18.08.2008
Intime et inspirante Hammamet
Dans la belle cité d'Hammamet à l'intérieur de la Medina, mon amie Monique, une femme d'affaire française, une femme exceptionnelle, m'a fait connaître la Galerie Dar Biba, une boutique, galerie et musée, avec une terrasse qui donne sur les cimetières au bord de la mer qui jouxte la Medina. Cette maison ancestrale possède une porte fabuleuse que l'on retrouve souvent sur les sites des voyageurs ayant fréquenté la Medina. Dans cette galerie sont exposées des toiles orientalistes et aussi des costumes féminins magnifiques rebrodés de fils d'or.
Hier soir, nous avions la grande chance de voir un de ses costumes porté par Amel qui se rendait à la soirée réservée aux femmes lors du mariage traditionnel tunisien. Maquillée comme il se doit, elle avait revêtu le caftan porté ceinturé sur une jupe, elle même porté au dessus de pantalons courts en broderies blanches délicates et magnifiques.
Deux heures auparavant nous avions assisté aux préparatifs d'une mariée qui se faisait maquiller peu de temps avant la cérémonie et elle nous laissa la prendre en photo dans ses beaux atours. Un moment magique et intime que peu de touristes ont l'occasion de réaliser. Il faut habiter à Hammamet pour avoir l'opportunité de saisir la vraie vie tunisienne et sans Monique, installée ici depuis plus de trois ans, vous ne verriez certainement pas cette photo prise sur le vif!
Agrémentée d'une température idéale en ce 16 août... cette nuit aux parfums entêtants du jasmin hammamétois nous a porté des ruelles de la Medina vers le jardin de Chez Achour, un restaurant bien connu, où, Monique et moi, avons pris un sorbet au citron, et une coupelle de fruits aux belles couleurs typiques de la méditerranées avec ses melons et pastèques...tout en devisant avec les voisins de table... Sous les arbres touffus de la cour terrasse du restaurant le temps passe...sans nous en apercevoir. et nous avons fini la soirée à l'intérieur de la Forteresse d'Hammamet, au Café sidi Bouhid, lieu magique appelé du nom du Saint Patron de la ville. Nous avons clos notre voyage en buvant le thé vert au pignon, une spécialité appréciée par tous. C'est de ce lieu patrimonial, au moment de la fermeture vers une heure 30 du matin,
que nous sommes rentrées à la demeure de Monique à l'entrée d'Hammamet.
Cette ville, dont ne mom Hammamet (pluriel de Hammam) tire son origine des thermes présents dans la ville romaine initiale, baptisée alors Putput. C'est le géographe arabre IDRISSI qui mentionne ce toponyme Hammamet dans son livre de géographie de 1152 il crit : « Au cap d'El Hammamat se trouve un château édifié sur un promontoire qui
s'avance dans la mer à environ un mille. »
Cette ville d'Hammamet a fait sa réputation dans les années 20 grâce à la présence d'une communauté d'artiste qui lui donne son sôté cosmopolite et sa légèreté de mode de vie... C'est le peintre Paul Klee qui lui attribuera le premier en 1914 le qualificatif de prestigieuse! On attribue àce peintre et philosophe la célèbre phrase "L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible" qu'il aurait prononcé à Hammamet. et dans les années 20 et 30, deux couples de richissimes étrangers vont s'installer à Hammamet et y faire construire de somptueuses demeures dont le Dar Sabastian du nom de son propriétaire un roumain Georgiu Sebastion et sa femme américaine ainsi que les Henson (Jean et Violet). La réputation de la ville attirera les grands noms de la littérature à partir de ce moment, ainsi André Gide ou Montherlant en font partie, Giacometti et Cocteau furent aussi des habitués d'Hammamet. Les hommes politiques y sont venus comme winston churchill et certains s'y sont installés Betino Craxi, par exemple. Depuis les années 80 le tourisme de masse a touché la ville et une association de sauvagarde s'est constituée en 2000 pour contribuer à l'aide de projets concrets à réhabiliter la ville après les abus commis...Au café de la plage, Karim nous a appris que des Eucalyptus plusieurs fois centenaires auraient été arrachés il y a une quinzaine d'années dans la frénésie de modernité etde la pression touristique. actuellement les sensibbilités changent et il semblerait qu'un tel projet ne serait plus admissible et il faut s'en féliciter!

