21.09.2008
Dora Bouchoucha une productrice à l'affiche
La Productrice de Nomadis Images est une femme tunisienne à connaître, car elle a un somptueux parcours de battante. Depuis 1992 elle s'est investie dans les projets cinématographiques en Tunisie. Ele dirige actuellement la 22ème session des Journées Cinématographiques de Carthage qui démareront le 25 octobre prochainMais Dora est aussi connue comme une militante qui cherche à imposer le cinéma du Sud sur la scène mondiale.
"Son credo : aider les jeunes réalisateurs de la région à améliorer leurs scénarios et à trouver des financements auprès des fonds d'aide européens, où elle dispose de précieux contacts, afin qu'ils puissent tourner dans les meilleures conditions. Elle leur fournit aussi des tuyaux pour qu'ils assurent la distribution de leurs films à travers les réseaux des festivals, des chaînes de télévision et des salles commerciales." extrait d'un article de Jeune afrique 2005
Elle fait actuellement parler d'elle dans le magazine Réalités où elle a donné une interview.
Ses objectifs sont clairs:
"Nous voulons que les JCC soient une vitrine de qualité pour la production africaine et arabe récente.
Nous avons également prévu des rencontres entre professionnels. Nous prévoyons un entretien entre deux grands réalisateurs du Sud et du Nord où chacun exposera son regard sur la réalité qui l’entoure, qu’elle soit culturelle, sociale, politique ou économique.
L’atelier de projets demeure également un élément phare des JCC. Une dizaine de projets sont en lice pour cinq bourses de développement de 10.000 Euros chacune. Elles sont offertes par des organismes comme le CNC français (Centre National de la Cinématographie), l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), Tv5 /Arte, l’IFC et d’autres. Nous avons aussi l’intention d‘organiser un « producers’ network » c’est-à-dire de mettre en contact des porteurs de projets de scénario avec des producteurs européens susceptibles de les co-produire."
Biographie professionnelle
Membre du Comité Pédagogique M.F.D.
Diplômée en Littérature anglaise, Dora Bouchoucha est productrice de cinéma depuis 1994.
Elle fonde Nomadis Images, sa société de production en 1995.
Elle a produit et coproduit de nombreux documentaires, courts et long-métrages de fiction tunisiens et étrangers.
Elle crée l’Atelier de Projets des Journées Cinématographiques de Carthage en 1992 qu’elle dirige depuis.
Elle a également mis sur pied les Ateliers SUD ECRITURE qu’elle dirige depuis 1997.
Dora Bouchoucha participe à de nombreux débats et à la réflexion sur le cinéma au sein de festivals internationaux où elle est régulièrement membre de jury et a publié de nombreux articles et communications liés au sujet.
Elle est membre permanent du Comité de conseillers du Cinemart de Rotterdam et membre de la Commission d’aide à la production de l’OIF. Elle est partenaire et responsable pédagogique du programme MFD (Meda Film Production).
Elle est consultante et membre du comité de sélection des films arabes et africains pour la Mostra de Venise 2008 et Présidente de la Commission d’Aide à la production, volet télévision et documentaire de L’OIF.
Elle dirigera la 22ème session des Journées Cinématographiques de Carthage en 2008
23:41 Publié dans artistes, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bouchoucha, cinéma tunisien, JCC, spectacle, film, festival, Carthage
10.08.2008
Les Belles de Mahdia
Dans la belle ville historique de Mahdia, première capitale de la dynastie des califes fatimides, qui fut par la suite abandonnée au profit du Caire, se perpétue la tradition du tissage pour les costumes traditionnels dont l'un des plus grands usages dans la moderne Tunisie est la somptueuse robe de mariée.
C'est dans cette ancienne capitale que j'ai découvert en pleine Medina la boutique de Karim Arous qui tisse à la main la Soi
e naturelle dans des couleurs chatoyantes. je n'ai pu résister à l'envie de lui acheter une écharpe somptueuse dans ce corail et or si séduisant sur les Brunes et les peaux bronzées par le soleil tunisien.
Ces costumes rebrodés de fils d'or continuent d'être fabriqués par queques 250 artisans répartis en 30
ateliers épaulés par près de 900 atisanes brodeuses.
On pénètre dans la vieille ville par la Skifa El Kahla , « le porche obscur ». Cette gigantesque porte, que l'on appelle aussi Zouila, est une véritable pièce de fortification construite le départ des Espagnols, en 1554, avec des restes de l’ancienne porte érigée au Xe siècle par le Mahdi.
