27.06.2008
Sonia Shamkhi, une écrivaine et réalisatrice engagée
Cela fait un moment que je ne vous aie parlé d'une cinéaste tunisienne. Et là au travers du site sur le cinéma Tunisien de Nejib Riahi, je lis l'excellent article du magazine algérien L'expression, dans son édition en ligne du 23 juin dernier, sur une cinéaste tunisienne Sonia Shamkhi, interviewée par une autre femme Hind Oufriha.
En lisant cet article, je découvre une Tunisienne pleine de talents, universitaire et femme accomplie. Ce qui me passionne, c'est que Sonia Shamkhi est également une blogueuse! Je vous engage à découvrir les facettes de son talent sur son blog
Le 23 juin dernier sur ce blog, elle écrit ceci en marge de l'interview publiée dans le magazine algérien:
"Aussi bien mon roman Leïla ou la femme de l’aube (ED. elyzad/Clairefontaine, mai 2008 ) que mon dernier court métrage Wara El Blaïk (fiction, 25min, 35 mm, 2008 ) abordent cette question délicate de la condition de la femme tunisienne. Seulement dans l’un comme dans l’autre, il ne s’agit nullement d’un rapport d’opposition et d’exclusion mutuelle entre la femme et l’homme mais la recherche d’une réciprocité et d’un rapport nouveau qui reste à inventer."Ce court métrage Wara EL Blaik est bien présenté dans l'article de l'expression:
"C’est le récit des mois de bonheur arrachés à la misère et à la privation d’un homme et d’une femme, tout les deux issus de l’exode rural et que le destin réunit au carrefour de la grande ville. Saâdia travaille comme femme de ménage, Mokhtar est le surveillant d’un immeuble encore squelettique, tout en ferraille et en piliers de béton. Leur rencontre est pour l’un comme pour l’autre la découverte de l’amour, de la plénitude..."
Ce visage et ce regard volontaire s'expriment par le biais de l'écriture plurielle, à la fois le livre, le cinéma et la peinture. On sent à travers ses propos, ses choix un regard critique et sans concession sur la réalité sociale tunisienne. Ses écrits ne sont pas à l'eau de rose, on sent une conscience éclairée et un esprit qui se pose les bonnes questions, ne s'arrêtant pas à la superficialité des rapports humains mais osant même abordée des sujets tabous.
Je vous renvoie une fois de plus à la lecture de son blog et aussi à son premier roman Leïla ou la femme de l'Aube
Je tiens à souligner la conclusion de l'article de L'Expression : les dernières phrases de la cinéaste à cette autre journaliste m'interpellent, lorsqu,elle parle de la représentation de la femme tunisienne dans le cinéma tunisien:
" (..)quand je regarde la représentation de la femme dans le cinéma tunisien, je vois quand même une opposition très nette entre les femmes libérées et du coup très dévergondées, entre la fille de joie ou de cabaret et les femmes soumises, recluses, battues, violées, etc. Il me semble que l’enjeu réel est de proposer une femme qui n’est ni l’une ni l’autre. Cette femme qui incarne de nouvelles valeurs, qui peut être libre mais pas forcément dévergondée, des femmes qui nous ressemblent tout simplement. Proposer ce nouveau modèle d’identification est l’enjeu auquel j’adhère. Une femme indépendante mais digne, mais pas dans un rapport de colère vis à vis de l’homme."
J'attends avec impatience son long métrage en projet dont le titre en dit long : DIVORCE A L'AMIABLE
L'Expression Edition OnLine - «La place de la femme est très importante»
14:33 Publié dans artiste, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tunisie, Cinéaste, Professeure, Universitaire, Shamkhri, Sonia, Féminisme
09.06.2008
6émes rencontres photographiques de Ghar El Melh
Les sorties culturelles abondent l'été mais Mesdames si vous aimez comme moi la Photographie, je vous invite à un évènement de qualité, une exposition internationale de photographies celles des Rencontres photographiques de Ghar El Melh. Alertée par Senda Baccar, une amie Distinctive woman tunisienne, connue sur Facebook, je suis heureuse de publier les informations qui suivent:
Cette manifestation est devenue en quelques années un rendez-vous incontournable des photographes du monde venus partager des expériences.
La date prévue pour les rencontres s’étend du 26 au 29 du mois de Juin courant et lesexpositions se feront au Fort du Lazaret comme à son habitude.
Le nombre de participants pour cette année est de 40 Photographes venus de 11 pays différents.
"Le choix n’a pas été facile et le nombre de soumissions grandissant au fil des années nous a laissé dans l’embarras avec plusieurs dossier."
Voici la liste définitive des photographes retenus pour l’édition de cette année.
