02.03.2010
EXPOFEMINA 2010, SALON DES FEMMES CHEFS D'ENTREPRISES
Un grand évènement qui aura lieu du 30 mars au 4 avril prochain à la Médina d'Hammamet
Le mot de la Présidente Faouzia Slama
Chers partenaires, chères membres
A l’avènement d’une reprise économique tant attendue et en prévision d’une relance de nos entreprises, après une année pleine d’embûches et jalonnée de défis, la CNCFE reprend l’une de ses habitudes tant fructueuses par le passé pour ses membres et ses partenaires qu’est le salon de la Femme Chef d’Entreprise: « EXPOFEMINA ».
L’édition 2010 du salon des Femmes Chefs d’Entreprises « EXPOFEMINA 2010 » qui se tiendra du 30 Mars au 4 Avril, sera organisé en collaboration avec la commission femmes d’affaires de l’ASCAME et qui revêt cette année une importance et une envergure Méditerranéenne et Internationale. En effet, souhaitant faire profiter ses membres et ses partenaires du réseau international cultivé tout le long de ses 20 ans d’existence, la CNFCE ouvre la porte de son salon «EXPOFEMINA 2010 » à des femmes chefs d’entreprises venant de part le monde, découvrir la Tunisie et ses produits fabriqués par des mains de femmes mais aussi en quête de partenariat fructueux et indispensable de nos jours pour la survie de l’entreprise féminine. La CNFCE ne se limitera pas au salon «EXPOFEMINA 2010 » mais prévoit d’organiser en marge de ce dernier un Forum sous l’appellation tant significative de « MEDINA MED FORUM », qui comme son nom l’indique regroupera des femmes méditerranéennes à la Médina, qui accueilleront leurs consoeurs venant d’autres régions du monde afin de leurs faire découvrir les saveurs et les couleurs méditerranéennes.
Le « MEDINA MED FORUM » sera organisé autour d’un thème actuel et mobilisateur et s’étalera sur 2 journées: la 1ère sera réservée à la conférence internationale et la 2ème aux B2B visant à booster le partenariat féminin; Ces 2 événements fusionnés couronneront 20 ans d’expérience et de labeurs de la CNFCE qui en juin 2010 fêtera son 20ème anniversaire.
Chers partenaires, chers membres, la CNFCE ne peut en aucun cas fêter tant d’années de réalisation sans la présence massive de celles et de ceux qui ont participé de près ou de loin à bâtir sa réputation et son succès et nominativement VOUS !
Savourons donc ensemble cet accomplissement, sachant que, comme l’a dit Albert Camus « Tout accomplissement est une servitude. Il oblige à un accomplissement plus haut »
CHAMBRE NATIONALE DES FEMMES CHEFS D'ENTREPRISES TUNISIENNES
14:08 Publié dans Activités, ASSOCIATION, Blog Tunisie, BtoB, Business, Business, FEMMES, networking, Salons, Science et techno, Séminaires, Shopping, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, hammamet, medina, expo, salon, forum, séminaires
11.11.2009
La Fondation ATLAS partenaire de Distinctive Women Agency
Les raisons du soutien de Distinctive Women Agency à cet évènement: Catwalk For Africa…Afrochic à la mode en Tunisie
Parce que le but de Catwalk For Africa…Afrochic à la mode est " d'ouvrir les portes de la mode internationale aux nombreux stylistes talentueux du continent.
Cette démarche est rare celle d'ouvrir et de sensibiliser le monde au talent africain, pour que les créateurs d'Afrique reçoivent enfin l'attention qu'ils méritent.
Démarche ambitieuse et généreuse Catwalk for Africa cherche à nous rappeler qu' avec sa mode, l'Afrique nous offre ses couleurs, sa joie de vivre, son dynamisme, son originalité et sa diversité culturelle.
Après le succès de la première édition à Miami, en Floride, Catwalk For Africa…Afrochic à la mode fait un arrêt en Tunisie. Deux pays très différents, deux villes différentes. Miami et Hammamet sont cependant identiques dans le sens où ce sont deux villes dynamiques, éclectiques et diversifiées. Elles sont inter-générationnelles, attirent les foules ouvertes au monde et toujours intéressées par de nouvelles expériences.
Si Catwalk For Africa…Afrochic à la mode était un pays, elle serait la Tunisie. A cheval entre plusieurs mondes, mélange de plusieurs cultures, témoin et actrice de l’histoire du continent, terre d'accueil de plusieurs civilisations, la Tunisie est le bâton témoin entre tradition et modernité, la porte de l'Afrique, l'ouverture vers le Monde. Quoi de plus naturel que ce pays accueille la deuxième édition de cet évènement Catwalk For Africa…Afrochic à la mode ...
Cette nuit africaine mérite le soutien de tous: Mécènes, sponsors et vous le public....En venant assister à ce spectacle à Hammamet le 5 décembre prochain, vous allez contribuer à aider cette grande idée à se développer et à réussir son pari de promouvoir l'industrie textile africaine.
Pour une autre image de l’Afrique
Une façon d'aider à changer l’image du continent et d'effacer cette vision d'un continent à genou, d'un contient qui ploie sous les guerres et la faim, est d'être engagés socialement. La lutte pour donner une nouvelle image de l'Afrique ne s'arrête pas aux défilés de mode. Elle ne s'arrête pas après une nuit de paillettes, de mode et de musique.
Notre engagement envers le continent est plus profond que cela. Parce que nous croyons que la mode ne peut pas aller sans éthique, sans paix sociale, et sans développement humain, Catwalk For Africa…Afrochic à la mode , s'engage auprès de diverses causes humanitaires. Qu'il s'agisse de parité des genres, du sida, du paludisme, des enfants soldats, d'éducation, nos défilés servent tous les fronts.
L'an dernier, Catwalk For Africa…Afrochic à la mode, était dédié à la création des petites entreprises dirigées par les femmes, à travers le microcrédit. Cette année, nous mettons en lumière une organisation tunisienne à but non lucratif, une association qui s'est engagée dans l’humanitaire depuis 1990, la Fondation ATLAS.