Pour finir un bouquet de lectures sur Hammamet :
09:20 Publié dans Architecture, artiste, ASSOCIATION, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, Nature, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : robes, tradition, caftan, peinture, artiste, sebastian, Hammamet
28.07.2008
Femmes d’affaires dans le Monde arabe et la chef d'entreprise tunisienne: tableau
Une enquête sur les femmes chefs d’entreprise dans cinq pays arabes (Bahreïn, EAU, Jordanie, Liban, Tunisie) vient de voir le jour. Initiée par la Société financière internationale (SFI) -relevant de la Banque mondiale- et le Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (CAWTAR), cette recherche a été menée en Tunisie par la Chambre nationale des
femmes chefs d’entreprise (CNFCE) et l’institut supérieur de gestion de Tunis (ISG).
La recherche a rassemblé 197 femmes interrogées sur la région du Grand Tunis et les villes de l’intérieur. Le rapport issu de cette étude démontre que le développement des entreprises et la création d’emplois sont essentiellement dus au fait que 87% des femmes chefs d’entreprise questionnées ne sont pas basées dans leurs foyers. La création d’emploi est suggérée par le fait que ces entreprises sont parmi les plus grandes dans la région, et emploient en moyenne 19,3 ouvriers à temps plein.
Que nous apprend cette étude?
Tout d'abord que 60% des femmes chefs d’entreprise tunisiennes sont optimistes face à la croissance et au développement de leurs entreprises pour les deux prochaines années.
On remarque que 38% des femmes interrogées prévoient le recrutement de nouveaux employés pendant les 12 mois à venir
Les femmes d’affaires tunisiennes, par rapport aux autres femmes arabes, ont un avantage indéniable, favorisées par l'environnement étatique prônant plus d'autonomie pour les femmes:
plus de 73% des femmes interrogées ont lancé leurs projets elles-mêmes et plus de 55% sont les seules propriétaires de leurs entreprises.
Un point noir souligné dans ce rapport: la sous utilisation des programmes du gouvernement pour la promotion des exportations et la création d’entreprises, ainsi 92,1% des femmes questionnées ne participent pas actuellement au FAMEX.
Je déplore aussi, moi qui suis une grande utilisatrice des TIC, la sous- utilisation par les femmes chefs d'entreprises de ces technologies essentielles à l'accession à de nouveaux marchés, à mettre en valeur les compétences de ces femmes et de leurs entreprises à l'International. Ainsi, 82% des femmes interrogées n’ont pas de site web et près de 40% d’entre elles ont même indiqué qu’elles n’avaient jamais utilisé Internet.
Seules 51% d’entre elles ont indiqué recourir au courrier électronique et tout autre moyen de communication via Internet. Seulement 34% utilisent ce réseau pour échanger des documents avec des clients, des fournisseurs et autres personnes, et uniquement 28% cherchent sur Internet de nouvelles opportunités d’affaires.
Je vois ici une grande nécessité à la formation par des séminaires pour ces femmes cadres, formation par petit groupe ou formation privée sur le lieu même de travail dans le bureau de la Chef d'entreprise et de ses cadres.
L'autre point noir, l'accession au financement: 55% des femmes chefs d’entreprise interrogées déclarent rencontrer des obstacles surtout liés aux taux d’intérêt prohibitifs.
Le rapport suggère la facilitation de l’accès des femmes chefs d’entreprise aux sources de financement à travers des lignes de crédits spécifiques aux entreprises de petite taille.
Les solutions pour améliorer les entreprises aux féminin reposent aussi, d'après le rapport, sur l'encouragement à des services de soutien spécifiques aux femmes chefs d'entreprise qui aideraient à leur intégration dans le commerce international.
Là encore, il semblerait qu'une formation personnalisée serait un must.