(par ordre alphabétique)
Collection
Anonymes, fonds Beit el Bennani (Tunisie)
F. Soler, fonds Iadh Béhi (Tunisie)Photographes
Abid Ons (Tunisie)
Abouzid Kamel (Libye)
Amri Hassen (Tunisie)
Barioun Talel (Libye)
Belhassen Imed (Tunisie)
Ben Abderrazak Akram (Tunisie/France)
Ben Mustapha Aicha (Tunisie)
Bensaadi Ramzy (Algérie)
Benzid Lilia (Tunisie)
Bouali Hamideddine (Tunisie)
Buczkowska Ola
Catzaras Marianne (Tunisie/Grèce)
Chagour Samia (Tunisie)
Chebbi Mohamed Haythem (Tunisie)
Coto Gael (France)
De la Mauvinière Sylvia (France)
Fauqué Nicolas (France/Tunisie)
Fitouri Jamila (Lybie)
Frikha Sami (Tunisie)
Hammi Mohamed (Tunisie)
Iverney Claude (France)
Jabeur Salah (Tunisie)
Jaskula Natalia (Pologne)
Jeradi Wiem (Tunisie)
Kéchine Abderazak (Tunisie)
Lefevre Patrick (France)
Maamri Karim (Tunisie)
Marouane Trabelsi (Tunisie)
Messadi Amine (Tunisie)
Paiva Suzana (Potugal)
Piekacz Mela (Pologne)
Salvado Maria (Argentine)
Segur Benoit et Irina (France/Russie)
Sifaoui Riadh (Tunisie)
Sikora Tomek (Pologne)
Staszek Heyda (Pologne)
Stoll Catherine (France)
Tangi Myriam (Maroc)
Telissi Maraa (Lybie)
Vidal Antoni (Espagne/Tunisie)
Werda Rania (Tunisie)
La réussite de la manifestation n’est pas seulement dans la participation des photographes et dans la qualité des photographies exposées mais c’est aussi dans l’affluence du public. Nous comptons alors sur votre présence et votre participation.
Je tiens à vous signaler les travaux de deux photographes que je connais personnellement Nicolas Fauqué et Marianne Catzaras, tous deux vivant en Tunisie, l'un originaire de la France et l'autre originaire de la Grèce.
je tiens à souligner la forte participation de la Pologne avec pas moins de quatre artistes. Zapraszamy!
Le site de la talentueuse photographe polonaise Natalia Jaskula
source: Stupeur!! Un Nouveau Départ!!! » Blog Archive » 6émes rencontres photographiques de Ghar El Melh
le blog du photgraphique
09:55 Publié dans Activités, artistes, Loisirs, Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rencontres, Photos, Photographie, ghar el Meh, Tunisie, tunisien, tunisienne
02.06.2008
Ces tunisiennes qui comptent en France
Je vais vous parler pour une fois de la France dans ce blog, mais c'est pour la bonne cause, celle des Femmes tunisiennes qui réussissent en France et qui marquent de leur empreinte leur passage sur cette terre des droits de l'Homme. A l'initiative de Samir Bouzidi qui m'avait contactée au mois de mars 2008, ce numéro spécial est sorti en mai. Quand je suis revenue le 27 mai de Tunis, j'en ai trouuvé un exemplaire à l'aéroport et je l'ai mis dans mon sac sans plus y penser, tant le retour était rockN'roll.
Samedi 31 mai avec ma copine Isabelle, nous aommes allées voir les créations de mon amie Cyrine Hayouni, la designer de sacs pour femmes d'affaires "Fashion Business Bags"'

Au Théâtre du Gymnase Marie Bell, sur le boulevard Bonne Nouvelle, 15 créateurs s'étaient regroupés pour présenter leur production, à l'occasion d'une après-midi d'exposition. Cyrine n'était pas là, retenue à Londres dans un autre cadre professionnel mais ses sacs étaient présentés par son charmant mari, l'animateur vedette du football sur Canal Plus, spécialiste de l'Italie, Mourad Zeghidi, avec lequel nous avons eu une discussion sympathique et très enjouée. L'assistance était nombreuse, le lieu intime et les sacs magnifiques.

Cyrine est une jeune femme talentueuse et comblée de prix qui reste simple et accessible. Elle a été élue en février lauréate du Concours Banque Populaire pour la création d'entreprise. Elle a reçu dernièrement une récompense de la Caisse d'Épargne. Nous avons en commun son passage à Montréal de 93 à 97. elle a fait HEC Montréal, pendant que moi j'étudiais à l'Université Laval de Québec. Nous nous sommes rencontrées à une soirée Networking au féminin sur Paris en janvier 2007. Je m'en suviens encore de ces plus de 50 femmes réunies un soir près de Montmartre dans un restaurant où le clou de la soirée était une démonstration d'oenologie au féminin. Une soirée forte en découvertes puisque c'est là que je rencontrais aussi Cathy Wagner d'Eveil au Maquillage, Alexandra de Secrets d'Amour, Josyane Halberstam la célèbre coach.
Cyrine est une Tunisienne qui s'impose comme "une valeur montante dans le monde très fermé de la maroquinerie française".
Cyrine fait partie des 60 femmes mises à l'honneur et quelle ne fut pas ma surprise ce matin en lisant ce magazine de voir ma photo et mon nom avec le commentaire suivant: Martine Geronimi née en Tunisie, docteur en géographie,cette femme de réseaux exerce dans le Conseil en investissements entre la france et la Tunisie et anime des blogs très en vue sur la Tunisie.
J'espère que cette reconnaissance des femmes tunisiennes en France permettra encore plus de nouer des contacts fructueux entre nous des deux côtés de la Méditerranée.
LONGUE VIE AU MAGAZINE 00216 MABROUK!
10:55 Publié dans Activités, FEMMES, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 00216, magazine, Tunisienne, célèbrité, France, Tunisie, Canada