En déambulant dans les petites rues on aboutit à une place plantées d'arbres touffus et
abritant deux cafés. La place du Caire possède un charme irrésistible. Notre ami Tarek, lors de notre passage à l'ombre de la petite Mosquée était parti suivre la prière. Le Muezzin venait d'appele à la prière et toute la place résonnait de cette voix forte et lancinante. Je frissonnai Une émotion palpable en cette nuit me parcourait le corps, les sens aiguisés par la voix, la couceur humide et chaude de l'air et la beauté saisissante du lieu.
Nous dirigeant vers le Bordj. grande forteresse surplombant la mer, nous
empruntons la route qui longe ensuite le rivage et nous découvrons le Bordj El Kébir qui est une kasba édifiée à la fin du XVIe siècle et réaménagée au XVIIIe. Lui fait face le cimetière marin que j'ai à peine discerné dans la nuit noire, mais que je me suis promis de visiter lors de ma seconde visite dans quelques mois, car il est certain que je vais y retourner avant que le tourisme de masse ne vienne tout abimer. Pour l'instant le tourisme est cantonné à la nouvelle zone touristique établie depuis à peine dix ans. La ville est relativement protégée de la horde touristique internationale. Toutefois les Russes ont envahi les hôtels de cette zone, ravis de la chaleur et de la magnifique plage de sable gris. Les belles de Mahdia ne sont pas les touristes fort dénudées et qui ont oublié qu'elles étaient dans un pays musulman, n'hésitant pas à porter des strings et à faire bronzer leurs seins nus. Non les Belles de Mahdia ce sont les filles de cette région réputées pour leur beauté, comme me le faisait remarquer ma copine Rahdia.
On ne peut quitter la vlle sans admirer le port qui fut creusé dans le rocher au Xe siècle: "la porte de la mer en est l'unique vestige visible depuis la route, mais en suivant la piste qui traverse le cimetière marin, on pourra examiner de plus près les vestiges de ce port d'un autre temps. Des femmes viennent ici laver les peaux et quelques barques de couleur apportent une touche de vie à ce paysage bien nostalgique". Il nefaut pas oublier que le port de Mahdia est un des premiers ports de pêche tunisiens; il a pour caractéristique d'être merveilleusement bien situé à l'extrémité du Cap Afrique, cette presqu'Île d'I,5 km de long sur 500 m de large.
Pour en savoir plus sur Mahdia Saisons Tunisiennes
23:10 Publié dans Architecture, artistes, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, Nature, patrimoine, Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Madhia, Tunisie, Sousse, Sahel, soie, Fatimides, Le Caire
09.06.2008
6émes rencontres photographiques de Ghar El Melh
Les sorties culturelles abondent l'été mais Mesdames si vous aimez comme moi la Photographie, je vous invite à un évènement de qualité, une exposition internationale de photographies celles des Rencontres photographiques de Ghar El Melh. Alertée par Senda Baccar, une amie Distinctive woman tunisienne, connue sur Facebook, je suis heureuse de publier les informations qui suivent:
Cette manifestation est devenue en quelques années un rendez-vous incontournable des photographes du monde venus partager des expériences.
La date prévue pour les rencontres s’étend du 26 au 29 du mois de Juin courant et lesexpositions se feront au Fort du Lazaret comme à son habitude.
Le nombre de participants pour cette année est de 40 Photographes venus de 11 pays différents.
"Le choix n’a pas été facile et le nombre de soumissions grandissant au fil des années nous a laissé dans l’embarras avec plusieurs dossier."
Voici la liste définitive des photographes retenus pour l’édition de cette année.
(par ordre alphabétique)
Collection
Anonymes, fonds Beit el Bennani (Tunisie)
F. Soler, fonds Iadh Béhi (Tunisie)Photographes
Abid Ons (Tunisie)
Abouzid Kamel (Libye)
Amri Hassen (Tunisie)
Barioun Talel (Libye)
Belhassen Imed (Tunisie)
Ben Abderrazak Akram (Tunisie/France)
Ben Mustapha Aicha (Tunisie)
Bensaadi Ramzy (Algérie)
Benzid Lilia (Tunisie)
Bouali Hamideddine (Tunisie)
Buczkowska Ola
Catzaras Marianne (Tunisie/Grèce)
Chagour Samia (Tunisie)
Chebbi Mohamed Haythem (Tunisie)
Coto Gael (France)
De la Mauvinière Sylvia (France)
Fauqué Nicolas (France/Tunisie)
Fitouri Jamila (Lybie)
Frikha Sami (Tunisie)
Hammi Mohamed (Tunisie)
Iverney Claude (France)
Jabeur Salah (Tunisie)
Jaskula Natalia (Pologne)
Jeradi Wiem (Tunisie)
Kéchine Abderazak (Tunisie)
Lefevre Patrick (France)
Maamri Karim (Tunisie)
Marouane Trabelsi (Tunisie)
Messadi Amine (Tunisie)
Paiva Suzana (Potugal)
Piekacz Mela (Pologne)
Salvado Maria (Argentine)
Segur Benoit et Irina (France/Russie)
Sifaoui Riadh (Tunisie)
Sikora Tomek (Pologne)
Staszek Heyda (Pologne)
Stoll Catherine (France)
Tangi Myriam (Maroc)
Telissi Maraa (Lybie)
Vidal Antoni (Espagne/Tunisie)
Werda Rania (Tunisie)
La réussite de la manifestation n’est pas seulement dans la participation des photographes et dans la qualité des photographies exposées mais c’est aussi dans l’affluence du public. Nous comptons alors sur votre présence et votre participation.