La Fondation ATLAS - Association Tunisienne pour le Leadership, l’Auto développement et la Solidarité a obtenu le visa réglementaire par arrêté du Ministère de l'Intérieur le 27 Juin 1990.

Les femmes ont un rôle primordial et participent activement à tous les projets.
16:46 Publié dans Activités, artiste, artistes, ASSOCIATION, Blog Tunisie, Business, Film voyage, Humanitaire, Loisirs, Mode, Musique, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, tunis, hammamet, atlas, fondation, fashion, oasis, catwalk for africa, bad
20.10.2009
Voice of arab woman from Tunisia, un magazine à connaître
Distinctive Women in Tunisia se devait de signaler la sortie d'un magazine publié par la Présidence tunisienne de l'Organisation de la Femme Arabe (OFA). Intitulé Voice of arab woman from Tunisia (en français La voix de la femme arabe depuis la Tunisie), ce magazine de 32 pages en est à son numéro deux.
Une problématique imp
ortante est "femme et développement", dans ce magazine on apprend que l'OFA projette de consacrer une grande partie de ses activités et de ses programmes futurs à cette question cruciale. Le but est de mettre en lumière la situation de la femme dans le domaine de l'emploi et de promouvoir sa participation à la vie économique et donc au processus de développement.
Depuis le 1er mars 2009, l'OFA (organisation de la Femme Arabe) est présidée pour un mandat de deux ans, par Leila Ben Ali, First lady
de Tunisie.
Or aujourd'hui justement le journal le Figaro en France publiait un entretien exceptionnel de la Première dame de Tunisie, Leila Ben Ali à Mme Patricia Boyer de la Tour.
L'OFA est à l'ordre du jour ces temps-ci et on parle de la Tunisie dans la PRESSE DE MONTREAL, puisque le sujet des avancées pour la femme arabe est très suivi au Canada. On y souligne la création d'une «commission de la femme arabe du droit international humanitaire (DIH)», et la mise sur pied d'un «observatoire de législations sociales et politiques afférentes aux conditions de la femme». On y apprend au'aura lieu en 2010 à Tunis, le 3e congrès de l'Organisation ayant pour thème «la femme arabe, partenaire essentiel dans le processus du développement durable».
En outre l'OFA décerne le Prix de la meilleure production journalistique sur la femme arabe tous les trois ans, à la meilleure production écrite, radiophonique, télévisuelle ou électronique qui véhicule une image objective et positive de la femme arabe, au sein de la famille et dans la société.
Signalons que la First Lady Leila Ben Ali est également la fondatrice depuis 2000 de l'Association Basma pour la Promotion de l'Emploi des Handicapés
22:00 Publié dans ASSOCIATION, FEMMES, Humanitaire, Magazine, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, président, première dame, monde arabe, condition, féminin, nouveauté, first lady, basma
20.09.2009
Natacha Koupcha, une DW russe de Tunisie
La Présidente de la Diaspora russe en Tunisie est une Distinctive Woman accomplie. J'ai eu la chance de la rencontrer récemment, chez elle dans la banlieue nord de Tunis. Et je peux vous dire que c'est un personnage au parcours de vie impressionant ...de ces femmes au tempérament énergique qui surmontent les aléas de la vie et conserve un appétit de vivre, une joie communicative et une profondeur, qui en fait désirer être son amie.
Je l'ai connue dans le cadre d'un reportage pour la revue Dary Magazine et j'ai donc eu la grande chance de la voir dans son univers, son appartement de ville, son petit bijou... car non seulement Natacha est une femme très active, mais elle est également une femme de goût.
Arrivée de sa Russie natale depuis plus de vingt-cinq ans, elle a réussi à créer un lieu personnel emprunt de réminiscences russes et de contemporanéités tunisiennes. Son appartement a une dominante terriblement russe, le rouge cerise et la cuisine en plein centre de la maison, car tout s'y passe et tout tourne autour de la convivialité en Russie. Les thèmes et motifs fleuris sont aussi une constante...Un leitmotiv de coquelicots et de roses agrémentent cet appartement si personnel. Je vous laisse la surprise de voir le reportage réalisé, ce jour là, dans le Dary Magazine n°4. Moi je veux vous parler de la femme et de la communauté qu'elle représente en Tunisie. Outre qu'elle soit parfaitement intégrée ici, parlant remarquablement bien le Tunisien, Natacha est parfaitement polyglotte, jonglant avec les langues avec aisance... Elle est professeure à la Faculté des Lettres de La Manouba. Et elle est un guide professionnel reconnu auprès de l'ONTT (Office National du Tourisme Tunisien). C'est une femme d'une grande culture qui puise dans ses racines un goût certain pour l'art et l'histoire et dans son parcours de vie, une expérience qu'elle met aux services de tous ceux qui l'approchent. Bien sûr ses étudiants mais aussi tous ses visiteurs russes qui depuis quelques années raffolent de la culture tunisienne et se souviennent des liens intimes que la Tunisie entretient avec la Russie par le biais de sa diaspora et de la grande influence qu'elle a eu dans les arts de la Tunisie.
Celles et ceux qui lisent ce blog depuis plus de deux ans se souviennent de mon intérêt pour l'art russe en Tunisie et savent combien le peintre Roubtzoff me passionne. Alors rencontrer une grande dame russe en Tunisie et qui plus est la Présidente de la Diaspora russe en Tunisie est un grand bonheur.
Peu de Français et encore moins de Canadiens connaissent cette histoire et c'est pourquoi, non seulement Natacha peut en parler avec passion mais aussi a écrit des guides culturels de la Tunisie en russe. Elle connait cette histoire partagée russo-tunisienne et en est la synthèse la plus réussie.
Mon ami Habib Kazdghli spécialiste des communautés de l'histoire de la Tunisie moderne et contemporaine, m'avait éclairé sur le sujet en m'offrant son recueil. Ainsi je le cite: "Cette communauté de réfugiés russes arrive à Bizerte en 1920. Elle est formée de marins de la flotte de la Mer Noire, ainsi que de leurs familles. De ce groupe estimé à 5000 personnes en 1920, il ne reste, à partir de 1925, qu'une petite communauté de 800 âmes, concentrée principalement à Tunis et à Bizerte".
selon Wikipedia : "Alexandre Roubtzoff, né le 24 janvier 1884 à Saint-Pétersbourg et décédé le 26 novembre 1949 à Tunis, est un peintre russe, naturalisé français en 1924, ayant essentiellement travaillé en Tunisie.