Les Recommandations du rapport
- Promouvoir la compétitivité des femmes chefs d’entreprises
- Encourager l’expansion vers de nouveaux marchés
- Améliorer l’accès des femmes chefs d’entreprises à l’information comme élément moteur de développement
- Faciliter l’accès aux sources de financement
- Promouvoir les opportunités de formation en faveur de la croissance et du développement.
10:55 Publié dans ASSOCIATION, Business, FEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNFCE, CAWTAR, ISG, SFI, IFC, FAMEX, Chefs d'entreprise
01.05.2008
Sihem Belkhodja, une incontournable de la scène tunisienne
Ma rencontre imprévue avec Syhem Belkhodja
En mars 2007, j'ai fait un voyage incognito en Tunisie. J'avais décidé de ne prévenir personne et de me laisser aller à la rencontre impromptue avec des contacts Internet. Parmi ceux-ci une femme française vivant en Tunisie depuis de nombreuses années, une Lyonnaise, Frédérique. Comme je lui exposais mon projet de voyage au féminin et que je lui parlais de ce blog débutant, elle m'a parlé de sa belle soeur Sihem Belkhodja. Et je me souviens avoir mis un lien sur son profil sur le Blog à mon retour. Mais je ne l'avais toujours pas rencontrée.
Et puis au début janvier, ce devait être le 8 ou 9 janvier, dans le hall de mon hôtel
habituel, l'hôtel Ariha sur la rue de Palestine, j'ai remarqué une jeune femme en jean, très dynamique et très contemporaine qui collait des affiches pour un spectacle dans la ville. J'ai eu envie de m'approcher de la jeune femme pour voir de plus près l'affiche et entamer la conversation. Je remarquais le nom Ness El Fen dans l'organisation de l'évènement sur l'affiche et je me rappelais qu'il s'agissait du groupe d'artistes présidé par Syhem Belkhodja. Spontanée, a mon habitude, je demande alors : "Mais c'est la troupe de danse de Syhem Belkhodja?" Et de m'entendre répondre : "Mais je suis Syhem!". Nous étions toutes les deux interloquées, elle de me voir m'esclaffer, "c'est vous mais justement je voulais vous connaître, je connais votre belle soeur" et elle de me voir si euphorique et sortant de nulle part, la connaissant de renom mais ne l'ayant pas reconnue...par le fait même que je ne l'avais jamais vue et qu'entre une image statique comme une photographie et une personne en mouvement...réside le charme et la personnalité liée à la vie...
Elle a eu la grande gentillesse de m'inviter à cette soirée et de me donner ses coordonnées que j'ai mises sur une feuille que j'ai archivée quelque part dans mon stock de papiers...il faudra que je les retrouve. Car je ne me suis pas rendue à la soirée, j'avais une autre invitation et je n'ai pas appelée car je n'ai pas retrouvé son téléphone...je manque un peu d'ordre.
Mais, je l'ai revue en avril lors d'un autre de mes séjours, c'était le lendemain de l'ouverture de la Doc à Tunis, pendant la projection du film Ouled Lenine. Elle est passée tout à côté de moi et je l'ai reconnue...elle non, il y avait une telle foule...et je ne suis pas allée me présenter...ce n'était pas lle moment. Chaque chose en son temps.
Alors je vais en reparler une nouvelle fois car elle est impliquée dans un évènement ayant trait à son domaine de prédilection: la Danse...qui aura lieu à Tunis du 1er au 8 mai 2008 dans le cadre des Rencontres chorégraphiques de Carthage et sera co-organisée par Ness El Fen et Cultures France : La 7ème édition de "Danse l’Afrique danse"
"Après l’escale parisienne où elle a tenu sa 6e édition, la biennale Danse l’Afrique danse retraverse la Méditerranée pour prendre pied, du 1er au 8 mai 2008, sur le sol africain, à Tunis, dans la dynamique des Rencontres chorégraphiques de Carthage, organisées par la structure Ness el Fen, dirigée par Syhem Belkhodja.
Les Rencontres permettront de découvrir les oeuvres de jeunes artistes, dans le cadre d’un concours, et proposeront une importante plate-forme de la création chorégraphique dans le monde arabe.