Je tiens à vous signaler les travaux de deux photographes que je connais personnellement Nicolas Fauqué et Marianne Catzaras, tous deux vivant en Tunisie, l'un originaire de la France et l'autre originaire de la Grèce.
je tiens à souligner la forte participation de la Pologne avec pas moins de quatre artistes. Zapraszamy!
Le site de la talentueuse photographe polonaise Natalia Jaskula
source: Stupeur!! Un Nouveau Départ!!! » Blog Archive » 6émes rencontres photographiques de Ghar El Melh
le blog du photgraphique
09:55 Publié dans Activités, artistes, Loisirs, Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rencontres, Photos, Photographie, ghar el Meh, Tunisie, tunisien, tunisienne
01.05.2008
Sihem Belkhodja, une incontournable de la scène tunisienne
Ma rencontre imprévue avec Syhem Belkhodja
En mars 2007, j'ai fait un voyage incognito en Tunisie. J'avais décidé de ne prévenir personne et de me laisser aller à la rencontre impromptue avec des contacts Internet. Parmi ceux-ci une femme française vivant en Tunisie depuis de nombreuses années, une Lyonnaise, Frédérique. Comme je lui exposais mon projet de voyage au féminin et que je lui parlais de ce blog débutant, elle m'a parlé de sa belle soeur Sihem Belkhodja. Et je me souviens avoir mis un lien sur son profil sur le Blog à mon retour. Mais je ne l'avais toujours pas rencontrée.
Et puis au début janvier, ce devait être le 8 ou 9 janvier, dans le hall de mon hôtel
habituel, l'hôtel Ariha sur la rue de Palestine, j'ai remarqué une jeune femme en jean, très dynamique et très contemporaine qui collait des affiches pour un spectacle dans la ville. J'ai eu envie de m'approcher de la jeune femme pour voir de plus près l'affiche et entamer la conversation. Je remarquais le nom Ness El Fen dans l'organisation de l'évènement sur l'affiche et je me rappelais qu'il s'agissait du groupe d'artistes présidé par Syhem Belkhodja. Spontanée, a mon habitude, je demande alors : "Mais c'est la troupe de danse de Syhem Belkhodja?" Et de m'entendre répondre : "Mais je suis Syhem!". Nous étions toutes les deux interloquées, elle de me voir m'esclaffer, "c'est vous mais justement je voulais vous connaître, je connais votre belle soeur" et elle de me voir si euphorique et sortant de nulle part, la connaissant de renom mais ne l'ayant pas reconnue...par le fait même que je ne l'avais jamais vue et qu'entre une image statique comme une photographie et une personne en mouvement...réside le charme et la personnalité liée à la vie...
Elle a eu la grande gentillesse de m'inviter à cette soirée et de me donner ses coordonnées que j'ai mises sur une feuille que j'ai archivée quelque part dans mon stock de papiers...il faudra que je les retrouve. Car je ne me suis pas rendue à la soirée, j'avais une autre invitation et je n'ai pas appelée car je n'ai pas retrouvé son téléphone...je manque un peu d'ordre.
Mais, je l'ai revue en avril lors d'un autre de mes séjours, c'était le lendemain de l'ouverture de la Doc à Tunis, pendant la projection du film Ouled Lenine. Elle est passée tout à côté de moi et je l'ai reconnue...elle non, il y avait une telle foule...et je ne suis pas allée me présenter...ce n'était pas lle moment. Chaque chose en son temps.
Alors je vais en reparler une nouvelle fois car elle est impliquée dans un évènement ayant trait à son domaine de prédilection: la Danse...qui aura lieu à Tunis du 1er au 8 mai 2008 dans le cadre des Rencontres chorégraphiques de Carthage et sera co-organisée par Ness El Fen et Cultures France : La 7ème édition de "Danse l’Afrique danse"
"Après l’escale parisienne où elle a tenu sa 6e édition, la biennale Danse l’Afrique danse retraverse la Méditerranée pour prendre pied, du 1er au 8 mai 2008, sur le sol africain, à Tunis, dans la dynamique des Rencontres chorégraphiques de Carthage, organisées par la structure Ness el Fen, dirigée par Syhem Belkhodja.