Élève d'Ivan Zionglinski et de Dmitry Kardovsky, lauréat de l'Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg (six grands prix), proche de la cour impériale des Romanov, il se consacre à la peintre d'intérieur jusqu'en 1914. Débarqué à Tunis le 1er avril 1914, Il expose au premier salon tunisien d'après-guerre puis à Londres (galerie Goupil) et à Paris (galerie Manuel et salon des indépendants de 1930).
Décédé à Tunis le 26 novembre 1949, il est inhumé au cimetière du Borgel à Tunis."
On peut donc en déduire que deux types de réfugiés ont formé la communauté Russe des années 20 à 56, les Anciens Russes Blancs des aristocrates et les marins coinçés. En tous les cas, les liens ne se sont pas arrêtés à la Grande Histoire, la petite histoire celle des gens ordinaires a pris le relais et je me souviens qu'une des soeurs de ma grand-mère des Palazzolo de Beja et Tunis avait eu un mari qu'elle adorait et dont elle était veuve un militaire russe, un Wolf...probablement un de ces marins de la flotte de la mer noire!
Plus récemment les liens se sont resserrés avec des mariages entre hommes tunisiens et femmes russes...l'une d'entre elle était Natacha, également veuve depuis.
Les français de Tunisie dont je suis un "vestige" ont écrit sur la diaspora des Aristocrates comme Etienne Burnet (1873-1960), médecin à la tête de l'Institut Pasteur de Tunis, qui a romancé l'histoire en écrivant Loin des icônes.
Or comme le Web est une source inépuisable de renseignements je vous invite à lire aussi... L'âme russe vue par un Français de Tunisie
Et si vous vous intéressez aux communautés en Tunisie, lire l'article d'Africultures Tunisie, des souvenirs en partage de Alessio Loreti
Et moi, je me promets de revoir Natacha pour en savoir plus sur la communauté d'Aujourd'hui et sur le "melting pot" en Tunisie et pour lui proposer de faire des soirées culturelles ensemble...et pourquoi pas organiser des conférences et ateliers ensemble.
19:41 Publié dans ASSOCIATION, FEMMES, Histoire, Livre, patrimoine, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, russie, présidente, guide, professeur, université, manouba
21.07.2009
Fête de la femme tunisienne 13 AOÛT 2009
Est-il besoin de redire les avancées pour les Femmes en Tunisie? Oui je le crois car c'est assez exceptionnel et on est ici loin des clichés. Jugez par vous-mêmes et essayez de comparer avec des pays au Maghreb et dans le monde occidental...vous pourriez avoir quelques surprises:
La femme tunisienne est parvenue, à la faveur d'une série de mesures d'avant-garde, à investir tous les secteurs d'activité, les couvrant ainsi :
- 72 pc dans le secteur pharmaceutique
- 50 pc dans la recherche scientifique
- 48 pc dans l'enseignement secondaire
- 46,9 pc dans l'enseignement primaire
- 42 pc dans les professions médicales
- 40 pc dans l'enseignement supérieur
- 31 pc dans au barreau
- 29 dans la magistrature
- 44 pc dans le secteur du journalisme
- 26,4 pc dans les industries manufacturières
- 21 pc dans la fonction publique
- 16,7 pc dans le secteur de l'agriculture et de la pêche
- 37 pc dans le secteur des services
- La femme représente 27,1 pc de la population active
- La Tunisie compte quelque 18 mille femmes d'affaires
La femme dans la vie publique
- 42 pc des adhérents des organisations et associations
- 20 pc des cadres dirigeants des associations
- 22,7 pc des membres de la chambre des députés
- 15,2 pc des membres de la chambre des conseillers
- 24 pc dans le corps diplomatique
- Le gouvernement compte 7 femmes (deux ministres et 5 secrétaires d'Etat) en 2008
- 12 pc des membres des cabinets ministériels
- une femme gouverneur depuis 2004
- 25 pc des membres du conseil constitutionnel
- 20 pc des membres du conseil économique et social
- 13,3 pc des membres du conseil supérieur de la magistrature
- 6,6 pc des membres du conseil supérieur de la communication
- 37,9 pc des membres du comité central du RCD (depuis le congrès du défi)
- 32 pc des membres des conseils régionaux des gouvernorats
- 27,4 pc des membres des conseils municipaux
source African Manager août 2008
Le 13 AOUT EST LA DATE MYTHIQUE correspondant au Code du Statut Personnel (C.S.P), promulgué le 13 août 1956. Un code est innovateur et avant-gardiste qui dans les grandes lignes confirmait "le principe d’égalité entre l’homme et la femme est le maître mot de la volonté politique, depuis l’indépendance et l’ère du changement. Ce principe consacré à l’article 6 de la constitution tunisienne « Tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils sont égaux devant la loi. », fait de la femme tunisienne, un partenaire à part entière, quelque soit le domaine."
Le Code du Statut Personnel a été confirmé par le Président Zine El Abidine Ben Ali dans son discours du 19 mars 1988 à Carthage .
Ce code annonçait légalement les mesures suivantes:
Abolition de la polygamie (article 5 du C.S.P). Des sanctions pénales sont prévues en plus de l’annulation du mariage, en cas de violation de des liens conjugaux.
Institution de la majorité légale à 20 ans. La femme majeure est donc sur un même pied d’égalité que l’homme majeure.
Interdiction du mariage de la fille à un âge précoce et ce par la fixation de l’âge légal minimum du mariage à 17 ans pour la fille, sous réserve de son consentement.
Suppression de la répudiation ( divorce privé unilatéral) a été supprimée par l’organisation du divorce judiciaire, seul le juge est compétent pour le prononcer. Ce droit au divorce met sur un même pied d’égalité l’homme et la femme.