La pierre angulaire de la manifestation reste le concours interafricain qui sert de tremplin pour les jeunes chorégraphes. L’édition de Tunis a choisi d’ouvrir celui-ci à une nouvelle section, celle du solo, qui permettra, outre les 8 pièces de groupe sélectionnées, d’accueillir également 10 solos créés et interprétés par un chorégraphe.
Parmi les 102 candidatures reçues pour les compagnies et 68 pour les solos, provenant de 29 pays différents, les chorégraphes suivants ont été retenus pour la section "pièce de groupe" :
- Heccius Pule THABISO et Tnami MANEKEHLA, pour la pièce KaroHano / Inzalo Dance Theatre and Company - Afrique du Sud
- Julia RAYNHAM pour la pièce 21st Century Anima / Resonance Bazaar - Afrique du Sud
- Auguste OUEDRAOGO pour la pièce Traces / Association Art’ Dev-Cie Auguste Bienvenue - Burkina Faso
- Bidiefondo DE LA VALLET pour la pièce Ndjila na Ndjila /Cie Baninga - Congo
- James MWEU pour la pièce Urbanité / Kunja Dance Theatre - Kenya
- Jean-Claude RABEMANANJARA pour la pièce Ozona / Tahala Company - Madagascar
- Edna JAIME pour la pièce Terceira Entidad / Iodine Producaes Tecnicas - Mozambique
- Nejib BEN KALFALLAh pour la pièce Mhayer Sika / Compagnie Nejib Ben Kalfallah - Tunisie
Les 10 solos sélectionnés sont :
- Lawrence Mncube NKOSINATHI pour la pièce Still feel the presence part II - Afrique du Sud
- Batsile Ramorula FUMEKA, pour la pièce A luta Kontinua - Afrique du sud
- Lebeau BOUMPOUTOU, pour la pièce Le Carrefour - Burkina Faso
- Prince Dethmer NZABA, pour la pièce Parcours - Congo
- Michel KOUAKOU, pour la pièce Behind me - Côte d’Ivoire
- Aly KAREMBE, pour la pièce Nan Dlo - Mali
- Maria-Hélena PINTO, pour la pièce Sambra - Mozambique
- Ibrahima Pape N’DIAYE, pour la pièce Dieu est mort ! - Sénégal
- Moustapha GUEYE et Jean TEMBA, pour la pièce Rêve - Sénégal
- Ali M’RABET, pour la pièce HumYughadirun Wa Yussefirun Bi Samt - Tunisie
Le concours distinguera deux compagnies lauréates et un solo, qui bénéficieront d’une tournée de plusieurs mois en France et dans le monde à partir de mai 2008. RFI, partenaire de la manifestation, remettra le prix spécial RFI-Danse à l’une des compagnies participant au concours.
Par ailleurs, l’édition tunisienne de 2008 apportera une nouvelle dimension aux Rencontres en favorisant le dialogue entre le Maghreb, le Moyen-Orient et l’Afrique sub-saharienne. Ainsi, ce seront plus d’une dizaine de compagnies du monde arabe qui seront présentées.
Les Rencontres seront également l’occasion de découvrir les travaux de la première promotion sortante de la jeune école du CMDC créée il y a deux ans par Syhem Belkhodja et accueillant des étudiants venant d’Afrique et du monde arabe.
LA TOURNEE DES LAUREATS (2 compagnies + 1 solo)
Une première étape se déroulera au Maghreb dans le prolongement des Rencontres et en France où les lauréats seront accueillis au Festival Montpellier danse en juin 2008. Une seconde étape amènera les lauréats en France et en Europe (Belgique, Allemagne, Espagne, Pays Bas…) à l’automne 2008 pour une quinzaine de représentations prévues à ce jour.
Le lauréat du prix RFI-Danse, quant à lui, effectuera une tournée en Afrique en 2009.