Les Rencontres permettront de découvrir les oeuvres de jeunes artistes, dans le cadre d’un concours, et proposeront une importante plate-forme de la création chorégraphique dans le monde arabe.
La pierre angulaire de la manifestation reste le concours interafricain qui sert de tremplin pour les jeunes chorégraphes. L’édition de Tunis a choisi d’ouvrir celui-ci à une nouvelle section, celle du solo, qui permettra, outre les 8 pièces de groupe sélectionnées, d’accueillir également 10 solos créés et interprétés par un chorégraphe.
Parmi les 102 candidatures reçues pour les compagnies et 68 pour les solos, provenant de 29 pays différents, les chorégraphes suivants ont été retenus pour la section "pièce de groupe" :
- Heccius Pule THABISO et Tnami MANEKEHLA, pour la pièce KaroHano / Inzalo Dance Theatre and Company - Afrique du Sud
- Julia RAYNHAM pour la pièce 21st Century Anima / Resonance Bazaar - Afrique du Sud
- Auguste OUEDRAOGO pour la pièce Traces / Association Art’ Dev-Cie Auguste Bienvenue - Burkina Faso
- Bidiefondo DE LA VALLET pour la pièce Ndjila na Ndjila /Cie Baninga - Congo
- James MWEU pour la pièce Urbanité / Kunja Dance Theatre - Kenya
- Jean-Claude RABEMANANJARA pour la pièce Ozona / Tahala Company - Madagascar
- Edna JAIME pour la pièce Terceira Entidad / Iodine Producaes Tecnicas - Mozambique
- Nejib BEN KALFALLAh pour la pièce Mhayer Sika / Compagnie Nejib Ben Kalfallah - Tunisie
Les 10 solos sélectionnés sont :
- Lawrence Mncube NKOSINATHI pour la pièce Still feel the presence part II - Afrique du Sud
- Batsile Ramorula FUMEKA, pour la pièce A luta Kontinua - Afrique du sud
- Lebeau BOUMPOUTOU, pour la pièce Le Carrefour - Burkina Faso
- Prince Dethmer NZABA, pour la pièce Parcours - Congo
- Michel KOUAKOU, pour la pièce Behind me - Côte d’Ivoire
- Aly KAREMBE, pour la pièce Nan Dlo - Mali
- Maria-Hélena PINTO, pour la pièce Sambra - Mozambique
- Ibrahima Pape N’DIAYE, pour la pièce Dieu est mort ! - Sénégal
- Moustapha GUEYE et Jean TEMBA, pour la pièce Rêve - Sénégal
- Ali M’RABET, pour la pièce HumYughadirun Wa Yussefirun Bi Samt - Tunisie
Le concours distinguera deux compagnies lauréates et un solo, qui bénéficieront d’une tournée de plusieurs mois en France et dans le monde à partir de mai 2008. RFI, partenaire de la manifestation, remettra le prix spécial RFI-Danse à l’une des compagnies participant au concours.
Par ailleurs, l’édition tunisienne de 2008 apportera une nouvelle dimension aux Rencontres en favorisant le dialogue entre le Maghreb, le Moyen-Orient et l’Afrique sub-saharienne. Ainsi, ce seront plus d’une dizaine de compagnies du monde arabe qui seront présentées.
Les Rencontres seront également l’occasion de découvrir les travaux de la première promotion sortante de la jeune école du CMDC créée il y a deux ans par Syhem Belkhodja et accueillant des étudiants venant d’Afrique et du monde arabe.
LA TOURNEE DES LAUREATS (2 compagnies + 1 solo)
Une première étape se déroulera au Maghreb dans le prolongement des Rencontres et en France où les lauréats seront accueillis au Festival Montpellier danse en juin 2008. Une seconde étape amènera les lauréats en France et en Europe (Belgique, Allemagne, Espagne, Pays Bas…) à l’automne 2008 pour une quinzaine de représentations prévues à ce jour.
Le lauréat du prix RFI-Danse, quant à lui, effectuera une tournée en Afrique en 2009.
Rappel :
Organisées et mises en œuvre par Culturesfrance/ Département Afrique et Caraïbes en créations, les Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'océan Indien favorisent, depuis plus de dix ans, le développement des expressions chorégraphiques africaines et encouragent les échanges internationaux entre les chorégraphes africains et européens. Le concours de cette septième édition des Rencontres Danse en créations a été lancé en mars 2005, en partenariat avec RFI. Il est ouvert aux compagnies et depuis 2008 aux chorégraphes solistes vivant et travaillant sur le continent africain ou dans l’océan Indien (hors Ile de La Réunion). Il concerne des œuvres d’une durée comprise entre 20 et 30 minutes pour les compagnies et ne pouvant réunir plus de 6 interprètes sur le plateau et d’une durée comprise entre 10 et 20 minutes pour les solos (danseurs et musiciens).
