21.06.2009
Networking Femmes Actives
Nous sommes fières de vous annoncer que nous organisons le premier Networking en Tunisie et que cette rencontre initiatique est consacrée aux Femmes, ces Femmes actives qu'on trouve en Tunisie.
Nous animerons cette soirée en compagnie d'Arlette de The K Connection assistées de nos partenaires de prestige, les marques Guerlain et Clarins. Réseauter est une des nouvelles manières de faire des affaires, de se promouvoir et de s'entraider...Alors toutes et tous à nos cartes de visite...

18:33 Publié dans Activités, Blog Tunisie, Business, FEMMES, Loisirs, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gammarth, tunisie, tunis, networking, femmes, café journal, clarins, guerlain
03.06.2009
Saison des Mariages et Lingerie
La Saison des Mariages arrive en Tunisie. C'est tout un évènement... Depuis que je vis en Tunisie, je remarque que la vie des femmes et de leurs familles est rythmée par ce temps collectif où familles, amis, lignées se retrouvent pour célébrer la nouvelle union et surtout la Mariée.
Alors dans un registre ludique et fort utile, je vous invite à voyager au coeur de la féminité en vous proposant de visionner non pas des robes de mariée mais plus intime des dessous féminins conçus pour cet ensemble de jours consacrés au Mariage à la Tunisienne.
Mon préféré est le défilé de lingerie Victoria's Secret
Hommage aux femmes dans ce défile de mode organisé par Victoria secret's
Je vous invite à voir celui de Dim pour les plus jeunes d'entre vous
dim défilé lingerie vidéo vidéo du défilé de lingerie dim
et
puis sachez qu'il existe un blog sur le Mariage celui de netenviesde mariage qui propose un concours et des défilés de lingerie de mariage
Enfin si cela vous tente n'hésitez pas à répondre au questionnaire sur notre propre blog, il ne s'adresse qu'aux lectrices vivant en Tunisie. Merci de ne pas y répondre si vous vivez hors de la Tunisie...les gentlemen tunisiens, lecteurs du blog peuvent aussi se remplir le questionnaire...
Merci à toutes les lectrices et les lecteurs d'être fidèles à ce Blog
12:37 Publié dans Activités, Bien être, Blog Tunisie, Business, FEMMES, Loisirs, Photographie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : défilé, dessous, lingerie, mariage, mariée, victoria secret, vidéo
28.02.2009
Karrousel et Slam...à ma façon

En Tunisie, j'ai redécouvert le goût de la poèsie et j'ai assisté à l'introduction de soirées de Slam dans cet Espace Culturel au Nord de Tunis...le Karrousel. Ce salon de thé est tenu par deux soeurs qui ont su créer un lieu aux couleurs subtiles, à l'ambiance feutrée la journée et animée le soir grâce à la programmation de qualité. Moi j'ai un faible pour le Slam que j'avais découvert en Live à l'Université de Rennes en Mars 2006, alors que j'étais Professeur invité à la Chaire des Amériques au CNRS à Rennes. J'ai redécouvert le Slam à Tunis au mois d'Aout dernier, avec bonheur:
"C'est un manège de mots, de rimes et de vers qui nous fera tournoyer dans la soirée du 1er août à venir au café culturel le Karrousel, grâce au « Slam alikom » de Hatem Karoui.
Précurseur en la matière, Hatem Karoui suit la trace du maître français en la matière, le dénommé Grand Corps Malade, pour présenter du pur son Slam à la sauce tunisienne.
Le café Karrousel, situé sur la grande avenue Hédi Nouira, qui s'érige comme « LE » café culturel de la région d'Ennasr a invité cet artiste, accompagné d'un trio d'instrumentistes pour faire découvrir cette musique méconnue et ce genre mêlant la poésie des mots et le rythme de la musique, qu'est le Slam."
Et voilà que je m'y mets également dans la composition:ce texte, je ne l'ai encore pas récité, mais je viens de le créer et je vous l'offre en primeur:
Vague à l'Ame
Pas de polémiques
Pas de suppliques
Pas de contraintes
Stop la complainte
On me courtise
On me supplie
On me poursuit
C’était trop beau
Un peu de repos
Stop la musique
Ça suffit le Show
Martèle mon nom
Oublie ma voix
Stop les violons
J’ai mal au cœur
T as pas vu l’heure
T’a pas compris
Tant pis Merci
Pas de polémiques
Pas de suppliques
Pas de contraintes
Stop la complainte
Je suis meurtrie
Ciao tant pis
Tunis le 27 février 2009
00:09 Publié dans Activités, artiste, artistes, Blog Tunisie, FEMMES, Loisirs, Musique, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, ennasr, karrousel, culture, culturel, salon, thé, espace
14.02.2009
Saint Valentin en Tunisie: pour vous
AMOURS FRISSONS
AMOURS PASSIONS
AMOURS TENSIONS
AMOUR TU ME VEUX
AMOUR TU ME QUITTES
AMOUR TU REVIENS
AMOUR TU M'ENCHANTES
AMOUR, POÈME
AMOUR JE T'AIME
AMOUR D'UN INSTANT
AMOUR D'UNE VIE
AMOUR QUI GUÉRIT
AMOUR MAINTENANT
AMOUR TOTAL
AMOUR FATAL
AMOUR TABOU
AMOUR FOU
AMOURS NOMADES
AMOURS LIMPIDES
AMOURS COMPLAINTES
AMOURS MAGIQUES
AMOUR, POÈME
AMOUR JE T'AIME
Martine Geronimi
St-Valentin 2009
12:56 Publié dans FEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, amour, poésie, saint-valentin, geronimi, romance, romantisme
09.02.2009
Visite au Chateau Saint-Augustin
C’est dans un grand domaine que je veux vous emmener pour cette 100ème note, la première de l’année 2009. Mesdames les Distinctive Women, si vous vous passionnez pour la culture tunisienne, sachez que la vigne et le vin sont un des fleurons de cette identité tunisienne. La famille Aouni a repris le flambeau depuis 2000 en mettant en valeur ce domaine de plus de 1000 hectares non loin de Grombalia.
Alors que je vivais en France, tout droit arrivée de Montréal, les yeux rivés vers mon pays de naissance, je mettais mise à écrire ce blog sur les femmes tunisiennes et les paysages de la Tunisie. Bien entendu, connaissant l’histoire de ce pays je voulais savoir si de grands domaines viticoles subsistaient encore et quel type de vin se créait dans ce pays extrêmement chaud et qui permet aux raisins de développer sans chaptalisation un degré d’alcool appréciable.