Rappel :
Organisées et mises en œuvre par Culturesfrance/ Département Afrique et Caraïbes en créations, les Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'océan Indien favorisent, depuis plus de dix ans, le développement des expressions chorégraphiques africaines et encouragent les échanges internationaux entre les chorégraphes africains et européens. Le concours de cette septième édition des Rencontres Danse en créations a été lancé en mars 2005, en partenariat avec RFI. Il est ouvert aux compagnies et depuis 2008 aux chorégraphes solistes vivant et travaillant sur le continent africain ou dans l’océan Indien (hors Ile de La Réunion). Il concerne des œuvres d’une durée comprise entre 20 et 30 minutes pour les compagnies et ne pouvant réunir plus de 6 interprètes sur le plateau et d’une durée comprise entre 10 et 20 minutes pour les solos (danseurs et musiciens).
Rencontres Danse l’Afrique Danse
Directrice artistique : Syhem Belkhodja
Production générale : Ness el Fen et Culturesfrance
Contact : Hélène Maza
En partenariat media avec
RFI
RFO
Afrique magazine
France 24
Source: http://www.culturesfrance.com/evenement/Danse-l-Afrique-danse-a-Tunis/evpg560.html"
Pour en savoir plus sur Sihem: Source Hammam Ensa
Depuis plus de 15 ans, le nom de Syhem est lié aux meilleures jeunes formations de danse en Tunisie.
Après de nombreuses études et formations dans les plus célèbres centre de danse de France, d'Allemagne, d'Italie et des Etats-Unis, Syhem a enseigné au Conservatoire de Musique et de Danse de Tunis.
Elle dirige entre autre, le Ballet National pour l'Enfance et sa Comagnie se compose de 50 danseurs.
Ses nombreuses créations ont dépassé le cadre national pour être diffusées entre autre au Zénith (Paris).
Forte de son crédit auprès du public tunisien, la chorégraphe dispose d'un théâtre de 200 places ainsi que de 3 studios dans lesquels elle dispense des cours.
16:50 Publié dans Activités, artiste, artistes, ASSOCIATION, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Loisirs, Musique, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Danse, Afrique, tunis, Tunisie, france 24, Syhem, Belkhodja
17.04.2008
Une voix et un nom à connaître : Houria Guelatty et la RTCI
J'ai rencontré dernièrement une dame à la voix magnifique, à la diction parfaite, une dame très connue en Tunisie: la journaliste Houria Guellaty, pionnière de l'animation radiophonique à la chaîne internationale de Radio Tunis (RTCI, FM 98)
.
J'ai eu cette grande chance d'être interviewée par elle et par la suite de la visiter chez elle, dans sa belle maison entourée d'un beau jardin.
Elle travaille dans la chaine de radio qui diffuse plusieurs programmes et bulletins d'informations en français. C'est le 17 juin 1935 que l'on a entendu pour la première fois la radio en Tunisie, postes privés de Radio Sfax et Radio Bizerte. Par la suite les Français créèrent une radio officielle en 1938. Pendant la seconde guerre mondiale, deux radios émettent, l'une officielle fidèle au gouvernement français de l'époque Radio-Tunis et l'autre opposée Radio Carthage. Après l'indépendance en mai 1959, la Tunisie débute un service en ondes courtes vers l'étranger.
La Tunisie possède de nos jours trois chaînes nationales ainsi que cinq chaînes régionales (Sfax, Monastir, Le Kef, Gafsa et Tataouine). La Chaîne nationale diffuse exclusivement en arabe.
Pour écouter RTCI sur Internet
Si vous êtes Tunisien ou comprenez le Tunisien Radio TUNIS
Houria Guellati est une des grandes voix de la RTCI. Dans une interview donnée à Tunivisions , elle est présentée comme étant "d'abord une artiste et une romantique. Ses passions : la nature, la mer et la bonne musique." Il est fait mention qu,elle est écologiste dans l'âme et cela tombait sous le sens qu'elle m'interviewe sur le Cercle Nature et Culture en Tunisie que j'essaie de promouvoir.
Je me permets de reprendre un souvenir présenté sur le site de Tunivisions qui nous montre le parcours personnel d'Houria:
" La nature, l'écologie, l'environnement sont aujourd'hui des sujets très importants. Notre pays accorde en plus une grande attention à l'environnement, à la faune et la flore. Je me sens encore plus impliquée actuellement. Cette passion est très ancienne, je dois cet héritage à feu mon père Béchir Guellaty, un sportif connu dans les milieux avertis. C'est quand très jeune j'allais au «Kouttab» avec mon cadet Mourad à Borj Touil, tout près de notre propriété, que le grand mécanisme de la nature se déclencha en moi.»