Rencontres Danse l’Afrique Danse
Directrice artistique : Syhem Belkhodja
Production générale : Ness el Fen et Culturesfrance
Contact : Hélène Maza
En partenariat media avec
RFI
RFO
Afrique magazine
France 24
Source: http://www.culturesfrance.com/evenement/Danse-l-Afrique-danse-a-Tunis/evpg560.html"
Pour en savoir plus sur Sihem: Source Hammam Ensa
Depuis plus de 15 ans, le nom de Syhem est lié aux meilleures jeunes formations de danse en Tunisie.
Après de nombreuses études et formations dans les plus célèbres centre de danse de France, d'Allemagne, d'Italie et des Etats-Unis, Syhem a enseigné au Conservatoire de Musique et de Danse de Tunis.
Elle dirige entre autre, le Ballet National pour l'Enfance et sa Comagnie se compose de 50 danseurs.
Ses nombreuses créations ont dépassé le cadre national pour être diffusées entre autre au Zénith (Paris).
Forte de son crédit auprès du public tunisien, la chorégraphe dispose d'un théâtre de 200 places ainsi que de 3 studios dans lesquels elle dispense des cours.
16:50 Publié dans Activités, artiste, artistes, ASSOCIATION, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Loisirs, Musique, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Danse, Afrique, tunis, Tunisie, france 24, Syhem, Belkhodja
21.04.2008
Tozeur, l'Alchimie Afro-orientale
Ce week end, mon amie Raja, une Tunisienne à la fois moderne et traditionnelle, rencontrée à mon précédent voyage est allée à Tozeur au Premier Festival des Musiques du Monde, intitulé : Tozeur, l'Orientale Africaine.Selon Abderrazek Cherait, le Maire de Tozeur et le président du comité d’organisation du festival, l’Orientale Africaine, est un échange, une spiritualité ou un passé retrouvé. « Tozeur est une cité à l’identité plurielle, africaine par ses racines, orientale par sa culture, elle a rayonné bien au-delà de ses frontières »
C'est intéressant cette définition car je me l'a fait mienne bien souvent car je me dis plurielle quand on me demande quelle est mon identité et je rajoute citoyenne du Monde.
Il n'y a pas longtemps mon copain Nejib, le créateur du portail sur le Cinéma tunisien m'avait parlé du Mezoued; il m'avait expliqué que c'était une musique tunisienne qu'il appréciait alors je suis allée écouter, mais je ne suis pas forcément la meilleure juge : Chadia Chaabane-law ken lik nwalli.
Dans la programmation du festival, le Mezoued tunisien était évidemment de la partie, le samedi soir et lors du concert de clôture Iran/Tunisie à la Maison De La Culture, l'Ensemble Shanbehzadeh d'Iran interprétait du Mezoued Tunisien.
J'ai voulu en savoir plus sur le Mezoued :"Le mezoued ou mezwed est un instrument à vent traditionnel de Tunisie qui correspond à une forme musicale propre. Cette cornemuse, d'une longueur de soixante-quatre centimètres, répandue en Tunisie est également utilisée en Algérie et en Libye. D'origine bédouine, cet instrument se serait diffusé des campements nomades vers les campagnes puis les villes. Il se joue généralement accompagné du bendir, du tbal et de la darbouka. Cette forme musicale, où l'instrumental domine, est accompagnée des paroles d'un chanteur exprimées en tunisien (et non en arabe comme dans les formes classiques de musique) et souvent accompagné d'un chœur masculin ou féminin.
Le mezoued se diffuse dans la culture urbaine des populations plutôt défavorisées et déracinées par l'exode rural. Il peut être vu comme l'expression d'un mal-vivre et d'une défiance vis-à-vis de la culture dominante, car il s'inscrit volontiers contre les codes de la bienséance en adoptant un langage argotique et en traitant de thèmes provocateurs. Ses plus sévères critiques associent le mezoued au zendali (réputé comme le chant des taulards).Cela étant, le mezoued est de plus en plus incorporé au répertoire de grands chanteurs tel Hédi Jouini, regagnant ainsi une vraie place dans la cité.
source Jetsetmagazine.net
Tozeur la perle plurielle:
Située au nord-ouest du Chott el-Jérid, Tozeur est la capitale du Djérid, au coeur de l'une des oasis les plus célèbres au monde, qui a connu un peuplement ancien dont l'origine principale est berbère. Centre actif du commerce caravanier transsaharien fréquenté par les Puniques, elle voit les Romains s'y installer en 33 av. J.-C.; ils rebaptisent la ville et la nomment Thusuros. Peu de vestiges attestent de cette époque pendant laquelle la ville devient un poste sur le limes (frontière) saharien. Spécialisée dans le commerce de dattes, elle est une plaque tournante du commerce des esclaves (sur la voie romaine allant de Gabès à Biskra). De l'influence chrétienne, il subsiste une église devenue ensuite la mosquée al-Kasr (à Bled al-Haddar).