Attribution à la mère, en cas de décès du père, du droit de tutelle sur ces enfants mineurs
Retrouvez toutes les informations sur les femmes tunisiennes sur le Site Web de l'Union nationale de la femme tunisienne dans lequel vous verrez combien les femmes tunisiennes ont pris en chage leur destin.
Pour mettre en avant le parcours d'une des nombreuses Distinctive Women de Tunisia, je tiens à vous présenter Mme Faïza Kefi Première Présidente de la cour des comptes ici en Tunisie. Je vous réfère à l'excellent article : «Les femmes, une force dynamique pour le progrès que personne ne pourra arrêter». Elle confirme dans cet article l'impact extrêmement positif de Code du Statut Personnel
"Oui, le Code du Statut Personnel a fait son œuvre : il a aidé, comme l’envisageaient ses précurseurs, à changer les mentalités et à faire accepter aux hommes et aux femmes elles-mêmes que les femmes ne sont pas des êtres inférieurs, qu’elles ont des droits, qu’elles doivent être respectées, qu’elles sont, au même titre que les hommes, des acteurs puissants dans tout ce qui a trait à l’équilibre de la famille et à sa stabilité, à l’épanouissement des enfants et à leur bonheur, au renforcement des liens sociaux et à la solidarité, au développement économique du pays, à la création de richesses et d’emplois et à l’amélioration de la qualité de la vie".
11:21 Publié dans Activités, ASSOCIATION, FEMMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, femmes, réussite, société, faiza kefi, droit, cour des comptes
18.08.2008
Intime et inspirante Hammamet
Dans la belle cité d'Hammamet à l'intérieur de la Medina, mon amie Monique, une femme d'affaire française, une femme exceptionnelle, m'a fait connaître la Galerie Dar Biba, une boutique, galerie et musée, avec une terrasse qui donne sur les cimetières au bord de la mer qui jouxte la Medina. Cette maison ancestrale possède une porte fabuleuse que l'on retrouve souvent sur les sites des voyageurs ayant fréquenté la Medina. Dans cette galerie sont exposées des toiles orientalistes et aussi des costumes féminins magnifiques rebrodés de fils d'or.
Hier soir, nous avions la grande chance de voir un de ses costumes porté par Amel qui se rendait à la soirée réservée aux femmes lors du mariage traditionnel tunisien. Maquillée comme il se doit, elle avait revêtu le caftan porté ceinturé sur une jupe, elle même porté au dessus de pantalons courts en broderies blanches délicates et magnifiques.
Deux heures auparavant nous avions assisté aux préparatifs d'une mariée qui se faisait maquiller peu de temps avant la cérémonie et elle nous laissa la prendre en photo dans ses beaux atours. Un moment magique et intime que peu de touristes ont l'occasion de réaliser. Il faut habiter à Hammamet pour avoir l'opportunité de saisir la vraie vie tunisienne et sans Monique, installée ici depuis plus de trois ans, vous ne verriez certainement pas cette photo prise sur le vif!
Agrémentée d'une température idéale en ce 16 août... cette nuit aux parfums entêtants du jasmin hammamétois nous a porté des ruelles de la Medina vers le jardin de Chez Achour, un restaurant bien connu, où, Monique et moi, avons pris un sorbet au citron, et une coupelle de fruits aux belles couleurs typiques de la méditerranées avec ses melons et pastèques...tout en devisant avec les voisins de table... Sous les arbres touffus de la cour terrasse du restaurant le temps passe...sans nous en apercevoir. et nous avons fini la soirée à l'intérieur de la Forteresse d'Hammamet, au Café sidi Bouhid, lieu magique appelé du nom du Saint Patron de la ville. Nous avons clos notre voyage en buvant le thé vert au pignon, une spécialité appréciée par tous. C'est de ce lieu patrimonial, au moment de la fermeture vers une heure 30 du matin,
que nous sommes rentrées à la demeure de Monique à l'entrée d'Hammamet.
Cette ville, dont ne mom Hammamet (pluriel de Hammam) tire son origine des thermes présents dans la ville romaine initiale, baptisée alors Putput. C'est le géographe arabre IDRISSI qui mentionne ce toponyme Hammamet dans son livre de géographie de 1152 il crit : « Au cap d'El Hammamat se trouve un château édifié sur un promontoire qui
s'avance dans la mer à environ un mille. »
Cette ville d'Hammamet a fait sa réputation dans les années 20 grâce à la présence d'une communauté d'artiste qui lui donne son sôté cosmopolite et sa légèreté de mode de vie... C'est le peintre Paul Klee qui lui attribuera le premier en 1914 le qualificatif de prestigieuse! On attribue àce peintre et philosophe la célèbre phrase "L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible" qu'il aurait prononcé à Hammamet. et dans les années 20 et 30, deux couples de richissimes étrangers vont s'installer à Hammamet et y faire construire de somptueuses demeures dont le Dar Sabastian du nom de son propriétaire un roumain Georgiu Sebastion et sa femme américaine ainsi que les Henson (Jean et Violet). La réputation de la ville attirera les grands noms de la littérature à partir de ce moment, ainsi André Gide ou Montherlant en font partie, Giacometti et Cocteau furent aussi des habitués d'Hammamet. Les hommes politiques y sont venus comme winston churchill et certains s'y sont installés Betino Craxi, par exemple. Depuis les années 80 le tourisme de masse a touché la ville et une association de sauvagarde s'est constituée en 2000 pour contribuer à l'aide de projets concrets à réhabiliter la ville après les abus commis...Au café de la plage, Karim nous a appris que des Eucalyptus plusieurs fois centenaires auraient été arrachés il y a une quinzaine d'années dans la frénésie de modernité etde la pression touristique. actuellement les sensibbilités changent et il semblerait qu'un tel projet ne serait plus admissible et il faut s'en féliciter!