Comme dans ma licence de géographie en France j’avais suivi une spécialité géographie du vin je suis toujours restée attachée au terroir viticole et avec le rêve bien ancré de posséder un jour une vigne. Partout où je vais, je souhaite toujours visiter les caves et les vignes si elles existent, bien entendu. Alors lorsque Mehdi Aouni m’a écrit pour me parler de son domaine et m’inviter à lui rendre visite, j’ai eu envie de m’y aller. J’ai attendu la fin du mois d’aout et j’ai entraîné mon ami Monique dans cette balade.¸
Par une très belle matinée en partance d’Hammamet, nous avons sillonné les routes jusqu’au domaine. A mi coteau, nous avons découvert un lieu aux couleurs jaunes orangées, de grands murs, une enseigne en fer forgé et un portail ouvert que nous avons franchi et qui ouvrait sur une cour avec des bâtiments couverts de tuiles aux portes blanches, agrémentées de quelques beaux rosiers grimpants.
Une grande allée menait à une grande maison à l’allure française en pierres de taille et au toit de tuiles…Un perron fait de quelques marches donnent accès à l’intérieur d’une maison vigneronne traditionnelle.
C’est là que nous avons retrouvé le Maitre de céans, un jeune entrepreneur dynamique et qui met la main à la pate si l’on peut s’exprimer ainsi. D’allure simple et sportive, Mehdi Aouni nous a accueillies avec gentillesse et générosité dans sa propriété, nous donnant tous les détails de la fabrication du vin, nous montrant les cuves en inox achetées en Italie et nous faisant déguster un grand nombre de ses cuvées. Accompagné de son grand dogue argentin, nous avons fait le tour de la propriété entourant la bâtisse. Nous n’avons évidemment pas fait le tour des vignes.
Sur les photos, vous pouvez voir une partie des 58 cuves thermo-régulées. Cette propriété est très moderne, la cave a été construite en 2000 sur une propriété qui existerait depuis 1918. Et elle est équipée de 14 vinificateurs et d’une ligne d’embouteillage. Le vin est élevé avec les conseils d’un œnologue, scientifique chevroné, Pierre, qui travaille à la propriété et bonifie chaque année les vins vendus sous l’appellation Domaine Saint-Augustin.
Les vins sont assemblés à partir des cépages de Grenache, du Tinsault ou du Sangiovese. Je ne puis vous dire tous les vins que nous avons testés mais j’ai le souvenir d’un plaisir en bouche après avoir bu La réserve du Château, un cru classé à boire tr`s frais et dont le cépage dominant est un de mes préférés, le Syrah. Il n’est pas anodin de préciser que ce vin a été primé en 2008 au concours mondial des vins de Bruxelles. Un très bon rosé à la robe rose pâle est aussi un excellent souvenir, le Princesse Elissa est aussi un fleuron du domaine, plusieurs fois primé en Tunisie comme en France. Je vous le conseille vivement en été bien frais à l’apéritif. C’est souverain
Enfin le César Auguste est un excellent vin blanc à base de Chardonnay et d’aromes vanille teintés de citron doux et de pêche…un vin très équilibré.
Je ne vais pas vous parler de tous les vins, je vous les laisse découvrir sur le site Internet du Château : www.lesdomainessaintaugustin.com
Et surtout je vous convie à aller sur place à la propriété déguster un de ces vins qui enchanteront vos dîners et repas de fêtes.
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10:46 Publié dans Activités, Business, Circuits tunisiens, gastronomie, Loisirs, Nature, Photographie, Shopping, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : saint-augustin, vigne, terroir, crus, vignoble, tunisie
05.11.2008
Michelle Obama First Lady
Michelle, Obama n'est pas Tunisienne, mais elle ne peut qu'être une fierté pour toutes les femmes et toutes les Distinctive Women de Tunisie.
Je vous propose de relayer queloques articles parlant d'elle et particulièrement celui du magazine Le Point de ce jour, sous la plume de Hélène Vissière :
"Diplômée de Harvard, avocate comme lui et pratiquement de même taille juchée sur des talons, Michelle peut se targuer d'être l'égale de son mari. Mais elle se garde bien de vendre une coprésidence à la manière des Clinton en 1992. Devant les électeurs, elle s'est fait une spécialité : le discours réaliste sur les galères de la femme moderne qui jongle à longueur de journée entre métier, maison et marmots. Avec un job à 275.000 dollars par an et une superbe maison dans un quartier chic de Chicago, elle n'est pas exactement Madame Tout-le-Monde. Qu'importe ! Ça lui attire les sympathies des femmes et des Noires, électorat longtemps fidèle à Clinton.
Avec une assurance et un bagou impressionnants, elle parle de la famille et de ses filles, "la chose la plus importante au monde". Elle décrit ses efforts pour maintenir un semblant de normalité à la maison - pas facile quand les gorilles des services secrets campent devant la porte -, ses contorsions pour ne pas louper le spectacle de danse de l'aînée ou les réunions de parents d'élèves. La plupart des hommes politiques restent discrets sur leur vie privée. Pas Michelle. Elle raconte comment sa mère joue les baby-sitters, évoque ses courses au supermarché et donne même des détails dont l'électeur se passerait volontiers, comme ses démêlés avec les toilettes bouchées. Elle évoque aussi les tensions dans leur couple. Dans son livre, L'Audace de l'espoir , Barack Obama raconte qu'elle lui a jeté : "Tu ne penses qu'à toi... Je n'aurais jamais imaginé que je devrais élever une famille toute seule." "J'essaie d'être moi-même de la manière la plus authentique possible, confie-t-elle au New York Times . Mes déclarations découlent de mes expériences, de mes observations et de mes frustrations."
Sa bio est moins exotique que celle de Barack. Mais elle en joue autant. Peut-être parce qu'elle incarne cet espoir que son mari ne cesse d'invoquer. Elle retrace à satiété sa jeunesse dans un quartier noir modeste de Chicago. Son père employé du service des eaux qui a travaillé dur toute sa vie, alors même qu'il souffrait de sclérose en plaques. Les sacrifices de ses parents pour les envoyer, elle et son frère Craig, à Princeton, puis à Harvard. Dans ses discours, Barack Obama évite soigneusement la question raciale. Sa femme l'aborde tout le temps. "Je ne devrais pas être ici, déclarait-elle à un meeting dans le Delaware. En tant que Noire du quartier de South Side à Chicago, je n'étais pas censée aller à Princeton. On me disait aussi que je ne devrais pas tenter Harvard. Et je ne devrais pas non plus être là pour devenir peut-être la prochaine First Lady des États-Unis ." Lire l'article
Celle qui dit d'elle : "Je suis une anomalie statistique. Une fille noire, élevée dans le South Side de Chicago... Je ne devrais absolument pas être là" vient d'obtenir la plus grande des célébrités et le plus grand défi qui soit en Amérique, être au côté du Président de la plus grande puissance du Monde et restée elle-même et ne pas être écrasée par la fonction de first Lady.