Et Houria a mis sa passion de la nature dans l'ensemble de sa vie professionnelle et personnelle. Elle anime le dimanche l'émission Nature et Arc en Ciel, émission dans laquelle mon interview sera diffusée le 27 avril prochain. Elle sait recevoir et mettre à l'aise les invités de son émission et s'intéresse réellement à leur personnalité. Ce dont je peux témoigner c'est de son amour pour les plantes et les animaux. Elle a su me parler avec tendresse du Parc animalier dont elle est la Marraine : le Parc de Friguia. Elle venait justement de donner une interview au journal Le Temps dans son supplément Week end:
on peut y lire que ce parc animalier de Friguia se trouve à mi-chemin entre Hammamet et Sousse. Ce parc " a ouvert ses portes au mois de novembre 2000. Depuis, Houria suit son évolution car il y a eu beaucoup de progrès, d’après elle." On y apprend de sa voix que "C’est un espace qui couvre 36 hectares où la verdure tient une grande place, à côté de la faune qui est variée. Son but, outre le divertissement, est de préserver les espèces animales en favorisant le développement de celles les plus menacées. Autrement dit, on oeuvre ici à reconstituer l’espèce animale décimée afin de la réintroduire dans son environnement naturel."
Houria Guellaty est une femme qu'il fallait vraiment que je rencontre, car elle représente une figure incontournable
du mouvement envronnemental en Tunisie. Or motivée par Charles-Michael Vinson, le fondateur de l'association Nature et Culture en Hautes Terres, des liens forts sont en train de se créer avec la Tunisie et d'autres cercles comme celui de la Belgique ou du Rouergue. Houria Guellaty s'est montrée très enthousiaste en attendant parler du Cercle Nature et Culture en Tunisie.
Nous continuons notre route et avançons grâce à toutes ses rencontres formidables!
Merci Houria!
09:19 Publié dans ASSOCIATION, Blog Tunisie, FEMMES, Nature, patrimoine, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunis, Friguia, Tunisie, Houria, Guellaty, RTCI, radio
13.02.2008
La source de Zaghouan: écotourisme pionnier
"L’aqueduc d’Hadrien, long de 132 km, érigé entre 120 et 130 après J.C. pour alimenter Carthage, était flanqué d’un imposant temple dédié aux dieux des eaux et dont les vestiges sont encore visibles, au pied de la montagne de Zaghouan, à la source"Mohammed Labi Bouguerra
Ce dessin est issu de la Géographie Universelle d'Elysée Reclus, ce géographe immense qui fut aussi le rédacteur des guides Joanne et qui visita à la fin du XIXe siècle une grande partie du monde dont la Tunisie. Cette reproduction du Temple de Zaghouan dessinée par un accompagnateur de Reclus, je l'ai redécouverte grâce au Net et elle vient des Etats-Unis, je l'ai achetée sur Ebay. Je l'ai encadrée et elle trône dans mon entrée au côté d'une vue de la Médina de Tunis que je me suis procurée de la même façon. En novembre, alors que je rencontrais mon amie Raoudha
du Kef, elle me présenta un monsieur originaire de Zaghouan et qui ne connaissait pas cette gravure. Comme avec sa femme il entreprend de valoriser la région en développant le tourisme culturel, je lui ai fait parvenir par fax cette reproduction scannée. Sa femme gère une ferme à Zaghouan: Dar Zaghouan.
Le nom même de leur entreprise écotouristique ne peut que m'interpeller : Les Chalets des Aqueducs de Zaghouan. Positionnés idéalement au pied des Acqueducs, ces chalets concourrent avec bonheur au développement d'une carte de circuits écologiques, dans le contexte d'un tourisme culturel durable.
