais votre belle soeur" et elle de me voir si euphorique et sortant de nulle part, la connaissant de renom mais ne l'ayant pas reconnue...par le fait même que je ne l'avais jamais vue et qu'entre une image statique comme une photographie et une personne en mouvement...réside le charme et la personnalité liée à la vie...
Elle a eu la grande gentillesse de m'inviter à cette soirée et de me donner ses coordonnées que j'ai mises sur une feuille que j'ai archivée quelque part dans mon stock de papiers...il faudra que je les retrouve. Car je ne me suis pas rendue à la soirée, j'avais une autre invitation et je n'ai pas appelée car je n'ai pas retrouvé son téléphone...je manque un peu d'ordre.
Mais, je l'ai revue en avril lors d'un autre de mes séjours, c'était le lendemain de l'ouverture de la Doc à Tunis, pendant la projection du film Ouled Lenine. Elle est passée tout à côté de moi et je l'ai reconnue...elle non, il y avait une telle foule...et je ne suis pas allée me présenter...ce n'était pas lle moment. Chaque chose en son temps.
Alors je vais en reparler une nouvelle fois car elle est impliquée dans un évènement ayant trait à son domaine de prédilection: la Danse...qui aura lieu à Tunis du 1er au 8 mai 2008 dans le cadre des Rencontres chorégraphiques de Carthage et sera co-organisée par Ness El Fen et Cultures France : La 7ème édition de "Danse l’Afrique danse"
"Après l’escale parisienne où elle a tenu sa 6e édition, la biennale Danse l’Afrique danse retraverse la Méditerranée pour prendre pied, du 1er au 8 mai 2008, sur le sol africain, à Tunis, dans la dynamique des Rencontres chorégraphiques de Carthage, organisées par la structure Ness el Fen, dirigée par Syhem Belkhodja.
Les Rencontres permettront de découvrir les oeuvres de jeunes artistes, dans le cadre d’un concours, et proposeront une importante plate-forme de la création chorégraphique dans le monde arabe.
La pierre angulaire de la manifestation reste le concours interafricain qui sert de tremplin pour les jeunes chorégraphes. L’édition de Tunis a choisi d’ouvrir celui-ci à une nouvelle section, celle du solo, qui permettra, outre les 8 pièces de groupe sélectionnées, d’accueillir également 10 solos créés et interprétés par un chorégraphe.
Parmi les 102 candidatures reçues pour les compagnies et 68 pour les solos, provenant de 29 pays différents, les chorégraphes suivants ont été retenus pour la section "pièce de groupe" :
- Heccius Pule THABISO et Tnami MANEKEHLA, pour la pièce KaroHano / Inzalo Dance Theatre and Company - Afrique du Sud
- Julia RAYNHAM pour la pièce 21st Century Anima / Resonance Bazaar - Afrique du Sud
- Auguste OUEDRAOGO pour la pièce Traces / Association Art’ Dev-Cie Auguste Bienvenue - Burkina Faso
- Bidiefondo DE LA VALLET pour la pièce Ndjila na Ndjila /Cie Baninga - Congo
- James MWEU pour la pièce Urbanité / Kunja Dance Theatre - Kenya
- Jean-Claude RABEMANANJARA pour la pièce Ozona / Tahala Company - Madagascar
- Edna JAIME pour la pièce Terceira Entidad / Iodine Producaes Tecnicas - Mozambique
- Nejib BEN KALFALLAh pour la pièce Mhayer Sika / Compagnie Nejib Ben Kalfallah - Tunisie
Les 10 solos sélectionnés sont :
- Lawrence Mncube NKOSINATHI pour la pièce Still feel the presence part II - Afrique du Sud
- Batsile Ramorula FUMEKA, pour la pièce A luta Kontinua - Afrique du sud
- Lebeau BOUMPOUTOU, pour la pièce Le Carrefour - Burkina Faso
- Prince Dethmer NZABA, pour la pièce Parcours - Congo
- Michel KOUAKOU, pour la pièce Behind me - Côte d’Ivoire
- Aly KAREMBE, pour la pièce Nan Dlo - Mali
- Maria-Hélena PINTO, pour la pièce Sambra - Mozambique
- Ibrahima Pape N’DIAYE, pour la pièce Dieu est mort ! - Sénégal
- Moustapha GUEYE et Jean TEMBA, pour la pièce Rêve - Sénégal
- Ali M’RABET, pour la pièce HumYughadirun Wa Yussefirun Bi Samt - Tunisie
Le concours distinguera deux compagnies lauréates et un solo, qui bénéficieront d’une tournée de plusieurs mois en France et dans le monde à partir de mai 2008. RFI, partenaire de la manifestation, remettra le prix spécial RFI-Danse à l’une des compagnies participant au concours.