C'est une femme heureuse et fière qui a soutenu la campagne de son mari à fond et qui a prononcé des centaines de discours. elle dont la thèse de sociologie porte sur la division raciale: comment les étudiants noirs s'imprègnent de la "structure sociale et culturelle blanche" et s'identifient de moins en moins à leur communauté d'origine.
Tous les démocrates de la terre sont fiers de cette élection. toutes les femmes issues de la Différence sont honorées pour elles-même de cette élection qui porte enfin un couple de couleurs au plus haut sommet de l'état
Que toutes les Fans d'Obama en Tunisie se réjouissent comme les supporters américains. Ce jour est à marquer d'une pierre blanche.
De joie et d'ivresse, rappelons nous les mots de Martin Luther King "J'ai fait un rêve"
Ce rêve s'est réalisé et Barrack a prononcé cette phrase qui restera dans toutes les mémoires:
"Si jamais quelqu'un doute encore que l'Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, ce soir est la réponse"
11:02 Publié dans FEMMES, Histoire, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : obama, michelle, barrack, first, lady, usa, tunisia
21.10.2008
L’autre moitié du ciel, un film de Kalthoum Bornaz
Une femme cinéaste tunisienne fait couler beaucoup d’encre en Tunisie et au Maghreb ces jours-ci. Il s’agit de la réalisatrice Kalthoum Bornaz. Cette femme a vraiment du métier, elle qui a déjà réalisé près de dix films et monté plusieurs autres en Tunisie comme à l’étranger. Sa carrière de réalisatrice elle l’a démarrée en 1984 avec le film Couleurs fertiles
Aujourd’hui elle revient à la réalisation après plusieurs années d’absence et elle frappe fort puisqu’elle s’en prend à un sujet délicat voire tabou, celui de la non-égalité des sexes devant l’héritage en Tunisie, malgré le Code du Statut personne proclamé par le Président Bourguiba en 1956.
Dans ce film, le sujet très polémique est traité par la cinéaste selon une perspective artistique et humaniste. Elle met donc en scène l’histoire d’une famille écartelée par la mort en premier lieu d’une mère inconnue et dont le mari n’a jamais oublié le décès tragique à la naissance des jumeaux. Ces derniers Selima (Sana Kassous) et Selim (Mourad Meherzi) apparaissent comme les héros d’une tragédie antique puisque leur sort va être scellé par la disparition de leur père, Ali (Younes Ferhi) un avocat au barreau de Tunis, moderne, éduqué en France et ouvert aux idées marxistes. Malgré ce bagage occidental, Ali est un musulman qui respecte la Charia sur le point sacré de l’héritage inégal entre le Frère et la Sœur. Ainsi, lorsque la jeune Selima, alors étudiante en archéologie, apprend qu’elle n’hérita que la moitié de la part de son frère, elle n’en revient pas. Elle en est si troublée qu’elle ose demander à son père si « les pères n’aiment leur fille qu’à moitié » ? Mais le père reste inflexible même devant le portrait de Lénine accroché à sa chambre. Les jumeaux ont des projets différents, Selima préfère rester en Tunisie et conserver les droits acquis par les femmes depuis 1956 plutôt que d’aller rejoindre son amoureux dans un autre pays arabe. Selim lui ne pense qu’à sa réussite et à l’argent qu’il fera à l’étranger s’il réussit sa carrière de styliste.
A la mort du père, le fils revient et applique strictement la Charia en vendant la maison familiale, il s’attribue deux parts laissant seulement une part à la sœur qui se retrouve dans une situation financière précaire, alors que lui retourne avec le magot continuer sa vie à l’étranger.
Ce film audacieux tourné en 2006 et qui soulève déjà la controverse, à peine projeté au Cinémafricart, est un film à voir pour son courage, sa volonté de montrer une réalité sociale et culturelle dans les pays musulmans. Les contradictions d’un père marxiste appliquant la Charia s’oppose au Code du Statut Personnel revendiqué par la jeune Femme qui comprend fort bien sa position, malgré tout privilégiée en Tunisie. Pour autant la cinéaste se défend de jeter un doute sur le verset coranique qui traite de l'héritage et de sa répartition entre héritiers de sexes opposés.
Ce film il faut le voir dans toute son épaisseur dramatique, le point de vue de la complexité d’une Tunisie tiraillée entre une modernité acquise depuis peu et une tradition séculaire qui dicte encore certains aspects du code de la Famille, comme l’héritage inégal entre frère et sœur.
Filmographie de Khaltoum Bornaz
Autre Moitié (L') 2006
Réalisateur(trice), Scénariste
Madfoun 1998
Réalisateur(trice)
Keswa, Le fil perdu 1997
Réalisateur(trice), Scénariste
Nuit de noces à Tunis 1996
Réalisateur(trice)
Forêt d'El Medfoun 1996
Réalisateur(trice)
Un homme en or 1993
Réalisateur(trice)
Regard de mouette 1991
Réalisateur(trice)
Trois personnages en quête d'un théâtre 1988
Réalisateur(trice)
Couleurs fertiles 1984
Réalisateur(trice)
11:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.09.2008
PARLEZ-MOI DE LA PLUIE un film d'Agnes Jaoui
Pour une fois je ne vais vous parler d'une femme vivant en Tunisie, ni étant née en Tunisie mais c'est une grande dame que les Tunisiennes aiment bien en général et dont les parents sont des Juifs originaires de la Tunisie. C'est une
cinéaste que j'affectionne particulièrement et je ne rate jamais d'aller visionner ses films.
Je commencerai par une remarque sur le titre du film que je ne trouve vraiment pas accrocheur et pour tout dire un mauvais titre. J'ai pensé "Ennuyeux comme la pluie" et "parler de la pluie et du beau temps". Et je me suis dit qu'un spectateur peu averti risquait fort de ne pas aller voir ce film à cause de son titre; Et bien, il aurait eu tort!
Cette saga de la vie ordinaire nous propose un regard de femme sur la vie française contemporaine, celui d'Agnès Jaoui, qui n'est autre que la réalisatrice et l'actrice principale de son film. Elle joue ici le rôle d'une célèbre romancière parisienne féministe qui a décidé d'entrer en politique. Au cours d'un voyage dans sa province natale du côté d'Avignon, elle se remet en question entraînée par la succession des évènements mêlant sa vie privée et sa vie publique. Durant l'été, une année après la mort de leur mère. Agathe Villanova (Agnès Jaoui) retrouve sa petite soeur Florence pour le partage des effets appartenant à leur défunte mère. Présents sur les lieux de leur enfance, deux autres protagonistes tissent des liens très sensibles avec le passé: Minouna, la bonne de toujours et son fils Karim, interprété par l'excellent Jamel Debbouze. jean-Pierre Bacri (Michel), le compagnon d'Agnès Jaoui et co-scénariste du film, joue un cameraman et scénariste un peu looser et très amoureux de Florence, elle même mère de famille et mariée.