La Tunisie commence à croire timidement au potentiel du tourisme culturel que j'appelle de mes voeux depuis des années depuis le Canada et maintenant depuis la France en essayant de dynamiser une association Le Cercle Nature et Culture en Tunisie, en lien avec le Cercle Nature et Culture des Hautes-Terres fondé par Ch. Michael Vinson au travers des Cercles
Dans un article paru surAudineton pouvait lire ceci: "La sauvegarde du patrimoine et sa mise en valeur culturellement au service du tourisme constitue un pari à relever pour la Tunisie en vue de promouvoir le tourisme culturel, particulièrement ce qui concerne la protection des sites archéologiques, au service du tourisme culturel et écologique. Parmi les sites ciblés par cet effort figurent les parcs archéologiques de Carthage, Oudhna, les aqueducs de Zaghouan, Dougga et Sbeitla (...)"
Le journal La Presse de Tunisie en mars 2007 , sous la plume de Tahar Ayachi décrivait ainsi le lieu "Dans un périmètre de poche, vous avez la ville et son décor d’arrière-fond montagneux ; vous avez les monuments antiques ou de style andalou intra muros et dans le voisinage immédiat, les jardins de rêve et bien d’autres choses encore, plus séduisantes les unes que les autres. "
L'idée de développer une forme de tourisme à la ferme commence à séduire des pionniers et leur rêve est devenu réalité:" disposant d’une belle ferme située au pied du mont Zaghouan, juste à l’entrée du chef-lieu, (ils)ont perçu les ressources inexploitées de leur patrimoine : un site d’une exceptionnelle beauté avec la montagne pour toile de fond, des possibilités d’aménagement de circuits de parcours de santé et de randonnées à pied, en VTT ou à dos de bête, des installations fermières pour abriter toutes sortes d’animation. Il ne restait plus que l’accueil et l’hébergement. Qu’à cela ne tienne. On aménagera, à l’entrée de l’exploitation, deux «suites» dans un style campagnard colonial avec tout le confort d’un intérieur de standing, un ameublement et une décoration d’une grande originalité avec des éléments de récupération revisités pour une esthétique et un usage contemporains, et sur la terrasse implantée face au Zaghouan : une piscine alimentée en eau de source naturelle amenée en mini-aqueduc et tombant en cascade dans un bassin équipé pour la nage à contre-courant d’hydro-masseurs et de jacuzzi." extrait de la Presse
Sihem Mlika, la propriétaire des lieux a ouvert ce gîte rural avec têble d'hôtes. Vous avez peut-être aperçu sa maison, puisqu'elle est passée sur la télévision française A2 vers 8 heures du matin dans larubrique Partir en décembre. De deux chambres cet été, elle a en mars 4 nouvelles chambres à offrir : la chambre d’hôte du BEY, la chambre d’hôte du KAIED, la chambre d’hôte L’OLIVIER et la chambre d’hôte L’AMANDIER. Merci de me contacter pour plus de renseignements.
Un peu d'histoire archéologique: Zaghouan au temps de l'empereur Hadrien:
"L'empereur Hadrien décide le captage des sources existant dans les massifs montagneux du Djebel Zaghouan et du Jouggar ainsi que la construction d'un immense aqueduc destiné à conduire les eaux vers les citernes de la Maâlga, réservoirs d'eau de 25 000 m³, situés sur une partie élevée de la colline de Carthage. Les sources ont un débit très variable, allant de 5000 m³/jour à plus de 25 000 m³/jour. Les citernes privées restent toutefois nécessaires pour les quartiers plus élevés que celui de la Maâlga.Les sources captées sont au nombre de quatre : Nympheum et Aïn Ayed (dans la région de Zaghouan) ainsi qu'Aïn Djour et Aïn Ziga (dans la région du Jouggar). L'aqueduc, conçu pour assurer un débit journalier de 32 000 m³, comporte deux branches, l'une venant de Zaghouan mesurant 6,01 kilomètres de longueur, l'autre, venant du Djouggar mesurant 33,63 kilomètres, se réunissant à Moghrane. La longueur totale de l'aqueduc jusqu'à Carthage, y compris les diverses ramifications, est de 132 kilomètres. ." SOURCE WIKIPEDIA
Le Temple ds Eaux d'Hadrien:
Construit sous Hadrien vers 130, le Temple des Eaux (Nymphée) est un bassin collecteur en forme d'hémicycle, point d,arrivée de plusieurs sources et lieu de départ du grand acqueduc de Catthage.Les Romains vénéraient les soources. Nous savons que cet acqueduc a été inauguré par l'Empereur hadrien lui-même en 138 peu avant sa mort.Douze niches abritaient douze divinités (Neptune et les néréides). Le site est absolument magnifique.