Par ailleurs, l’édition tunisienne de 2008 apportera une nouvelle dimension aux Rencontres en favorisant le dialogue entre le Maghreb, le Moyen-Orient et l’Afrique sub-saharienne. Ainsi, ce seront plus d’une dizaine de compagnies du monde arabe qui seront présentées.
Les Rencontres seront également l’occasion de découvrir les travaux de la première promotion sortante de la jeune école du CMDC créée il y a deux ans par Syhem Belkhodja et accueillant des étudiants venant d’Afrique et du monde arabe.
LA TOURNEE DES LAUREATS (2 compagnies + 1 solo)
Une première étape se déroulera au Maghreb dans le prolongement des Rencontres et en France où les lauréats seront accueillis au Festival Montpellier danse en juin 2008. Une seconde étape amènera les lauréats en France et en Europe (Belgique, Allemagne, Espagne, Pays Bas…) à l’automne 2008 pour une quinzaine de représentations prévues à ce jour.
Le lauréat du prix RFI-Danse, quant à lui, effectuera une tournée en Afrique en 2009.
Rappel :
Organisées et mises en œuvre par Culturesfrance/ Département Afrique et Caraïbes en créations, les Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'océan Indien favorisent, depuis plus de dix ans, le développement des expressions chorégraphiques africaines et encouragent les échanges internationaux entre les chorégraphes africains et européens. Le concours de cette septième édition des Rencontres Danse en créations a été lancé en mars 2005, en partenariat avec RFI. Il est ouvert aux compagnies et depuis 2008 aux chorégraphes solistes vivant et travaillant sur le continent africain ou dans l’océan Indien (hors Ile de La Réunion). Il concerne des œuvres d’une durée comprise entre 20 et 30 minutes pour les compagnies et ne pouvant réunir plus de 6 interprètes sur le plateau et d’une durée comprise entre 10 et 20 minutes pour les solos (danseurs et musiciens).
Rencontres Danse l’Afrique Danse
Directrice artistique : Syhem Belkhodja
Production générale : Ness el Fen et Culturesfrance
Contact : Hélène Maza
En partenariat media avec
RFI
RFO
Afrique magazine
France 24
Source: http://www.culturesfrance.com/evenement/Danse-l-Afrique-danse-a-Tunis/evpg560.html"
Pour en savoir plus sur Sihem: Source Hammam Ensa
Depuis plus de 15 ans, le nom de Syhem est lié aux meilleures jeunes formations de danse en Tunisie.
Après de nombreuses études et formations dans les plus célèbres centre de danse de France, d'Allemagne, d'Italie et des Etats-Unis, Syhem a enseigné au Conservatoire de Musique et de Danse de Tunis.
Elle dirige entre autre, le Ballet National pour l'Enfance et sa Comagnie se compose de 50 danseurs.
Ses nombreuses créations ont dépassé le cadre national pour être diffusées entre autre au Zénith (Paris).
Forte de son crédit auprès du public tunisien, la chorégraphe dispose d'un théâtre de 200 places ainsi que de 3 studios dans lesquels elle dispense des cours.
16:50 Publié dans Activités, artiste, artistes, ASSOCIATION, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Loisirs, Musique, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Danse, Afrique, tunis, Tunisie, france 24, Syhem, Belkhodja
31.03.2008
Un film de femme à voir...durant le festival Doc à Tunis
Comme je suis à Tunis, je ne peux résister à l'idée de vous parler d'uine cinéaste tunisienne Nadia El Fani qui m'a été signalée par mon ami Habib
"Après avoir été assistante à la réalisation, aux côtés de grands noms du cinéma tels que Roman Polanski, Nouri Bouzid ou Franco Zeffirelli, Nadia El Fani réalise son premier court-métrage « Pour le plaisir » en 1990 et crée sa propre Société de Production « Z’Yeux Noirs Movies » en Tunisie. En 1993, elle tourne un premier documentaire, « Femmes Leader du Maghreb ». Nadia El Fani s'installe à Paris en 2001 pour le montage de son premier long-métrage de fiction « Bedwin Hacker » et participe en 2005 à une série de 15 films courts confiés à des réalisateurs étrangers (« Paris La Métisse »). Son dernier documentaire (« Ouled Lénine ») aussitôt terminé, Nadia El Fani s’est mise à l'écriture d'un long-métrage de fiction intitulé « V.0. »."