Le point fort du scénario réside dans l'utilisation d'un artifice courant au théâtre depuis Shakespeare, le théâtre dans le théâtre...ici un documentaire est tourné à l'intérieur du film, peignant une double réalité et rendant le spectacteur complice des comédiens. On y voit Agathe, qui accepte de répondre aux questions de Michel Ronsard alias Baccri assisté par Karim (Debbouze). Le tournage de ce documentaire est l'occasion d'assister à un brillant échange entre le trio (Baccri, Debouzze et Jaoui), les trois têtes d'affiche. Pascale Arbillot campe la soeur mal aimée et mère de famille un peu paumée. Le troisième rôle féminin est celui d'une serveuse qui travaille dans le même hôtel que Karim. Cette jeune femme moderne au caractère trempé donne la réplique avec beaucoup de talent à Jamel Debouze, un jeune Beur écorché, talentueux mais confiné dans un petit boulot dans un hêtel très ordinaire. La quatrième femme, la plus âgée et la plus humaine et criante de vérité est Mimouna, la mère de Karim, cette jeune fille ramenée en France par ses patrons au moment de l'indépendance et qui a servi la famille toute sa vie, comme bonne à tout faire.
Alors les figures masculines, hormis Baccri et Debbouze, sont en filigrane, des figurants sur l'écran comme dans la vie des deux soeurs: le concubin de la romancière est un homme gentil, mais terne, dominé par sa compagne féministe; le mari de la soeur est un gentil cocu qui semble vivre sur un nuage enfantin et qui mène une vie de père de famille tranquille. Ces nouveaux modèles d'hommes français soumis sont intéressants car ils montrent les réels changements dans la société française avec de nouveaux modèles féminins en contrepoint des masculins...des femmes qui mènent les couples qui leur donnent leur rythme, des tranches de vies ordinaires faits de moments d'illusion et de tendresse, de difficultés financières et d'idéaux de salons parisiens.
Une vie provinciale à des années lumières de celle de Paris, une vie authentiqu, simple comme la pluie inexorable.
22:45 Publié dans artiste, cinéma, FEMMES, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : France, film, femme, Jaoui, Baccri, Debbouze
21.09.2008
Dora Bouchoucha une productrice à l'affiche
La Productrice de Nomadis Images est une femme tunisienne à connaître, car elle a un somptueux parcours de battante. Depuis 1992 elle s'est investie dans les projets cinématographiques en Tunisie. Ele dirige actuellement la 22ème session des Journées Cinématographiques de Carthage qui démareront le 25 octobre prochainMais Dora est aussi connue comme une militante qui cherche à imposer le cinéma du Sud sur la scène mondiale.
"Son credo : aider les jeunes réalisateurs de la région à améliorer leurs scénarios et à trouver des financements auprès des fonds d'aide européens, où elle dispose de précieux contacts, afin qu'ils puissent tourner dans les meilleures conditions. Elle leur fournit aussi des tuyaux pour qu'ils assurent la distribution de leurs films à travers les réseaux des festivals, des chaînes de télévision et des salles commerciales." extrait d'un article de Jeune afrique 2005
Elle fait actuellement parler d'elle dans le magazine Réalités où elle a donné une interview.
Ses objectifs sont clairs:
"Nous voulons que les JCC soient une vitrine de qualité pour la production africaine et arabe récente.
Nous avons également prévu des rencontres entre professionnels. Nous prévoyons un entretien entre deux grands réalisateurs du Sud et du Nord où chacun exposera son regard sur la réalité qui l’entoure, qu’elle soit culturelle, sociale, politique ou économique.
L’atelier de projets demeure également un élément phare des JCC. Une dizaine de projets sont en lice pour cinq bourses de développement de 10.000 Euros chacune. Elles sont offertes par des organismes comme le CNC français (Centre National de la Cinématographie), l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), Tv5 /Arte, l’IFC et d’autres. Nous avons aussi l’intention d‘organiser un « producers’ network » c’est-à-dire de mettre en contact des porteurs de projets de scénario avec des producteurs européens susceptibles de les co-produire."
Biographie professionnelle
Membre du Comité Pédagogique M.F.D.
Diplômée en Littérature anglaise, Dora Bouchoucha est productrice de cinéma depuis 1994.
Elle fonde Nomadis Images, sa société de production en 1995.
Elle a produit et coproduit de nombreux documentaires, courts et long-métrages de fiction tunisiens et étrangers.
Elle crée l’Atelier de Projets des Journées Cinématographiques de Carthage en 1992 qu’elle dirige depuis.
Elle a également mis sur pied les Ateliers SUD ECRITURE qu’elle dirige depuis 1997.
Dora Bouchoucha participe à de nombreux débats et à la réflexion sur le cinéma au sein de festivals internationaux où elle est régulièrement membre de jury et a publié de nombreux articles et communications liés au sujet.
Elle est membre permanent du Comité de conseillers du Cinemart de Rotterdam et membre de la Commission d’aide à la production de l’OIF. Elle est partenaire et responsable pédagogique du programme MFD (Meda Film Production).
Elle est consultante et membre du comité de sélection des films arabes et africains pour la Mostra de Venise 2008 et Présidente de la Commission d’Aide à la production, volet télévision et documentaire de L’OIF.
Elle dirigera la 22ème session des Journées Cinématographiques de Carthage en 2008
23:41 Publié dans artistes, Blog Tunisie, cinéma, FEMMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bouchoucha, cinéma tunisien, JCC, spectacle, film, festival, Carthage
17.09.2008
Une productrice Tuniso canadienne à l'honneur
Elle esst d'origine tunisienne, elle vit au Canada et vient de produire le film VICTORIA? Qui est elle? En avait vous entendue parler? Moi je ne la connaissais pas et il y a quelques jours j'ai reçu un mail la concernant et cela m'a donné le goût de vous en parler. Elle s'appelle Hejer Charf. sur wikipedia on peut y lire qu'elle vit à Montréal et qu'en 1996 elle Nadja Productions Inc., "une compagnie qui se consacre à la production de films d’auteur et de spectacles au carrefour du cinéma et de la chanson".
On y apprend qu'elle a été journaliste, critique de cinéma, organisatrice de festivals et auteure de films documentaires.
Elle a produit aussi les spectacles de chansons de l’actrice Anna Karina et de Philippe Katerine au Québec.
Hejer Charf a écrit, produit et réalisé le long métrage Les Passeurs. Ce film a reçu le « Sceau de la Paix de la Ville de Florence ». Il a été sélectionné dans plusieurs festivals et est étudié dans plusieurs
universités dans le monde.