Pour finir un bouquet de lectures sur Hammamet :
09:20 Publié dans Architecture, artiste, ASSOCIATION, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, Nature, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : robes, tradition, caftan, peinture, artiste, sebastian, Hammamet
28.07.2008
Femmes d’affaires dans le Monde arabe et la chef d'entreprise tunisienne: tableau
Une enquête sur les femmes chefs d’entreprise dans cinq pays arabes (Bahreïn, EAU, Jordanie, Liban, Tunisie) vient de voir le jour. Initiée par la Société financière internationale (SFI) -relevant de la Banque mondiale- et le Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (CAWTAR), cette recherche a été menée en Tunisie par la Chambre nationale des
femmes chefs d’entreprise (CNFCE) et l’institut supérieur de gestion de Tunis (ISG).
La recherche a rassemblé 197 femmes interrogées sur la région du Grand Tunis et les villes de l’intérieur. Le rapport issu de cette étude démontre que le développement des entreprises et la création d’emplois sont essentiellement dus au fait que 87% des femmes chefs d’entreprise questionnées ne sont pas basées dans leurs foyers. La création d’emploi est suggérée par le fait que ces entreprises sont parmi les plus grandes dans la région, et emploient en moyenne 19,3 ouvriers à temps plein.
Que nous apprend cette étude?
Tout d'abord que 60% des femmes chefs d’entreprise tunisiennes sont optimistes face à la croissance et au développement de leurs entreprises pour les deux prochaines années.
On remarque que 38% des femmes interrogées prévoient le recrutement de nouveaux employés pendant les 12 mois à venir
Les femmes d’affaires tunisiennes, par rapport aux autres femmes arabes, ont un avantage indéniable, favorisées par l'environnement étatique prônant plus d'autonomie pour les femmes:
plus de 73% des femmes interrogées ont lancé leurs projets elles-mêmes et plus de 55% sont les seules propriétaires de leurs entreprises.
Un point noir souligné dans ce rapport: la sous utilisation des programmes du gouvernement pour la promotion des exportations et la création d’entreprises, ainsi 92,1% des femmes questionnées ne participent pas actuellement au FAMEX.
Je déplore aussi, moi qui suis une grande utilisatrice des TIC, la sous- utilisation par les femmes chefs d'entreprises de ces technologies essentielles à l'accession à de nouveaux marchés, à mettre en valeur les compétences de ces femmes et de leurs entreprises à l'International. Ainsi, 82% des femmes interrogées n’ont pas de site web et près de 40% d’entre elles ont même indiqué qu’elles n’avaient jamais utilisé Internet.
Seules 51% d’entre elles ont indiqué recourir au courrier électronique et tout autre moyen de communication via Internet. Seulement 34% utilisent ce réseau pour échanger des documents avec des clients, des fournisseurs et autres personnes, et uniquement 28% cherchent sur Internet de nouvelles opportunités d’affaires.
Je vois ici une grande nécessité à la formation par des séminaires pour ces femmes cadres, formation par petit groupe ou formation privée sur le lieu même de travail dans le bureau de la Chef d'entreprise et de ses cadres.
L'autre point noir, l'accession au financement: 55% des femmes chefs d’entreprise interrogées déclarent rencontrer des obstacles surtout liés aux taux d’intérêt prohibitifs.
Le rapport suggère la facilitation de l’accès des femmes chefs d’entreprise aux sources de financement à travers des lignes de crédits spécifiques aux entreprises de petite taille.
Les solutions pour améliorer les entreprises aux féminin reposent aussi, d'après le rapport, sur l'encouragement à des services de soutien spécifiques aux femmes chefs d'entreprise qui aideraient à leur intégration dans le commerce international.
Là encore, il semblerait qu'une formation personnalisée serait un must.
Les Recommandations du rapport
- Promouvoir la compétitivité des femmes chefs d’entreprises
- Encourager l’expansion vers de nouveaux marchés
- Améliorer l’accès des femmes chefs d’entreprises à l’information comme élément moteur de développement
- Faciliter l’accès aux sources de financement
- Promouvoir les opportunités de formation en faveur de la croissance et du développement.
10:55 Publié dans ASSOCIATION, Business, FEMMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : CNFCE, CAWTAR, ISG, SFI, IFC, FAMEX, Chefs d'entreprise
01.05.2008
Sihem Belkhodja, une incontournable de la scène tunisienne
Ma rencontre imprévue avec Syhem Belkhodja
En mars 2007, j'ai fait un voyage incognito en Tunisie. J'avais décidé de ne prévenir personne et de me laisser aller à la rencontre impromptue avec des contacts Internet. Parmi ceux-ci une femme française vivant en Tunisie depuis de nombreuses années, une Lyonnaise, Frédérique. Comme je lui exposais mon projet de voyage au féminin et que je lui parlais de ce blog débutant, elle m'a parlé de sa belle soeur Sihem Belkhodja. Et je me souviens avoir mis un lien sur son profil sur le Blog à mon retour. Mais je ne l'avais toujours pas rencontrée.
Et puis au début janvier, ce devait être le 8 ou 9 janvier, dans le hall de mon hôtel
habituel, l'hôtel Ariha sur la rue de Palestine, j'ai remarqué une jeune femme en jean, très dynamique et très contemporaine qui collait des affiches pour un spectacle dans la ville. J'ai eu envie de m'approcher de la jeune femme pour voir de plus près l'affiche et entamer la conversation. Je remarquais le nom Ness El Fen dans l'organisation de l'évènement sur l'affiche et je me rappelais qu'il s'agissait du groupe d'artistes présidé par Syhem Belkhodja. Spontanée, a mon habitude, je demande alors : "Mais c'est la troupe de danse de Syhem Belkhodja?" Et de m'entendre répondre : "Mais je suis Syhem!". Nous étions toutes les deux interloquées, elle de me voir m'esclaffer, "c'est vous mais justement je voulais vous connaître, je connais votre belle soeur" et elle de me voir si euphorique et sortant de nulle part, la connaissant de renom mais ne l'ayant pas reconnue...par le fait même que je ne l'avais jamais vue et qu'entre une image statique comme une photographie et une personne en mouvement...réside le charme et la personnalité liée à la vie...
Elle a eu la grande gentillesse de m'inviter à cette soirée et de me donner ses coordonnées que j'ai mises sur une feuille que j'ai archivée quelque part dans mon stock de papiers...il faudra que je les retrouve. Car je ne me suis pas rendue à la soirée, j'avais une autre invitation et je n'ai pas appelée car je n'ai pas retrouvé son téléphone...je manque un peu d'ordre.