Son film, un documentaire de 84 mn sera présenté jeudi procain 3 avril. De quoi s'agit-il?
"« J'avais dix ans et je peux dire que c'était le plus bel âge de ma vie… Dans la Tunisie indépendante de Bourguiba qui entrait pourtant déjà dans l'ère des désillusions, nous étions quelques-uns à partager le secret d'une appartenance : fils et filles de communistes…Chuuuuut!... ». À 20 ans, ils luttaient pour l'indépendance de la Tunisie et tous les espoirs étaient permis. Ont-ils trop prudemment attendu que le pays soit mûr, ou bien le temps a-t-il été trop vite pour leurs rêves? Un film qui trace un portrait singulier de militants progressistes dans la Tunisie de l'après indépendance et pose la question de leur héritage"
Née d'un père tunisien et d'une mère française, Nadia El Fani fait un stage sur le tournage de Besoin d'amour de Jerry Schatzberg en 1982 puis assiste plusieurs metteurs en scène comme Roman Polanski, Nouri Bouzid et Romain Goupil.
A partir des années 90 elle réalise des courts métrages et fonde sa maison de production Z'Yeux Noirs Movies. En 2003 elle sort son premier long métrage : Bedwin Hacker.
Projets en cours
• V.O. . Long-métrage de fiction en développement.
• SANG-MELE Long-métrage de fiction en écriture.
• HARISSA ET MOUTARDE série de films de 2' pour la télévision.
FILMOGRAPHIE
Réalisation Cinéma
• 2007 – Long-métrage Documentaire.
OULED LÉNINE. 82 '.
• 2005 – Court-métrage.
UNISSEZ-VOUS, IL N'EST JAMAIS TROP TARD! Avec ANEMONE
Dans la série PARIS LA METISSE réalisée par des réalisateurs étrangers vivant à Paris.
• 2001-2002 - Long-métrage
BEDWIN HACKER
Sortie salle: France Juillet 2003, Tunisie Janvier 2004. DVD prévu Mars 2007.
Elu par le public "Best of Fest", SARASOTA FILM FESTIVAL. USA. Février 2004.
Mention spéciale VUES D'AFRIQUE. MONTREAL Mai 2003.
Prix du meilleur film Maghrébin au FESTIVAL DU FILM D’AMOUR DE MONS, Février 2003.
Sélectionné aux festivals de ROTTERDAM, NAMUR, AMIENS, FESPACO, NEW YORK,WASHINGTON, BUENOS AIRES, CARTHAGE, RABAT, TARIFA, MILAN…
• 1998 – Court-métrage
TANT QU'IL Y AURA DE LA PELLOCHE
• 1993 - Documentaire de création
TANITEZ MOI.
Diffusé sur Canal+ Horizons et à la Télévision Nationale Tunisienne.
Mention spéciale pour la qualité de la réalisation et de l'esthétique 94.
Festival de VUES D'AFRIQUE MONTRÉAL.
Mention spéciale au Festival du FILM FRANCOPHONE DE NAMUR.
• 1992 – Court-métrage
FIFTY-FIFTY, MON AMOUR
Prix ATCE/La Presse Carthage’92, Festivals de Clermont Ferrand, Oberhausen, Rotterdam, New York….
• 1990 – Court-métrage
POUR LE PLAISIR
Diffusé sur CANAL+ et FRANCE 3.
Distribué en salle à Paris en avant programme du film " ECRANS DE SABLE"
de Randa CHAHAL-SABBAG.
Certificate of Merit au festival international de Cork IRLANDE 1990.
Coscénariste
• 1989 – Long-métrage
DU BOUT DES DOIGTS écrit avec Sophie DEFLANDRE.