- « C’est dans Le Passage que je suis entière. Le passage d’une culture à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une ville à l’autre, d’une religion à l’autre, du réel au fictif. Je voudrais situer mes films entre deux frontières toujours dans un élan de passage et d’ouverture. Mes premiers cinéastes de référence et d’émotion sont toujours et pour toujours Godard et Pasolini. Leurs cinémas mêlent la fiction et la réalité, la littérature, la poésie et le cinéma. Leurs films échappent à la frontière des genres. Et je n’aime pas les frontières. Le cinéma est un art « encyclopédique » qui passe de la musique, à la peinture, aux livres... à la pensée. Mon prénom Hejer se prononce "Et j’erre" » (Hejer Charf).
Hejer Charf fait revenir sur les écrans la muse de la Nouvelle Vague Anna Karina, la fidèle interprète du cinéaste
Jean-Luc Godard. VICTORIA sera projeté en avant-première au Festival de Pusan en Corée du Sud (2-10 octobre) où toute l'oeuvre d'Anna Karina sera mise à l'honneur lors de la prestigieuse cérémonie Hand Printing. VICTORIA sera projeté ensuite dans plusieurs festivals à travers le monde.
Biographie transmise par son attachée de presse:
Elle est auteure des courts métrages: la mélomane (2008),la main de fatma (2008) et sur la trace de ma malédiction (2008). Elle est auteure de films documentaires dont Anna Karina (2004), Libans, quels avenirs? (2007), Femmes arabes au Québec (2007).
Elle a produit le film Victoria réalisé, écrit et joué par Anna Karina. Philippe Katerine y compose la musique (2008).
Le film documentaire Femmes arabes au Québec est un sujet que je connais bien puisque moi-même canadienne née en Tunisie et vivant à Montréal j'étais considérée comme tunisienne dans les statistiques québécoises et je me souviens qu'on m'ait dit, lors dela cérémonie où l'on devient nouveau citoyen canadien: bonjour la Tunisie...la vraie révélation de mon appartenance à une communauté que ne connaissais pas vraiment, ayant tant de temps vécu en France et en Amérique.
Ces Femmes arabes du québec ont leur magazine et ont organisé en mars dernier une soirée gala pour honorer plusieurs de ces femmes: une de mes amies y a été honorée elle est algéroise et s'appelle Farida Osmani, je la salue ici même car je connais son courage, son
intelligence et son mérite.
Bien entendu plusieurs tunisiennes ont été les muses de la soirée en commençant par la journaliste et traductrice Aziza Blili, la femme d'Affaires Lamia Ben Saleh, l'artiste peintre Neila Ben Ayed
et si Hejar Charf n'a pas été reconnue lors de cette soirée, elle n,en reste pas moins un des grands noms de le Tunisie au Canada
le mot de la fin lui revient:
"Je voudrais situer mes films entre deux frontières toujours dans un élan de passage et d'ouverture. Cet entre-deux m'est indispensable et c'est dans le passage que je suis entière. Au Canada, la cohabitation des cultures, des races, des religions, des langues est parfois ou souvent difficile mais toujours inspirante. La différence est à chaque coin de rue et j'ai décidé de la voir, de la montrer et de la défendre. Mes premiers cinéastes de référence et d'émotion sont Godard et Pasolini. Leurs films mêlent la fiction et la réalité, la littérature, la musique et le cinéma. Ils échappent à la frontière des genres. Et je n'aime pas les frontières. Le cinéma puise son imagination et sa poésie dans la diversité humaine et la pluralité des regards."
Bravo à toutes ses Distinctive Women de l'autre côté de l'Atlantique!
22:25 Publié dans cinéma, FEMMES, Film voyage, Une femme, un lieu, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tunsie, Canada, Arabe, femmes, Productrice, Hejer Charf, Farida Osmani
18.08.2008
Intime et inspirante Hammamet
Dans la belle cité d'Hammamet à l'intérieur de la Medina, mon amie Monique, une femme d'affaire française, une femme exceptionnelle, m'a fait connaître la Galerie Dar Biba, une boutique, galerie et musée, avec une terrasse qui donne sur les cimetières au bord de la mer qui jouxte la Medina. Cette maison ancestrale possède une porte fabuleuse que l'on retrouve souvent sur les sites des voyageurs ayant fréquenté la Medina. Dans cette galerie sont exposées des toiles orientalistes et aussi des costumes féminins magnifiques rebrodés de fils d'or.
Hier soir, nous avions la grande chance de voir un de ses costumes porté par Amel qui se rendait à la soirée réservée aux femmes lors du mariage traditionnel tunisien. Maquillée comme il se doit, elle avait revêtu le caftan porté ceinturé sur une jupe, elle même porté au dessus de pantalons courts en broderies blanches délicates et magnifiques.
Deux heures auparavant nous avions assisté aux préparatifs d'une mariée qui se faisait maquiller peu de temps avant la cérémonie et elle nous laissa la prendre en photo dans ses beaux atours. Un moment magique et intime que peu de touristes ont l'occasion de réaliser. Il faut habiter à Hammamet pour avoir l'opportunité de saisir la vraie vie tunisienne et sans Monique, installée ici depuis plus de trois ans, vous ne verriez certainement pas cette photo prise sur le vif!
Agrémentée d'une température idéale en ce 16 août... cette nuit aux parfums entêtants du jasmin hammamétois nous a porté des ruelles de la Medina vers le jardin de Chez Achour, un restaurant bien connu, où, Monique et moi, avons pris un sorbet au citron, et une coupelle de fruits aux belles couleurs typiques de la méditerranées avec ses melons et pastèques...tout en devisant avec les voisins de table... Sous les arbres touffus de la cour terrasse du restaurant le temps passe...sans nous en apercevoir. et nous avons fini la soirée à l'intérieur de la Forteresse d'Hammamet, au Café sidi Bouhid, lieu magique appelé du nom du Saint Patron de la ville. Nous avons clos notre voyage en buvant le thé vert au pignon, une spécialité appréciée par tous. C'est de ce lieu patrimonial, au moment de la fermeture vers une heure 30 du matin,
que nous sommes rentrées à la demeure de Monique à l'entrée d'Hammamet.