Mais, je l'ai revue en avril lors d'un autre de mes séjours, c'était le lendemain de l'ouverture de la Doc à Tunis, pendant la projection du film Ouled Lenine. Elle est passée tout à côté de moi et je l'ai reconnue...elle non, il y avait une telle foule...et je ne suis pas allée me présenter...ce n'était pas lle moment. Chaque chose en son temps.
Alors je vais en reparler une nouvelle fois car elle est impliquée dans un évènement ayant trait à son domaine de prédilection: la Danse...qui aura lieu à Tunis du 1er au 8 mai 2008 dans le cadre des Rencontres chorégraphiques de Carthage et sera co-organisée par Ness El Fen et Cultures France : La 7ème édition de "Danse l’Afrique danse"
"Après l’escale parisienne où elle a tenu sa 6e édition, la biennale Danse l’Afrique danse retraverse la Méditerranée pour prendre pied, du 1er au 8 mai 2008, sur le sol africain, à Tunis, dans la dynamique des Rencontres chorégraphiques de Carthage, organisées par la structure Ness el Fen, dirigée par Syhem Belkhodja.
Les Rencontres permettront de découvrir les oeuvres de jeunes artistes, dans le cadre d’un concours, et proposeront une importante plate-forme de la création chorégraphique dans le monde arabe.
La pierre angulaire de la manifestation reste le concours interafricain qui sert de tremplin pour les jeunes chorégraphes. L’édition de Tunis a choisi d’ouvrir celui-ci à une nouvelle section, celle du solo, qui permettra, outre les 8 pièces de groupe sélectionnées, d’accueillir également 10 solos créés et interprétés par un chorégraphe.
Parmi les 102 candidatures reçues pour les compagnies et 68 pour les solos, provenant de 29 pays différents, les chorégraphes suivants ont été retenus pour la section "pièce de groupe" :
- Heccius Pule THABISO et Tnami MANEKEHLA, pour la pièce KaroHano / Inzalo Dance Theatre and Company - Afrique du Sud
- Julia RAYNHAM pour la pièce 21st Century Anima / Resonance Bazaar - Afrique du Sud
- Auguste OUEDRAOGO pour la pièce Traces / Association Art’ Dev-Cie Auguste Bienvenue - Burkina Faso
- Bidiefondo DE LA VALLET pour la pièce Ndjila na Ndjila /Cie Baninga - Congo
- James MWEU pour la pièce Urbanité / Kunja Dance Theatre - Kenya
- Jean-Claude RABEMANANJARA pour la pièce Ozona / Tahala Company - Madagascar
- Edna JAIME pour la pièce Terceira Entidad / Iodine Producaes Tecnicas - Mozambique
- Nejib BEN KALFALLAh pour la pièce Mhayer Sika / Compagnie Nejib Ben Kalfallah - Tunisie
Les 10 solos sélectionnés sont :
- Lawrence Mncube NKOSINATHI pour la pièce Still feel the presence part II - Afrique du Sud
- Batsile Ramorula FUMEKA, pour la pièce A luta Kontinua - Afrique du sud
- Lebeau BOUMPOUTOU, pour la pièce Le Carrefour - Burkina Faso
- Prince Dethmer NZABA, pour la pièce Parcours - Congo
- Michel KOUAKOU, pour la pièce Behind me - Côte d’Ivoire
- Aly KAREMBE, pour la pièce Nan Dlo - Mali
- Maria-Hélena PINTO, pour la pièce Sambra - Mozambique
- Ibrahima Pape N’DIAYE, pour la pièce Dieu est mort ! - Sénégal
- Moustapha GUEYE et Jean TEMBA, pour la pièce Rêve - Sénégal
- Ali M’RABET, pour la pièce HumYughadirun Wa Yussefirun Bi Samt - Tunisie
Le concours distinguera deux compagnies lauréates et un solo, qui bénéficieront d’une tournée de plusieurs mois en France et dans le monde à partir de mai 2008. RFI, partenaire de la manifestation, remettra le prix spécial RFI-Danse à l’une des compagnies participant au concours.
Par ailleurs, l’édition tunisienne de 2008 apportera une nouvelle dimension aux Rencontres en favorisant le dialogue entre le Maghreb, le Moyen-Orient et l’Afrique sub-saharienne. Ainsi, ce seront plus d’une dizaine de compagnies du monde arabe qui seront présentées.
Les Rencontres seront également l’occasion de découvrir les travaux de la première promotion sortante de la jeune école du CMDC créée il y a deux ans par Syhem Belkhodja et accueillant des étudiants venant d’Afrique et du monde arabe.
LA TOURNEE DES LAUREATS (2 compagnies + 1 solo)
Une première étape se déroulera au Maghreb dans le prolongement des Rencontres et en France où les lauréats seront accueillis au Festival Montpellier danse en juin 2008. Une seconde étape amènera les lauréats en France et en Europe (Belgique, Allemagne, Espagne, Pays Bas…) à l’automne 2008 pour une quinzaine de représentations prévues à ce jour.
Le lauréat du prix RFI-Danse, quant à lui, effectuera une tournée en Afrique en 2009.
Rappel :
Organisées et mises en œuvre par Culturesfrance/ Département Afrique et Caraïbes en créations, les Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'océan Indien favorisent, depuis plus de dix ans, le développement des expressions chorégraphiques africaines et encouragent les échanges internationaux entre les chorégraphes africains et européens. Le concours de cette septième édition des Rencontres Danse en créations a été lancé en mars 2005, en partenariat avec RFI. Il est ouvert aux compagnies et depuis 2008 aux chorégraphes solistes vivant et travaillant sur le continent africain ou dans l’océan Indien (hors Ile de La Réunion). Il concerne des œuvres d’une durée comprise entre 20 et 30 minutes pour les compagnies et ne pouvant réunir plus de 6 interprètes sur le plateau et d’une durée comprise entre 10 et 20 minutes pour les solos (danseurs et musiciens).