C'est au XIIIe siècle que la ville se convertit à l'Islam avec l'arrivée des Hafsides. Elle se développe ensuite en dehors de sa palmeraie et connaît un grand essor économique jusqu'à son apogée au XIVe siècle.

De nos jours, Tozeur et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. La commune est créée le 23 juillet 1888. Elle compte selon les sources de 42 000 à 70 000 habitants (?). La ville est construite en briques typiques du Jerid, faites d'un mélange de sable et d'argile. Le plus vieux quartier est constitué de petites ruelles datant du XIVe siècle (Ouled-el-Hadef) à l'architecture plein de charme.
La ville est entourée d'une palmeraie d'environ 1000 hectares, abritant quelques 400 000 arbres, irrigués par 200 sources. Ces palmiers dattiers constituent la première source de richesse Mais la ville de Tozeur possède un autre atout, le tourisme.Grâce à son climat doux et sec en dehors du pic de l'été et grâce à ses oasis elle attire de plus en plus de visiteurs
Photo Palmeraie de tozeur - Les Trésors de la TUNISIE Septembre 2006
10:50 Publié dans artistes, Circuits tunisiens, Musique, Nature, patrimoine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tozeur, Tunisie, Musique, Mezoue, Cinéma, Tunisien, patrimoine
13.04.2008
GAFSA, la CAPSA romaine
Laissez-moi vous conter une ville romaine méconnue Capsa, fondée au 2ème siècle avant JC. On la nomme de nos jours Gafsa.
Elle était l'une des plus importantes villes des provinces d'Afrique proconsulaire. De Municipe à colonie, cette ville prospère fut détruite à la suite de la guerre entre Jugurtha, prince berbère numide contre l'autorité de Rome. C'est Marius occupant Capsa qui, comme le raconte l'historien Salluste, la détruit: elle " fut livrée aux flammes. Les Numides adultes furent massacrés ; tous les autres vendus comme esclaves... " Cet acte barbare et contre toutes les règles de guerre du monde romain, se déroula à la fin de l'été 107 avt JC.
Si vous voulez tout savoir sur Jugurtha et sa guerre contre Rome, je vous conseille d'aller lire le site Le Monde Berbère.
Jugurtha fut livré par son beau-père Bocchus roi de Maurétanie et mourrut étranglée à Rome après les pires des humiliations. En temps de guerre, les vaincus n'ont pas le retour juste de leurs mérites...le Triomphe est toujours réservé aux Vainqueurs, quel qu'aient pu être leurs méthodes pour vaincre.
Cette ville est une ville de résistance car après avoir été conquise par les byzantins et rebaptisée Justinia elle se révolte contre le général Oqba Ibn Nafi Al Fihri, qui prend la ville en 688 et tente de convaincre les Berbères à l'Islam. Au XIIe siècle des témoignages font état d'une langue latine encore en court à Gafsa (traduction arabe de Gafsa). Mais les malheurs de cette ville ne s'arrêtent pas là puisquen 1551, la ville est assiégée par un crsaire nommé Dragut pour le compte de Khayr ad-Din Barberousse. Gafsa résiste mais est obligée de capituler en 1556 après un siège de cinq ans.
Pendant la seconde guerre mondiale, la ville est le théâtre d'une bataille célèbre El Guettar, opposant la 10e division de panzers et les forces alliées. Une partie de la Kasba est détruite suite aux bombarfements incessants en 1943. Le général Rommel y avait installé son dépôt de munitions. elle ne conserve que ses murailles. Elle avait été érigée en 1434.
Les touristes d'aujoud'hui peuvent y découvrir très peu de vestiges romains en dehors des piscines romaines:
deux bassins entourés de murailles en pierre de taille, à l'eau très claire. Un petit musée contient quelques mosaïques.
Musée d'histoire
On y conserve de belles mosaïques de la Capsa antique: pugilat, athlètes, Vénus à la pêche. Par ailleurs, la visite des ateliers du Centre artisanal du tapis de Dar el Bey est intéressante. Le centre forme en deux ans de jeunes ouvrières. Elles réalisent des tapis de style berbère et des couvertures tissées " Haoulis " et " Ferrachia ", mais aussi des réalisations sur des cartons de l'école Flamande.