Films institutionnels / publicitaires / commandités
• 2000 – Film Promotionnel
VERY SMALL CITY
Film promotionnel pour le site Internet de ALPHANIM DIGITAL.
• 1998 – Spots de Sensibilisation
Série de six spots de 1' pour L'OFFICE DU PLANNING FAMILIAL (Tunisie)
• 1997 – Film Institutionnel
INVESTIR EN TUNISIE (15')
Destiné aux investisseurs Allemands pour le compte du FOREIGNER INVESTMENT PROMOTION AGENCY (FIPA).
• 1997 – Film de Sensibilisation
Série de 3 Films de sensibilisation pour le Ministère de la Femme et de la Famille (Tunisie)
• 1993 – Film documentaire
DU COTE DES FEMMES LEADERS (30')
Pour L'Association Tunisienne des Femmes Démocrates. (ATFD).
• 1990-2000 Films Publicitaires
UNE VINGTAINE…
Production
• 1990-Création de la société de production
Z’YEUX NOIRS MOVIES.
Nadia EL FANI a produit tous ses films sauf FIFTY-FIFTY, MON AMOUR.
• 1998 – Court-métrage
COUPLOUETES de Mounira BHAR.
Grand prix du FIFEJ de Sousse Octobre 99.
• 1995/1996 – Long-métrage Documentaire-
MON COEUR EST TÉMOIN
Coproduction Québec/Tunisie, de Louise CARRE. Portraits de femmes dans différents pays musulmans. Prix Regards canadiens Festival de Vues D'Afrique. Montréal 1997
• 1988 – Court métrage (Madrid)
TORERO IMPAIR ET PASSE de Sophie DEFLANDRE.
Production exécutive (Tunisie)
• Clips 1990 à 2000
SARBACANE DE FRANCIS CABREL
MAMA DE CHEB MAMI.
ARAL DE CATHERINE LARA.
• Long-métrage1998.
LA POSITION DE L'ESCARGOT. de Michka Saäl (Canada)
Assistante à la réalisation
• DE 1983-1990 :
PIRATES de Roman POLANSKI
LE GRAND CARNAVAL de Alexandre ARCADY
L'HOMME DE CENDRES de Nouri BOUZID
IL GIOVANI TOSCANINI de Franco ZEFFIRELLI
MAMAN de Romain GOUPIL
ANNO DOMINI DE STUART COOPER
THE KEY TO REBECCA de David HEMMINGS
ECRANS DE SABLE de Randa CHAHAL-SABAGH
PROTOCOLE de Herbert ROSS
UN PRIVÉ AU SOLEIL de Jacques FONTANIER
• Stagiaire à la réalisation 1982-
MISUNDERSTOOD de Jerry SCHATZBERG.
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30.10.2007
Mariage à la Tunisienne
En cette période du Salon du Mariage à Paris, alors que mes copines sont affairées sur des stands à présenter leurs Secrets d'Amour ou leurs services pour une fête inoubliable, je vous propose de vous inviter à comprendre et pourquoi pas à partager un Mariage à la Tunisienne!
Tout d'abord un témoignage celui de Mannoula sur Marhba.com l
"hamem : Le bain de la mariée est très connue, les jeunes filles se rassemblent toutes et accompagnent la mariée pour faire son bain au Hammam et elle aura l'exclusivité du Hammam pour elle et ses accompagnatrices. Grâce à cette mixture la peau aura un éclat et une douceur sans égale.
Ensuite l'apres midi place à *elhenna : Le henné est une plante qui peut atteindre jusqu'à un mètre de hauteur. Ce sont ses feuilles qui produisent de la teinture de couleur jaune ou rouge. Ce henné est le plus souvent utilisé pour les peintures corporelles. Quelques Modèles de Nakcha Tunisienne de Henné. et Harkous sont exposées :
http://www.khaoula.com/henna.htm
En Tunisie il est connu que les tunisiennes utilisent le henné de Gabes connue pour sa bonne couleur et sa longue tenue.
Les feuilles de henné sont séchées et réduites en poudre. De l'eau de rose et de l'eau ordinaire y sont ajoutées jusqu'à l'obtention d'une pâte.
L'utilisation du henné peut être courante et quotidienne pour les cheveux, les mains et les pieds. Les femmes se retrouvent entre elles, se servent le thé et les séances d'application sont accompagnées de chants .