Rencontres Danse l’Afrique Danse
Directrice artistique : Syhem Belkhodja
Production générale : Ness el Fen et Culturesfrance
Contact : Hélène Maza
En partenariat media avec
RFI
RFO
Afrique magazine
France 24
Source: http://www.culturesfrance.com/evenement/Danse-l-Afrique-danse-a-Tunis/evpg560.html"
Pour en savoir plus sur Sihem: Source Hammam Ensa
Depuis plus de 15 ans, le nom de Syhem est lié aux meilleures jeunes formations de danse en Tunisie.
Après de nombreuses études et formations dans les plus célèbres centre de danse de France, d'Allemagne, d'Italie et des Etats-Unis, Syhem a enseigné au Conservatoire de Musique et de Danse de Tunis.
Elle dirige entre autre, le Ballet National pour l'Enfance et sa Comagnie se compose de 50 danseurs.
Ses nombreuses créations ont dépassé le cadre national pour être diffusées entre autre au Zénith (Paris).
Forte de son crédit auprès du public tunisien, la chorégraphe dispose d'un théâtre de 200 places ainsi que de 3 studios dans lesquels elle dispense des cours.
16:50 Publié dans Activités, artiste, artistes, ASSOCIATION, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Loisirs, Musique, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Danse, Afrique, tunis, Tunisie, france 24, Syhem, Belkhodja
17.04.2008
Une voix et un nom à connaître : Houria Guelatty et la RTCI
J'ai rencontré dernièrement une dame à la voix magnifique, à la diction parfaite, une dame très connue en Tunisie: la journaliste Houria Guellaty, pionnière de l'animation radiophonique à la chaîne internationale de Radio Tunis (RTCI, FM 98)
.
J'ai eu cette grande chance d'être interviewée par elle et par la suite de la visiter chez elle, dans sa belle maison entourée d'un beau jardin.
Elle travaille dans la chaine de radio qui diffuse plusieurs programmes et bulletins d'informations en français. C'est le 17 juin 1935 que l'on a entendu pour la première fois la radio en Tunisie, postes privés de Radio Sfax et Radio Bizerte. Par la suite les Français créèrent une radio officielle en 1938. Pendant la seconde guerre mondiale, deux radios émettent, l'une officielle fidèle au gouvernement français de l'époque Radio-Tunis et l'autre opposée Radio Carthage. Après l'indépendance en mai 1959, la Tunisie débute un service en ondes courtes vers l'étranger.
La Tunisie possède de nos jours trois chaînes nationales ainsi que cinq chaînes régionales (Sfax, Monastir, Le Kef, Gafsa et Tataouine). La Chaîne nationale diffuse exclusivement en arabe.
Pour écouter RTCI sur Internet
Si vous êtes Tunisien ou comprenez le Tunisien Radio TUNIS
Houria Guellati est une des grandes voix de la RTCI. Dans une interview donnée à Tunivisions , elle est présentée comme étant "d'abord une artiste et une romantique. Ses passions : la nature, la mer et la bonne musique." Il est fait mention qu,elle est écologiste dans l'âme et cela tombait sous le sens qu'elle m'interviewe sur le Cercle Nature et Culture en Tunisie que j'essaie de promouvoir.
Je me permets de reprendre un souvenir présenté sur le site de Tunivisions qui nous montre le parcours personnel d'Houria:
" La nature, l'écologie, l'environnement sont aujourd'hui des sujets très importants. Notre pays accorde en plus une grande attention à l'environnement, à la faune et la flore. Je me sens encore plus impliquée actuellement. Cette passion est très ancienne, je dois cet héritage à feu mon père Béchir Guellaty, un sportif connu dans les milieux avertis. C'est quand très jeune j'allais au «Kouttab» avec mon cadet Mourad à Borj Touil, tout près de notre propriété, que le grand mécanisme de la nature se déclencha en moi.»
Et Houria a mis sa passion de la nature dans l'ensemble de sa vie professionnelle et personnelle. Elle anime le dimanche l'émission Nature et Arc en Ciel, émission dans laquelle mon interview sera diffusée le 27 avril prochain. Elle sait recevoir et mettre à l'aise les invités de son émission et s'intéresse réellement à leur personnalité. Ce dont je peux témoigner c'est de son amour pour les plantes et les animaux. Elle a su me parler avec tendresse du Parc animalier dont elle est la Marraine : le Parc de Friguia. Elle venait justement de donner une interview au journal Le Temps dans son supplément Week end:
on peut y lire que ce parc animalier de Friguia se trouve à mi-chemin entre Hammamet et Sousse. Ce parc " a ouvert ses portes au mois de novembre 2000. Depuis, Houria suit son évolution car il y a eu beaucoup de progrès, d’après elle." On y apprend de sa voix que "C’est un espace qui couvre 36 hectares où la verdure tient une grande place, à côté de la faune qui est variée. Son but, outre le divertissement, est de préserver les espèces animales en favorisant le développement de celles les plus menacées. Autrement dit, on oeuvre ici à reconstituer l’espèce animale décimée afin de la réintroduire dans son environnement naturel."
Houria Guellaty est une femme qu'il fallait vraiment que je rencontre, car elle représente une figure incontournable
du mouvement envronnemental en Tunisie. Or motivée par Charles-Michael Vinson, le fondateur de l'association Nature et Culture en Hautes Terres, des liens forts sont en train de se créer avec la Tunisie et d'autres cercles comme celui de la Belgique ou du Rouergue. Houria Guellaty s'est montrée très enthousiaste en attendant parler du Cercle Nature et Culture en Tunisie.
Nous continuons notre route et avançons grâce à toutes ses rencontres formidables!
Merci Houria!