En parlant de Tapis, parlons des Artisanes de Gafsa, célébrées l'an dernier à la Maison de la culture Ibn Rachiq
"Gafsa, une terre authentique qui continue, depuis des siècles, à nourrir l’imagination des poètes, des écrivains, des peintres, des artisans... et à enflammer l’esprit des historiens et des archéologues. Ancrée dans l’histoire, Gafsa dont l’ancien nom est Capsa-Est l’une des grandes références de la culture de l’épipaléolitique qui s’est développée en Afrique du Nord entre le 8ème et le 10ème millénaire. Les amas de coquilles d’escargots qui ont été trouvés pas loin de cette ville témoignent de la splendeur de cette civilisation qui a marqué l’histoire de l’humanité depuis la nuit des temps. Entre un passé glorieux et un présent rayonnant, les habitants de Gafsa ont dessiné les contours de l’histoire sur de jolis supports de l’artisanat. Réputée pour ses tissages traditionnels comme le «klim», le «mergoum» et le «holi»"
Site d'une artisane de Gafsa qui produit des Tapis: Essouï Fajra
si je parle de gens célèbres de Gafsa, le père de mon amie, Nadia Gammoudi, Mohammed Gammoudi , (premier Tunisien à décrocher une médaille d'or aux Jeux Olympiques d'été de 1968 en parcourant 10 000 mètres en 28 minutes.
Et pour terminer une note poétique et une belle rencontre, celle de MONAS qui m'a le premier parlé de Capsa:
Gafsa, LA PRÊTE-NOM
Gafsa ! N'a plus vingt ans Depuis longtemps Depuis les temps De ses mille ans N'a plus cent ans Depuis le temps Où faute de bâtons Moururent les bergers Naquirent des agents Avec des matraques. Gafsa ! N'a plus le temps D'avoir le temps Du beau temps Des années de naguère Où mille partenaires Bâtirent ses tours Tachées d'amour De haine et du sang Des anciens amants. Gafsa ! Perd son temps Ses sirènes chantant L'ultime chanson Faute de marins Partis sur les chemins Des pays fantômes Des villes sans hommes Où ils seront rois Le temps d'un instant Du souvenir vivant Des mines profondes Des heurts et d'attente La mort de leur foi. Gafsa ! Retient le temps Respire le temps De son âme blasée De trop de sommeil De sa "Hara"jugée Juste un peu vieille Peut-être trop vieille Pour bâtir la joie Des murs en béton Des prisons dorées Des nouveaux conquérants Gafsa Meurt le temps De voir sa piscine mourir En l'absence de corps D'enfants et de sourires De sauts sans records Faute de palmiers Brûlés au goudron Comme des sorcières ! Et le gris s'inscrit Formant la souricière Trop sophistiquée Pour ses princes charmants Pour ses bien-aimées Pour porter le même nom
15:10 Publié dans artistes, Blog Tunisie, FEMMES, Histoire, Nature, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Gafsa, Capsa, Histoire, Romaine, rome, Berbère
31.03.2008
Un film de femme à voir...durant le festival Doc à Tunis
Comme je suis à Tunis, je ne peux résister à l'idée de vous parler d'uine cinéaste tunisienne Nadia El Fani qui m'a été signalée par mon ami Habib
"Après avoir été assistante à la réalisation, aux côtés de grands noms du cinéma tels que Roman Polanski, Nouri Bouzid ou Franco Zeffirelli, Nadia El Fani réalise son premier court-métrage « Pour le plaisir » en 1990 et crée sa propre Société de Production « Z’Yeux Noirs Movies » en Tunisie. En 1993, elle tourne un premier documentaire, « Femmes Leader du Maghreb ». Nadia El Fani s'installe à Paris en 2001 pour le montage de son premier long-métrage de fiction « Bedwin Hacker » et participe en 2005 à une série de 15 films courts confiés à des réalisateurs étrangers (« Paris La Métisse »). Son dernier documentaire (« Ouled Lénine ») aussitôt terminé, Nadia El Fani s’est mise à l'écriture d'un long-métrage de fiction intitulé « V.0. »."
Son film, un documentaire de 84 mn sera présenté jeudi procain 3 avril. De quoi s'agit-il?
