30.08.2009

Ritournelles tunisiennes: A Aramis

 

 

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Larguez les amarres
Pour d’autres rivages
D’autres chemins
D’autres amours

Partir sans retours
Vers des lendemains
Aux autres visages
Une nuit… toujours

Et au petit matin
Sans états d’âmes
Un baluchon a la main
Reprendre son chemin

Pour trouver la femme
Celle de nos pensées
L’unique ancrage
Le but du voyage

Un rêve insensé
Un futur partagé

Une vie d’harmonie
De calme et volupté

Un chemin à 2 mains
Un demain enchanté

Poète garde espoir
Ta nuit n’est pas si noire
Ton avenir t’attend
Sur ta route…un soir

 

 

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Si depuis fort longtemps
J’apprivoise la Nuit
Je me joue des soucis
Si depuis un moment
Je me livre à l’ennui
J’ai depuis quelques temps
Retrouvé le chemin
Du jour rempli de sens
D’une terre non vierge
Pour y poser mon cierge
D’une contrée mystique
Aux allures bibliques
Et aux chants bédouins
Un lieu si souvent rêvé
Mais jamais révélé
Un parcours révéré
Un vol initiatique
Une perte très loin
Une autre naissance
Un pas vers mon essence
Dont je vais prendre soin

Enfin !

 

 

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Quand tes larmes se seront étanchées
Quand tes souvenirs seront LÉGÈRETÉ
Quand tes jours seront INFINITÉ
Quand tes nuits seront SÉRÉNITÉ
Quant tes sourires seront illuminés
Quand tes mains seront calmées
Quand tes yeux seront l’Autre cherchés

Quand l’indifférence
Prendra la place
De la Souffrance

Quand ta voix oubliera le passé
Quand ton cœur ouvrira ses volets
Quand ton âme s’éveillera apaisée

Laisse toi Aimer

Commentaires

Un poème prix du concours Eclosion de vers

Carthage

La maison des associations culturelles Achouria avait organisé un concours de poésie au mois de mai 2009 qui s'intitulait "Eclosion de vers".
Le poème ci-dessous a reçu le prix de la première édition du concours le 12 Septembre 2009.
Bonne lecture

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Sous un épais linceul de poussières tragiques,
De temples écrasés et d’ossements épars,
La grande Morte, étoile des cités puniques,
Repose en son néant de ruines, de remparts.

Carthage ! Oh ! qui dira la force évocatrice
Attachée à ton nom, jadis si redouté !
De ton sol, qu’éventra la main profanatrice
Des amants du Passé, surgit l’Antiquité.

Là-bas, dans le lointain des champs baignés de lune,
Voyez-les se lever : Barbares et guerries,
En tumulte de fer, jusques à la lagune
Ils descendent, heurtant leurs épais boucliers.

Des hoplites*, la masse ondule en larges ondes ;
Les Gétules* bronzés, brandissent les épieux ;
Les ligues, mi-nus, font tournoyer leurs frondes*,
Tous, maculés de sang, sont beaux comme des dieux.

Dans un rayonnement de béryls*, de topazes*,
Apparaît Salammbo : les trésors de l’Ophir*
Constellent son sein nu sous la brume des gazes* ;
La nuit de ses cheveux s’étoile d’un saphir.

Et, tout autour de nous, du fracas de la lame,
Des gouffres se creusant en les flots d’indigo,
Du sein des vieux tombeaux, la voix des siècles clame
Les mots du vieux Romain : Delenda Carthago*

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Hoplite : dans la grèce antique, fantassin lourdement armé
Gétule : peuple de l’anc. afr. Ils accueillirent Jugurtha en lutte contre les romains. Ils furent vaincus en moins d’1 siècle.
Ophir : genre d’orchidée
Fronde : instrument fait d’un morceau de cuir et de deux bout de corde avec lequel on lance des pierres
Béryls : variété d’émeraude
Topaze : pierre précieuse jaune
Gaze : étoffe légère et transparente
Delenda est Carthago : il faut détruire Carthage

Ecrit par : cheniti sonia | 30.11.2009

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