*enzoul ( loutilla ) : L'outilla Fête qui se déroule deux nuits avant la fête du mariage finale ( ou un jour) . bon je sais que dans la ville de sfax il y a une tradition c'est que le debut de la fete se deroule comme les fiancailles, la mariee acceuille son futur marié , habillee d une sorte de fouta et blouza , ensuite , une coutume contre le mauvais oeil, c est de entre guillemet danser autour d un poisson ( tnagueze 3ala 7outa) avec de la musique bien sure. la mariee doit ensuite se changer et mettre un habit traditionnel , generalement doré et des femmes ( sa peut etre des hommes ) viennent y jaliouha ( comment traduire sa en francais ?
) lol
et pour finir
*le mariage (eldo5la): le jour j 
."
La cérémonie de mariage se déroule dans la joie et le bonheur avec la présence de la famille et les amis, le plus souvent à la mosquée et parfois chez les parents de la mariée. L'imam consacre ainsi l'union devant famille et amis.
En Tunisie il y a une tradition, le port de la KISOUA
Mais qu'est-ce que "La Kisoua", il s'agit de deux pièces Fouta et Blouza, la Fouta est la jupe et le bustier est appelé Blouza. Cela magnifie la mariée, comme vous pouvez le voir sur les photos.
Le Mariage a beaucoup d'importance dans la société tunisienne et c'est un marché très porteur, ainsi ave la floraison d'Interne, on trouve plusieurs sites en lien avec le business de l'organisation du mariage comme Mariage de tunisie.
On y trouve les tendances maquillage et coiffure pour ces cérémonies et on y trouve des conseils comme pour l'achat des bijoux
L'alliance en Tunisie est une pratique réputée:
"Quand s'échange-t-on les Alliances ?
"Si le mariage n'a lieu qu'à la Mairie, alors c'est le maire qui procédera à l'échange des alliances.
C'est généralement le témoin des mariés les lui confiera discrètement à son entrée dans la Mairie.
Juste après l'échange des consentements, les mariés se passeront le bague au doigt. Si le mariage se déroule dans une salle, l'échange des alliance se passe généralement un peu avant la fin de la soirée.
Concernant l'échange des Alliances, c'est le jeune marié qui passera le premier la bague au doigt de sa fiancée. Puis c'est elle à son tour qui lui passera l'anneau. Cet instant est très émouvant, et c'est bien entendu le moment privilégié de prendre des photos. "
Mais où se déroule le mariage? Le organisateurs de mariage son mis à contribution, du simple mariage à domicile au mariage au restaurant voir à l'hotel de luxe en passant par le mariage berbère sous la tente caïdale.
" Métiers d’aujourd’hui-organisateurs de mariage: Une aide qui tombe à pic pour les jeunes couples
(La Presse 20/07/2007)
Comment rendre son mariage inoubliable? Dès qu’ils décident de sauter le pas et de concrétiser leur union, les couples commencent, en effet, à réfléchir à l’organisation du jour J, réfléchissant à ces petits détails qui contribueraient à graver l’événement dans les esprits.
Mais, faute de temps, ou par manque d’expérience, désirant éviter les mésaventures de dernière minute, certains couples pensent à confier l’organisation de leur mariage à une autre personne."
Les mariages tunisiens en France ont désormais leurs salons: 1er salon du mariage oriental à Paris
et nous les Françaises amoureuses de la Tunisie pourquoi ne pas organiser notre mariage et sa cérémonie en Tunisie sous la tente caïdale ....???
