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05.11.2008
Michelle Obama First Lady
Michelle, Obama n'est pas Tunisienne, mais elle ne peut qu'être une fierté pour toutes les femmes et toutes les Distinctive Women de Tunisie.
Je vous propose de relayer queloques articles parlant d'elle et particulièrement celui du magazine Le Point de ce jour, sous la plume de Hélène Vissière :
"Diplômée de Harvard, avocate comme lui et pratiquement de même taille juchée sur des talons, Michelle peut se targuer d'être l'égale de son mari. Mais elle se garde bien de vendre une coprésidence à la manière des Clinton en 1992. Devant les électeurs, elle s'est fait une spécialité : le discours réaliste sur les galères de la femme moderne qui jongle à longueur de journée entre métier, maison et marmots. Avec un job à 275.000 dollars par an et une superbe maison dans un quartier chic de Chicago, elle n'est pas exactement Madame Tout-le-Monde. Qu'importe ! Ça lui attire les sympathies des femmes et des Noires, électorat longtemps fidèle à Clinton.
Avec une assurance et un bagou impressionnants, elle parle de la famille et de ses filles, "la chose la plus importante au monde". Elle décrit ses efforts pour maintenir un semblant de normalité à la maison - pas facile quand les gorilles des services secrets campent devant la porte -, ses contorsions pour ne pas louper le spectacle de danse de l'aînée ou les réunions de parents d'élèves. La plupart des hommes politiques restent discrets sur leur vie privée. Pas Michelle. Elle raconte comment sa mère joue les baby-sitters, évoque ses courses au supermarché et donne même des détails dont l'électeur se passerait volontiers, comme ses démêlés avec les toilettes bouchées. Elle évoque aussi les tensions dans leur couple. Dans son livre, L'Audace de l'espoir , Barack Obama raconte qu'elle lui a jeté : "Tu ne penses qu'à toi... Je n'aurais jamais imaginé que je devrais élever une famille toute seule." "J'essaie d'être moi-même de la manière la plus authentique possible, confie-t-elle au New York Times . Mes déclarations découlent de mes expériences, de mes observations et de mes frustrations."
Sa bio est moins exotique que celle de Barack. Mais elle en joue autant. Peut-être parce qu'elle incarne cet espoir que son mari ne cesse d'invoquer. Elle retrace à satiété sa jeunesse dans un quartier noir modeste de Chicago. Son père employé du service des eaux qui a travaillé dur toute sa vie, alors même qu'il souffrait de sclérose en plaques. Les sacrifices de ses parents pour les envoyer, elle et son frère Craig, à Princeton, puis à Harvard. Dans ses discours, Barack Obama évite soigneusement la question raciale. Sa femme l'aborde tout le temps. "Je ne devrais pas être ici, déclarait-elle à un meeting dans le Delaware. En tant que Noire du quartier de South Side à Chicago, je n'étais pas censée aller à Princeton. On me disait aussi que je ne devrais pas tenter Harvard. Et je ne devrais pas non plus être là pour devenir peut-être la prochaine First Lady des États-Unis ." Lire l'article
Celle qui dit d'elle : "Je suis une anomalie statistique. Une fille noire, élevée dans le South Side de Chicago... Je ne devrais absolument pas être là" vient d'obtenir la plus grande des célébrités et le plus grand défi qui soit en Amérique, être au côté du Président de la plus grande puissance du Monde et restée elle-même et ne pas être écrasée par la fonction de first Lady.
C'est une femme heureuse et fière qui a soutenu la campagne de son mari à fond et qui a prononcé des centaines de discours. elle dont la thèse de sociologie porte sur la division raciale: comment les étudiants noirs s'imprègnent de la "structure sociale et culturelle blanche" et s'identifient de moins en moins à leur communauté d'origine.
Tous les démocrates de la terre sont fiers de cette élection. toutes les femmes issues de la Différence sont honorées pour elles-même de cette élection qui porte enfin un couple de couleurs au plus haut sommet de l'état
Que toutes les Fans d'Obama en Tunisie se réjouissent comme les supporters américains. Ce jour est à marquer d'une pierre blanche.
De joie et d'ivresse, rappelons nous les mots de Martin Luther King "J'ai fait un rêve"
Ce rêve s'est réalisé et Barrack a prononcé cette phrase qui restera dans toutes les mémoires:
"Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, ce soir est la réponse"
11:02 Publié dans FEMMES, Histoire, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, michelle, barrack, first, lady, usa, tunisia





