VOIR ENCYCLOPEDIE DES PIEDS NOIRS
UN TRÈS BEAU SITE A CONSULTER SUR ZAGHOUAN
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15.01.2008
Programme Saint Valentin
Saint-Valentin: Tunisie Intime, de la tradition à la modernité
AVEC LE CLUB DISTINCTIVE WOMEN EN PARTENARIAT AVEC L'AGENCE LES CLÉS DE L'ÉVÈNEMENT
Retrouvez-moi ainsi qu'Eric de l'agence les Clés de l'évènement pour ce week end exceptionnel, nous vous garantissons l'inoubliable
1er jour Jeudi 14 février :
Départ Paris 9h10, Arrivée à l'aéroport de Tunis Carthage 11h35, accueil personnalisé et départ vers la Médina de Tunis :
Une rencontre sous la houlette des Femmes de la Medina :
Pour le déjeuner notre hôtesse Madame El Behi nous reçoit à sa table au Dar El Behi pour un repas convivial et exclusif dans l'une des authentiques demeures de la Medina, espace magnifique de style mauresque
Pour la visite de la Medina, notre Cicerone de charme sera l'historienne et urbaniste, spécialiste de l'architecture de la Medina, Madame Jamila Binous
Transfert en autocar vers Hammamet pour rejoindre l'hôtel Résidence de charme : Villa Noria où nous séjournerons les trois nuits de notre week end spécial Saint-Valentin
L'installation dans les chambres et retrouvailles pour un cocktail de bienvenue avec la Maitresse des lieux : Madame Amel Zenaïdi, notre hôtesse pendant ces trois jours
Dîner au Restaurant La '' Rotonde" où nous rejoindrons les invités et amis tunisiens de la propriétaire, autour d'un repas traditionnel et convivial
Début d'une soirée romantique animée par les textes des poètes ayant chanté l'amour dans toutes les cultures du bassin méditerranéen sous les accents de la guitare andalouse
Musique et danse en fin de soirée
2ème jour Vendredi 15 février:
Petit déjeuner à l'hôtel Résidence de charme : Villa Noria
suivi de deux heures de relaxation au Hammam traditionnel avec une heure entière de Massage et lissage au Rassoul
Déjeuner au restaurant La Rotonde avec le traditionnel Couscous aux poissons (Recette sfaxienne)
Après-midi visite de Hammamet Sa medina et ses secrets en compagnie de Amel Zenaïdi:
- La boutique haute couture FELLA. Samia Ben Khalifa crée ses collections en demeurant fidèle à l'inspiration qui la fit naître, sauvegarder le patrimoine artisanal et vestimentaire tunisien dans un écrin, entourée d'objets puniques, d'anciens bijoux tunisiens d'étoffes précieuses et de broderies séculaires
- une visite privée d'une maison d'architecte italien installé à Hammamet
- Le thé à la menthe au Dar Sebastian, maison de style antique construite par le milliardaire roumain Sebastian, véritable havre de paix, avec parc et splendide vue sur la mer.
Après une halte repos à la villa Noria
Soirée
Transfert en autocar vers La Marsa pour participer à la Nuit Tunisoise
Diner fin à La closerie, haut-lieu de la nuit branchée
Soirée Jet Set, Bar La Closerie avec Orchestre spécial Saint-Valentin
Retour petit matin Villa Noria
3ème jour Samedi 16 février :
Petit déjeuner à l'hôtel Résidence de charme : Villa Noria
Transfert Hammamet-La Marsa-Carthage-Sidi Bou Saïd





