Cette ville, dont ne mom Hammamet (pluriel de Hammam) tire son origine des thermes présents dans la ville romaine initiale, baptisée alors Putput. C'est le géographe arabre IDRISSI qui mentionne ce toponyme Hammamet dans son livre de géographie de 1152 il crit : « Au cap d'El Hammamat se trouve un château édifié sur un promontoire qui
s'avance dans la mer à environ un mille. »
Cette ville d'Hammamet a fait sa réputation dans les années 20 grâce à la présence d'une communauté d'artiste qui lui donne son sôté cosmopolite et sa légèreté de mode de vie... C'est le peintre Paul Klee qui lui attribuera le premier en 1914 le qualificatif de prestigieuse! On attribue àce peintre et philosophe la célèbre phrase "L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible" qu'il aurait prononcé à Hammamet. et dans les années 20 et 30, deux couples de richissimes étrangers vont s'installer à Hammamet et y faire construire de somptueuses demeures dont le Dar Sabastian du nom de son propriétaire un roumain Georgiu Sebastion et sa femme américaine ainsi que les Henson (Jean et Violet). La réputation de la ville attirera les grands noms de la littérature à partir de ce moment, ainsi André Gide ou Montherlant en font partie, Giacometti et Cocteau furent aussi des habitués d'Hammamet. Les hommes politiques y sont venus comme winston churchill et certains s'y sont installés Betino Craxi, par exemple. Depuis les années 80 le tourisme de masse a touché la ville et une association de sauvagarde s'est constituée en 2000 pour contribuer à l'aide de projets concrets à réhabiliter la ville après les abus commis...Au café de la plage, Karim nous a appris que des Eucalyptus plusieurs fois centenaires auraient été arrachés il y a une quinzaine d'années dans la frénésie de modernité etde la pression touristique. actuellement les sensibbilités changent et il semblerait qu'un tel projet ne serait plus admissible et il faut s'en féliciter!

Pour finir un bouquet de lectures sur Hammamet :
09:20 Publié dans Architecture, artiste, ASSOCIATION, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, Nature, patrimoine, Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : robes, tradition, caftan, peinture, artiste, sebastian, Hammamet
10.08.2008
Les Belles de Mahdia
Dans la belle ville historique de Mahdia, première capitale de la dynastie des califes fatimides, qui fut par la suite abandonnée au profit du Caire, se perpétue la tradition du tissage pour les costumes traditionnels dont l'un des plus grands usages dans la moderne Tunisie est la somptueuse robe de mariée.
C'est dans cette ancienne capitale que j'ai découvert en pleine Medina la boutique de Karim Arous qui tisse à la main la Soi
e naturelle dans des couleurs chatoyantes. je n'ai pu résister à l'envie de lui acheter une écharpe somptueuse dans ce corail et or si séduisant sur les Brunes et les peaux bronzées par le soleil tunisien.
Ces costumes rebrodés de fils d'or continuent d'être fabriqués par queques 250 artisans répartis en 30
ateliers épaulés par près de 900 atisanes brodeuses.
On pénètre dans la vieille ville par la Skifa El Kahla , « le porche obscur ». Cette gigantesque porte, que l'on appelle aussi Zouila, est une véritable pièce de fortification construite le départ des Espagnols, en 1554, avec des restes de l’ancienne porte érigée au Xe siècle par le Mahdi.
En déambulant dans les petites rues on aboutit à une place plantées d'arbres touffus et
abritant deux cafés. La place du Caire possède un charme irrésistible. Notre ami Tarek, lors de notre passage à l'ombre de la petite Mosquée était parti suivre la prière. Le Muezzin venait d'appele à la prière et toute la place résonnait de cette voix forte et lancinante. Je frissonnai Une émotion palpable en cette nuit me parcourait le corps, les sens aiguisés par la voix, la couceur humide et chaude de l'air et la beauté saisissante du lieu.
Nous dirigeant vers le Bordj. grande forteresse surplombant la mer, nous
empruntons la route qui longe ensuite le rivage et nous découvrons le Bordj El Kébir qui est une kasba édifiée à la fin du XVIe siècle et réaménagée au XVIIIe. Lui fait face le cimetière marin que j'ai à peine discerné dans la nuit noire, mais que je me suis promis de visiter lors de ma seconde visite dans quelques mois, car il est certain que je vais y retourner avant que le tourisme de masse ne vienne tout abimer. Pour l'instant le tourisme est cantonné à la nouvelle zone touristique établie depuis à peine dix ans. La ville est relativement protégée de la horde touristique internationale. Toutefois les Russes ont envahi les hôtels de cette zone, ravis de la chaleur et de la magnifique plage de sable gris. Les belles de Mahdia ne sont pas les touristes fort dénudées et qui ont oublié qu'elles étaient dans un pays musulman, n'hésitant pas à porter des strings et à faire bronzer leurs seins nus. Non les Belles de Mahdia ce sont les filles de cette région réputées pour leur beauté, comme me le faisait remarquer ma copine Rahdia.
On ne peut quitter la vlle sans admirer le port qui fut creusé dans le rocher au Xe siècle: "la porte de la mer en est l'unique vestige visible depuis la route, mais en suivant la piste qui traverse le cimetière marin, on pourra examiner de plus près les vestiges de ce port d'un autre temps. Des femmes viennent ici laver les peaux et quelques barques de couleur apportent une touche de vie à ce paysage bien nostalgique". Il nefaut pas oublier que le port de Mahdia est un des premiers ports de pêche tunisiens; il a pour caractéristique d'être merveilleusement bien situé à l'extrémité du Cap Afrique, cette presqu'Île d'I,5 km de long sur 500 m de large.
Pour en savoir plus sur Mahdia Saisons Tunisiennes
23:10 Publié dans Architecture, artistes, Blog Tunisie, Circuits tunisiens, FEMMES, Histoire, Nature, patrimoine, Photographie, Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Madhia, Tunisie, Sousse, Sahel, soie, Fatimides, Le Caire
04.08.2008
Une perle rare: Radhia Mchirgui
Comment s’appelle cette Tunisienne qui est capable de vous assurer dans son cabinet des études stratégiques en planification et développement du secteur de l’énergie ? Quel est cet ingénieur, à la tête d’une entreprise spécialisée dans la maitrise de l’énergie, qui est aussi capable d’assurer des études de montage avec suivi et garantie de résultats dans des projets sophistiqués d’énergie renouvelable couplé au dessalement des eaux ?
Et bien c’est la même personne, elle s’appelle Radhia Mchirgui et sa société est connue sous l’appellation 3E, c’est à dire la première lettre des spécialités de Radhia : Energy Environment Engineering.
C’est une amie que le travail en Tunisie a mis sur mon chemin. Avant de la connaître j’ai eu entre les mains son CV et j’ai eu envie de rencontrer une jeune femme aussi brillante. C’est une petite jeune femme très souriante et douce que j’ai aperçue la première fois dans un Forum d’affaires à Gammarth. On est surpris quand on la rencontre par à la fois son sérieux professionnel et sa personnalité enjouée et ouverte. Ce ne sont pas forcément des qualités qu’on s’attend à voir chez un ingénieur. Mais Radhia cultive plusieurs facettes qui en font une personne de grande valeur.