Et pour remettre le mariage dans une perspective sociale: un film assez génial à prendre avec une dose d'humour...je ne résiste pas à vous le montrer
Casting pour un mariage ( www.Tounsi-7or.com ) Samy, 28 ans, est en âge de se marier. Sa mère souhaite le voir se caser. Lui, aime sa mère. Pour lui faire plaisir, il décide de faire un casting auprès de ses connaissances pour bien choisir sa douce moitié… Telecharger le court metrage sur www.Tounsi-7or.com
13:35 Publié dans Blog Tunisie, Business, cinéma, FEMMES, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Marige, tunisie, tunis, tente, cérémonie, organisation, voyage
18.10.2007
LE CERCLE DE SALAMBÔ
« Je vais écrire un roman dont l’action se passera trois siècles avant Jésus-Christ, car j’éprouve le besoin de sortir du monde moderne, où ma plume s’est trop trempée et qui d’ailleurs me fatigue autant à reproduire qu’il me dégoûte à voir. »
Flaubert à Mlle Leroyer de Chantepie. 18 mars 1857
La Tunisie aide l'écrivain à dépasser son spleen et sait l'inspirer:
" La lune se levait au ras des flots, et, sur la ville encore couverte de ténèbres, des points lumineux, des blancheurs brillaient : le timon d'un char dans une cour, quelque haillon de toile suspendu, l'angle d'un mur, un collier d'or à la poitrine d'un dieu. Les boules de verre sur les toits des temples rayonnaient, çà et là comme de gros diamants. Mais de vagues ruines, des tas de terre noire, des jardins faisaient des masses plus sombres dans l'obscurité, et, au bas de Malqua, des filets de pêcheurs s'étendaient d'une maison à l'autre, comme de gigantesques chauves-souris déployant leurs ailes. On n'entendait plus le grincement des roues hydrauliques qui apportaient l'eau au dernier étage des palais ; : et au milieu des terrasses, les chameaux reposaient tranquillement, couchés sur le ventre, à la manière des autruches. Les portiers dormaient dans les rues contre le seuil des maisons ; l'ombre des colosses s'allongeait sur les places désertes ; au loin quelquefois la fumée d'un sacrifice brûlant encore s'échappait par les tuiles de bronze, et la brise lourde apportait avec des parfums d'aromates les senteurs de la marine et l'exhalaison des murailles chauffées par le soleil."
Salammbô, Gustave Flaubert 1860
Il y a quelques temps, si vous êtes attentives aux commentaires laissés sur le Blog, l'une de nos lectrices, une Business Woman amoureuse de la Tunisie, nous a parlé d'une initiative franco-tunisienne de femmes d'affaires :
"Je recherche des femmes chefs d'entreprises pour mon assocation LE CERCLE DE SALAMBO
La cause pour les enfants malades en Tunisie . Cette action me tient à coeur et moi même chef d'entreprise.
J'organise une très belle soirée le 29 novembre sur paris. Voici mes coordonnés téléphoniques pour plus de renseigenment. +33671229951 Cordialement SANDRINE MURARO "
Je me suis empressée de contacter Sandrine, d'autant qu'elle fait partie de VIADEO le plus grand réseau de connaissances en France, réseau auquel je suis fort assidue et également active. Elle a adhéré au Club des distinctive women que j'ai fondé sur VIADEO ainsi que celui de la Constellation Nomade que j'ai également créé au titre de Citoyenne du Monde. Nous nous sommes rencontrées avec la Présidente Jamila Guizani et Sandrine Muraro dans un restaurant très sympa A Toutes Vapeurs près de la gare Saint-Lazare et nous avons pu ainsi parlé de cette belle opération organisée par ce duo féminin de choc:
D'abord je vous livre l'historique du Cercle de Salambô:
LE CERCLE DE SALAMBÔ est né à l’initiative d’un groupe de personnes d’horizons divers, mû par la volonté de créer un mouvement associatif axé particulièrement sur les cultures, les arts, les sciences et l’humanitaire, en mettant en place des actions et des projets à réaliser en France et à l’étranger autour de notre chère Méditerranée (Mare Nostrum)
« Salambô » fait référence à l’ouvrage de Gustave Flaubert, mais aussi la civilisation romaine, punique et carthaginoise. Univers de convergences interculturelles par excellence.
Le « cercle » c’est l’infini, c’est également le début et la fin de toute chose, symbole d’espoir et de renouveau, symbole du temps cyclique et de la continuité, vestige des univers disparus et germe de toutes les créations futures.
Ce symbole est la devise du Cercle de Salambô : un carrefour des idées et des projets culturels, littéraires, scientifiques et autres. Un socle commun pour rapprocher et resserrer les liens entre les peuples euro-méditerranéens.