09:19 Publié dans ASSOCIATION, Blog Tunisie, FEMMES, Nature, patrimoine, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunis, Friguia, Tunisie, Houria, Guellaty, RTCI, radio
13.02.2008
La source de Zaghouan: écotourisme pionnier
"L’aqueduc d’Hadrien, long de 132 km, érigé entre 120 et 130 après J.C. pour alimenter Carthage, était flanqué d’un imposant temple dédié aux dieux des eaux et dont les vestiges sont encore visibles, au pied de la montagne de Zaghouan, à la source"Mohammed Labi Bouguerra
Ce dessin est issu de la Géographie Universelle d'Elysée Reclus, ce géographe immense qui fut aussi le rédacteur des guides Joanne et qui visita à la fin du XIXe siècle une grande partie du monde dont la Tunisie. Cette reproduction du Temple de Zaghouan dessinée par un accompagnateur de Reclus, je l'ai redécouverte grâce au Net et elle vient des Etats-Unis, je l'ai achetée sur Ebay. Je l'ai encadrée et elle trône dans mon entrée au côté d'une vue de la Médina de Tunis que je me suis procurée de la même façon. En novembre, alors que je rencontrais mon amie Raoudha
du Kef, elle me présenta un monsieur originaire de Zaghouan et qui ne connaissait pas cette gravure. Comme avec sa femme il entreprend de valoriser la région en développant le tourisme culturel, je lui ai fait parvenir par fax cette reproduction scannée. Sa femme gère une ferme à Zaghouan: Dar Zaghouan.
Le nom même de leur entreprise écotouristique ne peut que m'interpeller : Les Chalets des Aqueducs de Zaghouan. Positionnés idéalement au pied des Acqueducs, ces chalets concourrent avec bonheur au développement d'une carte de circuits écologiques, dans le contexte d'un tourisme culturel durable.
La Tunisie commence à croire timidement au potentiel du tourisme culturel que j'appelle de mes voeux depuis des années depuis le Canada et maintenant depuis la France en essayant de dynamiser une association Le Cercle Nature et Culture en Tunisie, en lien avec le Cercle Nature et Culture des Hautes-Terres fondé par Ch. Michael Vinson au travers des Cercles
Dans un article paru surAudineton pouvait lire ceci: "La sauvegarde du patrimoine et sa mise en valeur culturellement au service du tourisme constitue un pari à relever pour la Tunisie en vue de promouvoir le tourisme culturel, particulièrement ce qui concerne la protection des sites archéologiques, au service du tourisme culturel et écologique. Parmi les sites ciblés par cet effort figurent les parcs archéologiques de Carthage, Oudhna, les aqueducs de Zaghouan, Dougga et Sbeitla (...)"
Le journal La Presse de Tunisie en mars 2007 , sous la plume de Tahar Ayachi décrivait ainsi le lieu "Dans un périmètre de poche, vous avez la ville et son décor d’arrière-fond montagneux ; vous avez les monuments antiques ou de style andalou intra muros et dans le voisinage immédiat, les jardins de rêve et bien d’autres choses encore, plus séduisantes les unes que les autres. "
L'idée de développer une forme de tourisme à la ferme commence à séduire des pionniers et leur rêve est devenu réalité:" disposant d’une belle ferme située au pied du mont Zaghouan, juste à l’entrée du chef-lieu, (ils)ont perçu les ressources inexploitées de leur patrimoine : un site d’une exceptionnelle beauté avec la montagne pour toile de fond, des possibilités d’aménagement de circuits de parcours de santé et de randonnées à pied, en VTT ou à dos de bête, des installations fermières pour abriter toutes sortes d’animation. Il ne restait plus que l’accueil et l’hébergement. Qu’à cela ne tienne. On aménagera, à l’entrée de l’exploitation, deux «suites» dans un style campagnard colonial avec tout le confort d’un intérieur de standing, un ameublement et une décoration d’une grande originalité avec des éléments de récupération revisités pour une esthétique et un usage contemporains, et sur la terrasse implantée face au Zaghouan : une piscine alimentée en eau de source naturelle amenée en mini-aqueduc et tombant en cascade dans un bassin équipé pour la nage à contre-courant d’hydro-masseurs et de jacuzzi." extrait de la Presse
Sihem Mlika, la propriétaire des lieux a ouvert ce gîte rural avec têble d'hôtes. Vous avez peut-être aperçu sa maison, puisqu'elle est passée sur la télévision française A2 vers 8 heures du matin dans larubrique Partir en décembre. De deux chambres cet été, elle a en mars 4 nouvelles chambres à offrir : la chambre d’hôte du BEY, la chambre d’hôte du KAIED, la chambre d’hôte L’OLIVIER et la chambre d’hôte L’AMANDIER. Merci de me contacter pour plus de renseignements.
Un peu d'histoire archéologique: Zaghouan au temps de l'empereur Hadrien:
"L'empereur Hadrien décide le captage des sources existant dans les massifs montagneux du Djebel Zaghouan et du Jouggar ainsi que la construction d'un immense aqueduc destiné à conduire les eaux vers les citernes de la Maâlga, réservoirs d'eau de 25 000 m³, situés sur une partie élevée de la colline de Carthage. Les sources ont un débit très variable, allant de 5000 m³/jour à plus de 25 000 m³/jour. Les citernes privées restent toutefois nécessaires pour les quartiers plus élevés que celui de la Maâlga.Les sources captées sont au nombre de quatre : Nympheum et Aïn Ayed (dans la région de Zaghouan) ainsi qu'Aïn Djour et Aïn Ziga (dans la région du Jouggar). L'aqueduc, conçu pour assurer un débit journalier de 32 000 m³, comporte deux branches, l'une venant de Zaghouan mesurant 6,01 kilomètres de longueur, l'autre, venant du Djouggar mesurant 33,63 kilomètres, se réunissant à Moghrane. La longueur totale de l'aqueduc jusqu'à Carthage, y compris les diverses ramifications, est de 132 kilomètres. ." SOURCE WIKIPEDIA
Le Temple ds Eaux d'Hadrien:
Construit sous Hadrien vers 130, le Temple des Eaux (Nymphée) est un bassin collecteur en forme d'hémicycle, point d,arrivée de plusieurs sources et lieu de départ du grand acqueduc de Catthage.Les Romains vénéraient les soources. Nous savons que cet acqueduc a été inauguré par l'Empereur hadrien lui-même en 138 peu avant sa mort.Douze niches abritaient douze divinités (Neptune et les néréides). Le site est absolument magnifique.
VOIR ENCYCLOPEDIE DES PIEDS NOIRS
UN TRÈS BEAU SITE A CONSULTER SUR ZAGHOUAN
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