Quand on la connaît mieux, on prend conscience des qualités de cette jeune et brillante ingénieure au parcours international. Elle a créé son propre bureau d’études en 2003 et règne sur une dizaine d’ingénieurs. Elle est polyglotte et jongle avec aisance dans de longues communications professionnelles téléphoniques entre l’arabe et l’allemand, le français et l’anglais. Elle est passionnée par la technologie et n’hésite ni à travailler de longues heures d’affilée, ni à partir au bout de la planète pour développer ses réseaux ou porter l’étendard du savoir faire tunisien. Cette femme d’affaire infatigable a réussi en moins de 5 ans à obtenir des contrats avec des organismes prestigieux à passer des partenariats avec des bureaux d’études européens comme Holisud en France. Elle a parcouru comme directrice de mission des milliers de kilomètres en Afrique francophone, tant au Burkina faso qu’au Benin ou en Guinée sur des projets en relation direct avec la banque mondiale.
Originaire de Gabès, Radhia est une jeune femme tunisienne d’une grande rigueur morale, soutenue par une foi
profonde. Elle aime son prochain et vit selon des valeurs acquises au sein d’une famille unie dans laquelle tous les membres ont des parcours aussi exemplaires que ceux de Radhia. Je veux faire mention de ses sœurs médecins et prof de droit. L’idéal familial passe par les études. À n’en pas douter.
Ce qui m’a plu chez Radhia et qui en fait une Distinctive Woman est sans aucune réserve son intelligence servie par une humanité visible. Elle est une perle rare qui garde une modestie remarquable. Elle ne cherche pas la gloire, mais la réussite de son entreprise et le goût du travail bien fait. Sa discrétion et aussi son travail incessant ne lui ont pas vraiment laissé le temps de beaucoup penser à elle. Radhia rêve maintenant de réussir sa vie personnelle et d’avoir la joie de devenir une mère attentive et douce. Car, à la fois moderne et traditionnelle, Radhia n’oublie pas qu’elle est une femme et elle pense à fonder une famille, si elle rencontre un homme capable de l’apprécier à sa juste valeur. On ne peut que lui souhaiter!
Je pense que la Tunisie a de la chance d'avoir en son sein des personnalités comme Radhia, car elle fait partie de cette jeune génération d'entrepreneurs éduqués et qui réussissent internationalement. Je voudrais ajouter que Radhia a été nominée lors du CJD Business Award 2008, remporté par un brillant jeune cchef d'entreprise Mohamed Mehdi Khemiri, le patron de Topnet (fournisseur d'accès Internet)
19:25 Publié dans Business, FEMMES, Science et techno | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunis, business Woman, Engineer, Radhia Mchirgui, Gabes
28.07.2008
Femmes d’affaires dans le Monde arabe et la chef d'entreprise tunisienne: tableau
Une enquête sur les femmes chefs d’entreprise dans cinq pays arabes (Bahreïn, EAU, Jordanie, Liban, Tunisie) vient de voir le jour. Initiée par la Société financière internationale (SFI) -relevant de la Banque mondiale- et le Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (CAWTAR), cette recherche a été menée en Tunisie par la Chambre nationale des
femmes chefs d’entreprise (CNFCE) et l’institut supérieur de gestion de Tunis (ISG).
La recherche a rassemblé 197 femmes interrogées sur la région du Grand Tunis et les villes de l’intérieur. Le rapport issu de cette étude démontre que le développement des entreprises et la création d’emplois sont essentiellement dus au fait que 87% des femmes chefs d’entreprise questionnées ne sont pas basées dans leurs foyers. La création d’emploi est suggérée par le fait que ces entreprises sont parmi les plus grandes dans la région, et emploient en moyenne 19,3 ouvriers à temps plein.
Que nous apprend cette étude?
Tout d'abord que 60% des femmes chefs d’entreprise tunisiennes sont optimistes face à la croissance et au développement de leurs entreprises pour les deux prochaines années.
On remarque que 38% des femmes interrogées prévoient le recrutement de nouveaux employés pendant les 12 mois à venir
Les femmes d’affaires tunisiennes, par rapport aux autres femmes arabes, ont un avantage indéniable, favorisées par l'environnement étatique prônant plus d'autonomie pour les femmes:
plus de 73% des femmes interrogées ont lancé leurs projets elles-mêmes et plus de 55% sont les seules propriétaires de leurs entreprises.
Un point noir souligné dans ce rapport: la sous utilisation des programmes du gouvernement pour la promotion des exportations et la création d’entreprises, ainsi 92,1% des femmes questionnées ne participent pas actuellement au FAMEX.
Je déplore aussi, moi qui suis une grande utilisatrice des TIC, la sous- utilisation par les femmes chefs d'entreprises de ces technologies essentielles à l'accession à de nouveaux marchés, à mettre en valeur les compétences de ces femmes et de leurs entreprises à l'International. Ainsi, 82% des femmes interrogées n’ont pas de site web et près de 40% d’entre elles ont même indiqué qu’elles n’avaient jamais utilisé Internet.
Seules 51% d’entre elles ont indiqué recourir au courrier électronique et tout autre moyen de communication via Internet. Seulement 34% utilisent ce réseau pour échanger des documents avec des clients, des fournisseurs et autres personnes, et uniquement 28% cherchent sur Internet de nouvelles opportunités d’affaires.
Je vois ici une grande nécessité à la formation par des séminaires pour ces femmes cadres, formation par petit groupe ou formation privée sur le lieu même de travail dans le bureau de la Chef d'entreprise et de ses cadres.
L'autre point noir, l'accession au financement: 55% des femmes chefs d’entreprise interrogées déclarent rencontrer des obstacles surtout liés aux taux d’intérêt prohibitifs.
Le rapport suggère la facilitation de l’accès des femmes chefs d’entreprise aux sources de financement à travers des lignes de crédits spécifiques aux entreprises de petite taille.
Les solutions pour améliorer les entreprises aux féminin reposent aussi, d'après le rapport, sur l'encouragement à des services de soutien spécifiques aux femmes chefs d'entreprise qui aideraient à leur intégration dans le commerce international.
Là encore, il semblerait qu'une formation personnalisée serait un must.
Les Recommandations du rapport
- Promouvoir la compétitivité des femmes chefs d’entreprises
- Encourager l’expansion vers de nouveaux marchés
- Améliorer l’accès des femmes chefs d’entreprises à l’information comme élément moteur de développement
- Faciliter l’accès aux sources de financement
- Promouvoir les opportunités de formation en faveur de la croissance et du développement.
10:55 Publié dans ASSOCIATION, Business, FEMMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : CNFCE, CAWTAR, ISG, SFI, IFC, FAMEX, Chefs d'entreprise
21.07.2008
Distinctive Women in Tunisia promu à la RTCI
Samedi dernier en après-midi, j’ai participé comme invitée de la première heure de Quiproquos, l’émission de Tarek Mrad sur RTCI, la radio multiculturelle de Tunis. L’animateur vedette venait de repérer le site Distinctive Women In Tunisia et m’a demandé de venir en parler sur les ondes.
Un direct convivial dans une ambiance chaleureuse. Je me suis sentie très à l’aise pour parler des femmes plurielles, de mon goût pour les Femmes tunisiennes et de ma volonté de promouvoir la Tunisie, ses paysages mais son autre richesse, ses femmes.