Il a pour objectif de promouvoir et d’accompagner, dans une dimension qu’il veut durable et universelle, toute création et tout projet artistique, littéraire, scientifique, humanitaire ou autre pouvant constituer un moyen de communication entre les hommes, pleinement convaincu que l’échange interculturel est un vecteur de paix, de respect de l’autre, parce que différent, et que le sens de l’universel ne s’éveille pas sans la rencontre avec l’autre
Le Cercle de Salambô organise, le 29 novembre 2007, une soirée exceptionnelle intitulée « Humanité sans frontières : la Tunisie en action », une soirée conviviale, amicale et fraternelle, une soirée de détente, d’évasion, d’échange, d’émotion et de rencontres.
Pour en savoir plus
L'opération SOURIRE
le Cercle de Salambô se fixe trois objectifs :
1- Briser l’isolement des enfants hospitalisés :
Sortir un enfant de son isolement, ramener le sourire sur son visage, tel est le vœu du Cercle de Salambô, quel que soit le stade de la maladie et sans préjuger de son évolution.
« Tout devient possible avec Entreprisepartners ».
En effet, la Société EntreprisePartners, le site des rendez-vous d’affaires, parraine d’ores et déjà cet évènement et propose de mettre sa plateforme de visio-conférence à la disposition du Cercle de Salambô et des enfants isolés hospitalisés dans les hôpitaux maghrébins, voire africains, afin de leur permettre, à moyen terme, d’entrer en contact direct avec leurs familles, leurs copains d'école, et également avec les enfants malades des autres hôpitaux partout dans le Maghreb, afin d’échanger, afin d’exorciser la maladie et de s’éloigner du moment présent, de la souffrance, et de la maladie que malheureusement souvent ils sont seuls à affronter!
2- Créer des espaces récréatifs :
Contribuer à la création et/ou l’aménagement dans les hôpitaux d’espaces de jeux, espaces ludiques éducatifs, à mettre à la disposition des enfants hospitalisés pour les divertir, voire les éduquer et les sortir de leur routine et de leur ennui.
3- Créer des lieux d’accueil pour les parents
Contribuer à la création et/ou l’aménagement de lieux d’accueil pour les parents qui accompagnent ou qui se déplacent de loin pour rendre visite à leur enfant.
4- Collecter des fonds :
Afin de gagner son pari sur le temps et de réaliser ce projet, le Cercle de Salambô a besoin du concours actif de généreux donateurs, particuliers, entreprises, décideurs, partenaires.
Les fonds récoltés, les bénéfices de manifestations organisées, de la Tombola et ventes de produits serviront notamment :
a)- à équiper d’ordinateurs et de webcams, pour la visioconférence, un espace « cyber » collectif de communication, animé par des bénévoles, au sein de l’hôpital et si nécessaire en ville, afin de permettre aux parents éloignés de se connecter et de communiquer avec leurs enfants
b)- à collecter voire acheter des médicaments ou d’équipements médicaux dont auraient besoin les hôpitaux et services concernés
c)- à acheter des jeux éducatifs
d)- acheter des télévisions pour équiper certaines chambres d’enfants hospitalisés qui ne peuvent pas se déplacer
e)- à aménager les lieux d’accueil des parents.
Notre première action concernera les services de pédiatrie et des grands brûlés de l’hôpital SAHLOUL, à Sousse en Tunisie, qui sera notre Hôpital pilote.
Par ailleurs, l’association Arc-En-Ciel, association à but non lucratif fondée par Monique et Alain NESME et reconnue d’utilité publique, qui réalise depuis 17 ans les rêves des enfants malades, sera notre partenaire privilégié en cas de rapatriement sanitaire, de suivi et d’accompagnement de ces enfants issus du Maghreb qui seront hospitalisés en France loin de leurs parents.
Ensemble, donnons vie à cette chaîne de solidarité
Ensemble, apportons un peu de bonheur dans la vie de ces enfants
Ensemble, donnons à ces enfants l’envie de se battre contre la maladie
Ensemble, aidons les parents à surmonter leurs difficultés et détresse face à la maladie de leur enfant
Pour joindre
La Présidente
Jamila Guizani
+33687812702
jamila.guizani@yahoo.fr
La vice Présidente
Sandrine Muraro
+33671229951
mur.sandrine@wanadoo.fr
Si vous voulez participer à la Soirée du 29 novembre ou faire des dons : invitation_cercle_salambo.pdf
11:50 Publié dans artistes, Blog Tunisie, Business, cinéma, FEMMES, Humanitaire, Livre, patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femme, France, Tunisie, business, Solidaire, Humaniste, Dimer