"« J'avais dix ans et je peux dire que c'était le plus bel âge de ma vie… Dans la Tunisie indépendante de Bourguiba qui entrait pourtant déjà dans l'ère des désillusions, nous étions quelques-uns à partager le secret d'une appartenance : fils et filles de communistes…Chuuuuut!... ». À 20 ans, ils luttaient pour l'indépendance de la Tunisie et tous les espoirs étaient permis. Ont-ils trop prudemment attendu que le pays soit mûr, ou bien le temps a-t-il été trop vite pour leurs rêves? Un film qui trace un portrait singulier de militants progressistes dans la Tunisie de l'après indépendance et pose la question de leur héritage"
Née d'un père tunisien et d'une mère française, Nadia El Fani fait un stage sur le tournage de Besoin d'amour de Jerry Schatzberg en 1982 puis assiste plusieurs metteurs en scène comme Roman Polanski, Nouri Bouzid et Romain Goupil.
A partir des années 90 elle réalise des courts métrages et fonde sa maison de production Z'Yeux Noirs Movies. En 2003 elle sort son premier long métrage : Bedwin Hacker.
Projets en cours
• V.O. . Long-métrage de fiction en développement.
• SANG-MELE Long-métrage de fiction en écriture.
• HARISSA ET MOUTARDE série de films de 2' pour la télévision.
FILMOGRAPHIE
Réalisation Cinéma
• 2007 – Long-métrage Documentaire.
OULED LÉNINE. 82 '.
• 2005 – Court-métrage.
UNISSEZ-VOUS, IL N'EST JAMAIS TROP TARD! Avec ANEMONE
Dans la série PARIS LA METISSE réalisée par des réalisateurs étrangers vivant à Paris.
• 2001-2002 - Long-métrage
BEDWIN HACKER
Sortie salle: France Juillet 2003, Tunisie Janvier 2004. DVD prévu Mars 2007.
Elu par le public "Best of Fest", SARASOTA FILM FESTIVAL. USA. Février 2004.
Mention spéciale VUES D'AFRIQUE. MONTREAL Mai 2003.
Prix du meilleur film Maghrébin au FESTIVAL DU FILM D’AMOUR DE MONS, Février 2003.
Sélectionné aux festivals de ROTTERDAM, NAMUR, AMIENS, FESPACO, NEW YORK,WASHINGTON, BUENOS AIRES, CARTHAGE, RABAT, TARIFA, MILAN…
• 1998 – Court-métrage
TANT QU'IL Y AURA DE LA PELLOCHE
• 1993 - Documentaire de création
TANITEZ MOI.
Diffusé sur Canal+ Horizons et à la Télévision Nationale Tunisienne.
Mention spéciale pour la qualité de la réalisation et de l'esthétique 94.
Festival de VUES D'AFRIQUE MONTRÉAL.
Mention spéciale au Festival du FILM FRANCOPHONE DE NAMUR.
• 1992 – Court-métrage
FIFTY-FIFTY, MON AMOUR
Prix ATCE/La Presse Carthage’92, Festivals de Clermont Ferrand, Oberhausen, Rotterdam, New York….
• 1990 – Court-métrage
POUR LE PLAISIR
Diffusé sur CANAL+ et FRANCE 3.
Distribué en salle à Paris en avant programme du film " ECRANS DE SABLE"
de Randa CHAHAL-SABBAG.
Certificate of Merit au festival international de Cork IRLANDE 1990.
Coscénariste
• 1989 – Long-métrage
DU BOUT DES DOIGTS écrit avec Sophie DEFLANDRE.
Films institutionnels / publicitaires / commandités
• 2000 – Film Promotionnel
VERY SMALL CITY
Film promotionnel pour le site Internet de ALPHANIM DIGITAL.
• 1998 – Spots de Sensibilisation
Série de six spots de 1' pour L'OFFICE DU PLANNING FAMILIAL (Tunisie)
• 1997 – Film Institutionnel
INVESTIR EN TUNISIE (15')
Destiné aux investisseurs Allemands pour le compte du FOREIGNER INVESTMENT PROMOTION AGENCY (FIPA).
• 1997 – Film de Sensibilisation
Série de 3 Films de sensibilisation pour le Ministère de la Femme et de la Famille (Tunisie)
• 1993 – Film documentaire
DU COTE DES FEMMES LEADERS (30')
Pour L'Association Tunisienne des Femmes Démocrates. (ATFD).
• 1990-2000 Films Publicitaires
UNE VINGTAINE…
Production
• 1990-Création de la société de production
Z’YEUX NOIRS MOVIES.
Nadia EL FANI a produit tous ses films sauf FIFTY-FIFTY, MON AMOUR.
• 1998 – Court-métrage
COUPLOUETES de Mounira BHAR.
Grand prix du FIFEJ de Sousse Octobre 99.
• 1995/1996 – Long-métrage Documentaire-
MON COEUR EST TÉMOIN
Coproduction Québec/Tunisie, de Louise CARRE. Portraits de femmes dans différents pays musulmans. Prix Regards canadiens Festival de Vues