Tarek a voulu que je parle de mon parcours de mon retour ici, puisque je me réinstalle à Tunis, dans mon pays de naissance et que je deviens une Bent Bled…J’ai évidemment parlé de Mégrine, ma ville de naissance mais aussi de ma manière de lier les femmes à leur lieu, comme la rencontre avec Dar Chennoufi à la suite d’un article écrit sur Le Kef…j’ai évoqué aussi les rencontres littéraires comme celle de Hélé Béji… Évidemment je n’ai pu évoquée que très peu de coups de cœur, car une heure ponctuée de beaucoup de musique, cela passe vite et je me laissais guider par Tarek qui est un grand professionnel, cinéphile au choix musical excellent…j’ai apprécié tout particulièrement en début d’émission Etienne Daho, un chanteur français que j’apprécie depuis le début de sa carrière.
Tarek m’avait demandé par mail de lui parler d’un film vu récemment qui m’avait plu et qu’il avait vu…un entretien contradictoire fort intéressant car nous n’avions absolument pas la même lecture du Film. Moi j’en ai une affective et probablement très française et lui une vision plus intellectuelle, mettant en exergue les défauts de construction du film…du moins ce qu’il jugeait en être ainsi…
La critique cinématographique est toujours subjective et évidemment tout dépend de la grille de lecture…En cela ma vision est confirmée par plus d’un critique cinématographique professionnel français comme Aurélien Ferenczi
responsable de la rubrique cinéma de Télérama:
« On ne nous demande pas d’être objectif, mais d’être subjectif »
Je vous laisse lire ce commentaire dans l’article –entretien en référence :
« La critique n’est pas un genre « en soi », elle dépend toujours de la ligne éditoriale de la publication dans laquelle elle est publiée. Or nous avons besoin d’une variété de type de critiques. Dans la constitution d’une rubrique consacrée au cinéma, il faut savoir alterner des textes plus réfléchis et d’autres plus vifs. Il existe toute une variété de tons et de traitements qu’il ne faut pas craindre d’employer, au contraire. La « critique d’humeur » en est un type d’expression. Elle me semble d’ailleurs être une forme assez peu utilisée dans la presse aujourd’hui. La tendance est plutôt à la critique moyenne, qui se contente de mélanger quelques informations sur le film et d’y ajouter un vague avis...comme on le voit par exemple dans certains articles publiés dans les mensuels de cinéma grand public. »
Je vous livre ici l’exercice auquel je me suis livrée pour parler de ce film d’hommes :
Robin des Bois des temps modernes
Le Comédien et humoriste Jean-Paul Rouve, pour son premier film en tant que réalisateur, nous donne à savourer la personnalité hors du commun de celui qui fit le Casse du siècle en 1976 à Nice, le devenu célèbre Albert Spaggiari. Ce dernier, un petit photographe anonyme de l’arrière-pays niçois fera la une de l’actualité et reste encore dans les mémoires comme celui qui vole les riches, une forme de gentleman cambrioleur, un Robin des bois à la Française.
Ce film, Sans Arme, ni haine ni violence, doit son titre au message inscrit sur le mur d’un coffre éventré de la SG par Spaggiari « ni armes, ni haines et sans violence ». Nous sommes en 1977 et le film démarre sur l’évasion spectaculaire de Spaggiari qui fait faux-bond au Juge d’instruction niçois en réussissant, grâce à un saut de 8 mètres, à s’enfuir à l’aide d’un complice à moto. Si le public n’entend plus directement parler de lui, il arrive à faire savoir aux médias qu’il est réfugié en Amérique du Sud. C’est là qu’un mystérieux reporter, Vincent, vient l’interviewer quelques années plus tard.
Le rôle de Spaggiari est tenu par Jean-Paul Rouve lui-même à qui Gilles Lellouche (Vincent) donne la réplique dans un duo brièvement interrompu par la superbe Alice Taglioni, campant Julia, la compagne de Spaggiari. Le personnage du Journaliste est une création de Jean-Paul Rouve qui a également écrit le scénario. En voyant jouer J.P Rouve, le spectateur n’a aucun doute que son personnage l’habite. La fascination que Spaggiari exerce sur le cinéaste transparait dans son interprétation et le mimétisme troublant de son apparence. Ce personnage mégalomane et cherchant la reconnaissance, plus que l’argent, accepte de rencontrer le journaliste, oubliant les risques qu’il prend pour avoir le droit une nouvelle fois de voir sa photo publiée dans Paris Match. Cette rencontre avec l’énigmatique reporter Vincent alias Gilles Lellouche permet au spectateur de suivre les détails du Casse de la Société Générale de Nice perpétré dans le Week End du 14 juillet 1976. Faisant appel à ses ex-copains de la Légion et au Milieu marseillais, le cerveau du Casse, Spaggiari, ne sera condamné que par contumace et mourra en 1989 sans jamais avoir été repris.
Ce qui m’a particulièrement plu dans ce film, c’est la relation entre les 2 protagonistes principaux, une relation d’hommes tout en finesse. La manipulation et la séduction sont de la partie et le personnage du journaliste prend de l’épaisseur au fur et à mesure que l’intrigue se développe. On est surpris et enchanté par les rebondissements de l’histoire. Pas un temps mort, un rythme, un souffle, du bon cinéma français drôle et émouvant, un film réussi visible par tous publics et qui arrive à rendre le personnage du gangster fantasque fort sympathique, conforme à sa légende.
Vous me direz pourquoi ne pas parler d’un film de femmes… en fait j’avais proposé le
film « Notre univers impitoyable » de la cinéaste suisse Léa Fazer. C’est un film que je vous conseille vivement mesdames les Distinctive Women. Bien qu’il n’ait pas retenu l’attention de Tarek parmi les 8 films que je lui ai soumis…c’est une vision féminine très juste et cruelle des rapports de couple, amoureux et professionnels entre deux avocats mariés ensemble qui, une fois entrés en concurrence s’auto-détruisent…Un film juste et implacable, pas sentimental et cruel, sans concession pour la gente masculine, mais aussi sans illusion sur le transactionnel au féminin dans notre monde où tout se monnaye!
Si vous avez un cinéma maison ou un simple lecteur de vidéos allez le visionnez si vous ne l'avez pas vu.
Dans les deux films une femme est au générique: Alice Taglioni, une actrice montante.
Dans les deux films c'est une première oeuvre, un premier long métrage. Des réalisateurs à suivre.
12:04 Publié dans Blog Tunisie, cinéma, FEMMES, Photographie, Une femme, un lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RTCI, Tunis, Tunisie, Femmes, Tarek Mrad, quiproquo, Geronimi
























